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February 24 2013

Les populations superflues

En Grèce, « forcée de fournir le portrait anticipé de ce à quoi vont devoir ressembler les sociétés occidentales, remaniées sous la férule du néolibéralisme déchaîné » se dessine « une nouvelle biopolitique de l’espèce », « chargée d’assainir le corps social de toutes les existences parasitaires ». Par Dimitris Vergetis, psychanalyste, directeur de la revue grecque αληthεια.

 

[...]

 

À cet égard, la réponse qui nous semble s’imposer est la suivante : les politiques appliquées à la Grèce sous prétexte de redressement économique visent à mettre en place un nouveau paradigme de société entièrement transitif aux automatismes du capital et aux lois du marché. La technicité de leur langage d’exposition ne fait qu’écran à leur objectif qui consiste à réterritorialiser l’ensemble du lien social sur la forme-marchandise. Le projet expérimenté en Grèce aspire à neutraliser, et à la limite à éradiquer, la politique comme instance de médiation entre l’économie et le social, à démanteler tendanciellement tous les dispositifs de protection sociale, à privatiser la prise en charge de tout risque de la vie et à abolir le droit du travail, pour créer des zones spéciales d’exploitation – formes dérivées des « camps », mais hautement rentabilisées, et charitablement humanisées. Ces zones de développement spéciales constituent une illustration paradigmatique de ce que Badiou a isolé sous le terme de « zonage ».

 

Les dirigeants européens répètent en chœur et à satiété que la Grèce est un cas particulier. En fait, loin d’être traité comme un cas particulier qui fait exception à la norme européenne qu’elle devrait impérativement intérioriser, la Grèce est forcée de fournir le portrait anticipé de ce à quoi vont devoir ressembler les sociétés occidentales, remaniées sous la férule du néolibéralisme déchaîné. Tout en restant dans le cadre du mode de production capitaliste, nous sommes donc au seuil d’un changement d’époque. Or celui-ci s’annonce sous des auspices littéralement macabres en tant qu’il couve une nouvelle biopolitique de l’espèce. Il importe d’en restituer la pente et les mécanismes d’accomplissement.

 

[...]

 

Avec la mondialisation et la mobilité forcée des travailleurs, les « ressources humaines » sont désormais renouvelables à vil prix. Il est facile et hautement profitable d’importer non seulement de la main-d’œuvre mais aussi du personnel très qualifié formé dans des contrées lointaines. Le coût de la formation d’un informaticien aux États-Unis, depuis sa naissance jusqu’à l’acquisition de ses compétences, est cent fois supérieur à celui de la formation de quelqu’un né aux Indes. Il est aussi hautement profitable de délocaliser pour aller capter sur place une force de travail privée de droits et à prix dérisoire. Bref, la machine capitaliste peut se procurer de la marchandise humaine à prix très avantageux, sans avoir à se soucier de sa formation et de sa reproduction. Le cas de la Grèce, de l’Espagne et du Portugal, pour rester dans le contexte actuel, qui voient leur jeunesse hautement qualifiée aspirée par l’Allemagne, pays en dépérissement démographique, fournit une démonstration exemplaire de ce processus.

 

[...]

 

l'article complet: http://blogs.mediapart.fr/edition/les-invites-de-mediapart/article/210213/les-populations-superflues



February 05 2013

Is a revolution in economic thinking under way?

Our current situation is conducive to revolutionary thinking, if not yet in politics, then maybe in economics.

 

The BoE has spent £50 billion over the past six months to support bond prices. That could instead have financed a cash handout of £830 for every man, woman and child in Britain, or £3,300 for a typical family of four. In the United States, the $40 billion the Fed has promised to transfer monthly, with no time limit, to banks and bond funds, could instead finance a monthly cash payment of $500 per family – to be continued indefinitely until full employment is restored.


// oAnth: What sounds on a first glance quite marvelous, needs in my opinion to consider who is paying here to whom by which kind of interests and conditions.  The question where these huge amounts of money are coming from seems to be not even noteworthy.

The states' fiscal sovereignty is completely questioned. It's an open revolution not in economic thinking, but in the foundations of the state's authority. In so far this discussion continues the neoliberal agenda on a less hidden manner as a clear opening to the area of neofeudalism and proves an ongoing obvious power shift.

It has IMHO nothing to do with a P2P decentralized economy.


// oAnth: I would like to correct my latest entry in so far, as I have misunderstood the source of the money, which is to spend. If I understand well now, it would be a more or less indirect debt cut by spending money, created by the central bank, directly to the population, but - but as I would instantly like to add,  the incentive to the exploitation circle would nevertheless in a long run only be to tame by additional much higher top income taxes.

    

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