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August 16 2013

Le triomphe de la technique sans culture et de la rationalité du rendement... Un monde suffocant,…

Le triomphe de la technique sans culture et de la rationalité du rendement... Un monde suffocant, clinique, productiviste désincarné, et déshumanisé !
Cela donne une résonance vide et glaciale dans notre rapport à ce que nous produisons.
Le film est suffocant, esthétisant jusqu’à l’excès mais le résultat est fascinant comme pris dans une spirale ou ce que l’on nous donne à voir n’est rien d’autre que le monde tel qui se construit et s’impose à tous ?

Notre pain quotidien(2007) un film documentaire de Nikolaus Geyrhalter
http://www.dailymotion.com/video/xfuup9_notre-pain-quotidien-1-5_news?search_algo=2

Une analyse du documentaire par Cédric Mal
http://cinemadocumentaire.wordpress.com/2011/02/10/notre-pain-quotidien-nikolaus-geyrhalter

La #production #alimentaire #industrielle, cela va de soi dans nos #sociétés #modernes, connaît ce qu’il se fait de mieux en matière technologique. Question de #rentabilité #économique. Nikolaus Geyrhalter s’équipe aussi de ce qu’il se fait de mieux de matériel numérique Haute Définition pour dépeindre en de puissants tableaux ces lieux étranges, beaux et horribles à la fois, dans lesquels se fabrique chaque jour #notre_pain _quotidien. Des #élevages de poulets aux #abattoirs, des #serres aux #usines de #conditionnement de #fruits, c’est l’intégralité du #processus de #transformation #alimentaire qui défile dans ce #film dénué de commentaires et d’interviews.
A l’extérieur, le grand angle systématique laisse le champ libre à l’horizon pour composer des #plans terriblement ouverts. Le #cinéaste filme des #paysages monumentaux qui s’étendent à perte de vue et de nuit. Les usines, vastes et #futuristes ensembles lumineux, semblent #irréelles. On pénètre souvent dans ces endroits en plongée, et les choses n’en deviennent que plus indiscernables. Les #vaches ne ressemblent à des vaches et les #cochons à des cochons qu’après un temps de minutieuse observation. Un temps où nos yeux se promènent, incertains, à la recherche d’éléments de compréhension et de discernement. La longueur des plans-séquences laisse généralement advenir les frémissements d’un mouvement qui participe à l’éclaircissement de ces énigmes visuelles. Ce suspense figuratif, soutenu par la beauté des lumières et la #picturalité de certaines #images, agit comme un principe #esthétique maintenant l’intérêt tout au long du film.

http://www.dailymotion.com/video/xfv0oz_notre-p-in-quotidien-2-5_travel

Formellement, la #composition #plastique enferme souvent le spectateur dans une effroyable sensation claustrophobique. Les lieux, couloirs de la mort #animale ou allées d’#arbres fruitiers, sont représentés au travers de #cadres #cloisonnés qui focalisent le regard. Un point de fuite central et une profonde perspective structurent les images bordées de #chair ou de #nature d’où on ne peut s’échapper. Le parti pris formel opère également en plein champ, par exemple dans ce plan directement puisé dans la La Mort aux trousses : un avion entre puis sort du plan avant de venir épandre son liquide face #caméra. Le #spectateur, là encore, est pris au piège de la #représentation, dans une position de victime.

http://www.dailymotion.com/video/xfv22v_notre-p-in-quotidien-3-5_travel?search_algo=2

Dans son film, Nikolaus Geyrhalter soulève un rapport déshumanisé à la nature. Il décrit un monde sans paysan, égalisant par de subtiles analogies les hommes, les machines et les produits. Le roulement des œufs sur le tapis est le même que celui des pommes dans leur bassin, le déplacement des porcs vers l’abattoir n’est pas sans évoquer le ballet des hommes dans les couloirs, et la batteuse de la moissonneuse effectue la même course que l’éolienne.

Quand la caméra s’embarque sur les tracteurs, elle s’attarde autant sur l’homme que sur l’engin agissant. A terre, lorsque le cinéaste suit des figures humaines dans leur labeur, ce sont des outils assujettis à l’industrie qu’il filme. Peu de différences entre l’homme qui sélectionne les poulets armé de son bras aspirant et le tracteur qui déploie lui aussi ses bras pour fertiliser le sol. Il n’y a pas de personnages, d’ailleurs, dans ce documentaire : les figures humaines, automatisées et muettes, ne sont pas incarnées. A l’heure de la pause, les employés dégustent leur pain quotidien. Si l’humanité devient alors figurativement centrale, le langage, lui, reste absent.

http://www.dailymotion.com/video/xfvicy_notre-p-in-quotidien-4-5_school?search_algo=2

(...)

Description des fermes modernes ou critiques de l’industrie agroalimentaire : le film, universel dans sa forme, est construit de telle manière qu’il laisse chacun faire son choix. Petit à petit, on peut simplement se renseigner sur la cueillette des olives ou sur l’histoire de l’élevage-abattage des porcs. La composition chronologique qui établit des chaînons didactiques entre certains plans va en ce sens. On peut aussi s’insurger devant les souffrances animales. La progression dramatique vers l’horreur (figurative) l’autorise : à mesure que le film avance, le sang se déverse de plus en plus abondamment et le rouge inonde bientôt la représentation des exécutions bovines difficilement soutenables.

http://www.dailymotion.com/video/xfvinx_notre-p-in-quotidien-5-5_lifestyle?search_algo=2

#Nikolaus_Geyrhalter #Productivisme #Mondialisation #Capitalisme
#Documentaire #Vidéo

August 02 2013

TERRA 816: Reduce Reuse Recycle-tron

Bjorn, a surly viking transported to the present through mysterious circumstances, must come to terms with Resource Conservation (Reduce, Reuse, Recycle) through the expert coaching of high school students Brenda and Mickey, and their biology teacher, Mr. Wilson. The film is composed of two parts: a narrative and a music video, both overlain with motion graphics. These films were shown to focus groups of 6th-8th grade students to test the educational value and appeal of music videos and motion graphics. This film was sponsored by the Mr. Rogers Memorial Scholarship. Produced by Seth Ring.

July 07 2013

*L'état, le pouvoir,le socialisme* de Nicos_Poulantzas enfin réédité par la remarquable maison…

L'état, le pouvoir,le socialisme de #Nicos_Poulantzas enfin réédité par la remarquable maison d'édition #les_Prairies_Ordinaires
http://www.nonfiction.fr/article-6612-

L'ouvrage de Poulantzas proprement dit s'organise quant à lui en cinq temps. Dans une introduction essentielle à la compréhension de sa démarche, l'auteur précise le sujet d'EPS, qui représente une tentative de #théorisation non pas de l'#Etat (chose impossible selon lui) mais de l'Etat #capitaliste (chose rendue possible par la séparation que le capitalisme suppose entre l'Etat et l'espace économique des #rapports de #production). Cette tentative est justifiée par le caractère insatisfaisant des approches existantes, qui considèrent soit que l'Etat est une institution neutre et préexistante aux #classes #sociales, soit que les classes dominantes le modèlent et en usent à leur goût. Poulantzas s'attache plutôt à démontrer que « toutes les actions de l'Etat ne se réduisent pas à la #domination politique, mais n'en sont pas moins constitutivement marquées » . Dans la même veine, il affirme que cet Etat ne reproduit pas sa domination seulement grâce à la #coercition et à la diffusion d'une #idéologie. Cela supposerait une pratique et un discours unifiés de la part d'appareils voués à l'une ou l'autre fonction, ce qui ne correspond pas à la #réalité. En effet, l'Etat est perméable aux #luttes de #pouvoir qui le débordent constamment, ce qui d'une part empêche l'unification de son discours et de sa pratique, et d'autre part explique qu'il produise aussi des « mesures positives » à l'égard des classes #subalternes. Tentant de résumer sa position théorique et en quoi elle se distingue du #marxisme-léninisme comme des approches wéberienne et foucaldienne, Poulantzas affirme que « contre toute conception en apparence #libertaire ou autre, […] l'Etat a un rôle constitutif non seulement dans les rapports de production et les pouvoirs qu'ils réalisent, mais dans l'ensemble des relations de pouvoir, à tous les niveaux. En revanche, contre toute conception #étatiste, […] ce sont les luttes, #champ premier des rapports de pouvoir, qui détiennent toujours le primat sur l'Etat » .

Biographie de l'auteur :
http://fr.wikipedia.org/wiki/Nicos_Poulantzas

En #Grèce, il fait des études de #droit durant les années 1950 ; il est actif dans le mouvement étudiant et rejoint l'#EDA (Alliance démocratique grecque), organisation légale émanant du Parti #communiste grec, alors interdit1.
Il vient en #France en 1960 et y obtient un doctorat en philosophie du droit. Il devient #professeur à l'université Paris 8, où il enseigne la #sociologie de #1968 à sa mort. Durant les années 1960, il est membre du PC grec, et, après la scission intervenue en 1968 suite à l'établissement de la #dictature, du Parti communiste grec de l'Intérieur2.
Ses travaux renouvellent et approfondissent considérablement ceux de #Marx , #Lénine , #Gramsci , et portent notamment sur le rôle complexe et multiple de l'État dans les sociétés occidentales, les caractéristiques de la « nouvelle petite #bourgeoisie », la problématique de la #division #travail #intellectuel - travail #manuel . Opérant une distinction fondamentale entre l'appareil d'Etat et le pouvoir d'Etat, Poulantzas met en lumière les multiples fonctions dudit Etat ainsi que les rapports de force et les contradictions qui s'y manifestent.
Vers la fin des années 1970, après la chute des dictatures portugaise (1974), grecque (1974) et espagnole (1978) , Nicos Poulantzas tente d'esquisser les contours théoriques d'une voie originale vers un #socialisme démocratique, proche des conceptions de l'eurocommunisme. Ses contributions sur ce thème ont été recueillies après sa mort dans Repères et sont précisées de façon plus systématique dans L'État, le pouvoir, le socialisme.
Après plusieurs mois de dépression, il se suicide en octobre 1979 depuis la Tour Montparnasse de #Paris3.

#Marxisme #Philosophie #Politique #Sciences_politiques #livre

June 30 2013

Berlin, ville de la « domestication » et de la « normalisation » de la « société » par la « culture » selon…

#Berlin, ville de la « domestication » et de la « normalisation » de la « société » par la « culture » selon le philosophe #Francesco_Masci dans son essai "L'ordre règne à Berlin" (titre emprunté à un article de #Rosa_Luxemburg) paru aux éditions Allia
http://www.youtube.com/watch?v=opA73140gA4
http://www.lerideau.fr/francesco-masci/6983
Francesco, quel est le point de départ de ce livre ? Pourquoi la ville de Berlin ?

Parce que la nouvelle théorie de la #modernité que j'ai essayé de construire dans mes livres précédents était très bien illustrée par cette #ville. L'Ordre règne à Berlin est différent de mes autres livres, surtout le premier (Superstitions, NDLR), dans lequel il y a encore des échos un peu littéraires presque #postromantiques, surtout dans sa composition par fragments. Mais il n'y a aucune rupture théorique. Depuis mon premier livre je travaille à construire une nouvelle lecture de la #modernité et de son évolution avec comme point de départ l'idée que la culture n'est pas une victime désignée d'une quelque force néfaste et obscurantiste, mais qu'elle participe à la « mise en #ordre » du #monde, qu'elle est une force de conservation plus qu'une force #révolutionnaire.

C'est un #discours qui n'est pas facile à saisir, parce que les gens ont un automatisme : on pense culture, donc on pense forcément à quelque chose de séparé de la #société et meilleur que celle-ci. Il est difficile de comprendre que l'on puisse avoir un regard neutre sur la culture moderne et son histoire qui en arriverait à la conclusion d'une participation active de la « #machine_culture » à l'#organisation sociale. Je voulais rompre avec l'illusion bicentenaire d'abord romantique, puis #avant-gardiste et enfin #adornienne et aussi #debordienne, d'un #pouvoir exorbitant d'ordre presque #religieux attribué aux #images et aux #événements, le pouvoir de sauver un monde a priori jugé mauvais.

Ce que j'ai essayé de démontrer de manière théorique dans mes autres livres, c'est l'emprise de ce que j'appelle la culture absolue sur le réel. J'appelle « #culture_absolue » la machine de #reproduction d'événements ou d'images #autoréférentielles, qui forment l'unique milieu où les individus sont capables de se connaître et de se reconnaitre. Ce #processus de #substitution d'un monde constitué d'#images et d'événements à une #réalité potentiellement #conflictuelle est au centre même de notre modernité, une modernité qui est essentiellement culturelle, c'est-à-dire qui est en train de réaliser les promesses de ses origines grâce à la culture, d'une manière « imaginaire ». La modernité est en train de réaliser ses promesses originaires, l'#émancipation de l'individu vis-à-vis d'une société totale, la promesse aussi d'un sujet entier ayant une maîtrise totale sur le monde, mais elle les réalise dans un espace #aseptisé et séparé de celui de la contrainte #factuelle, du monde de la #technique qui continue pourtant bel et bien à exister.

Ces promesses n'ont pas réalisé par le #politique. Le politique, entendu comme le principe conflictuel de l'#opposition ami/ennemi, à ne pas confondre avec une technique d'organisation que j'appelle la politique. Toute la complexité d'une conflictualité permanente (on peut rappeler par exemple les tumultes des factions des villes de la #Renaissance italienne chéries par #Machiavel), cette conflictualité a été, au cours de la modernité, progressivement écartée, évacuée (sauf dans les moments où elle réapparait dans l'histoire comme hyperviolence). Elle a été remplacée par des conflits imaginaires moralement polarisés qui ne franchissent jamais l'au-delà de cet horizon de la culture absolue dedans lequel ils sont renfermés.

Berlin, qui gardait des restes de cette #division éminemment politique, division inscrite dans la chair même de la ville (le #Mur, mais pas seulement), résume parfaitement l'histoire de ce passage à la culture absolue comme mode de #gestion d'une #société. En vingt ans, depuis la chute du Mur, toute l'histoire et la réalité de la ville a été non seulement effacée, mais transformée dans son essence même, avec une prise de #contrôle absolue de son #territoire, comme nulle part ailleurs en #Occident, par un #imaginaire #abstrait et #allogène.

Quand je parle d'une #réorganisation du territoire même de la ville par la culture, je ne parle pas de la #production d'événements culturels. Bien sûr, il y a des nombreuses #institutions culturelles à Berlin, les #galeries, les #musées, les #fondations, mais ce ne sont pas elles qui font de Berlin la ville où la culture absolue s'est chargée de l'organisation sociale. C'est plutôt une prise de pouvoir d'ordre ontologique

#Culture #Philosophie #Pensée_critique #Esthétique #Technique #Histoire #Urbanisme #Relégation #Allemagne #Einstürzende_Neubauten #Musique #Film #Berlin_Babylon #Hubertus_Siegert #Vidéo #Allia #livre

April 03 2012

March 16 2012

Take a break and "PressPausePlay"

Are you a cultural conservative? Progressive? Do you think once we get through this non-linear bit, digitally-produced culture will settle back down into a recognizable pattern? Or will this fragmentation last forever? Would that be utopian or dystopian to you (or have I just re-phrased the first question)? Did it ever make sense to have music / film / art "industries" or was that just a blip in history? What does this post contribute to your cultural signal-to-noise ratio?

It's Friday so give yourself a break and take the two hours you would have spent by the water cooler talking about March Madness and watch "PressPausePlay," a wonderful film on the digital upending of cultural production. Then open up Garage Band and write a song about it ...

January 10 2012

How agile methodologies can help publishers

Agile methodologies originated in the software space, but Bookigee CEO Kristen McLean (@ABCKristen) believes many of the same techniques can also be applied to content development and publishing workflows. She explains why in the following interview.

McLean will further explore this topic during her agile methodologies presentation at the upcoming Tools of Change for Publishing conference in New York.

What is an agile methodology?

KristenMcLean.jpgKristen McLean: An agile methodology is a series of strategies for managing projects and processes that emphasize quick creative cycles, flat self-organizing working groups, the breaking down of complex tasks into smaller achievable goals, and the presumption that you don't always know what the finished product will be when you begin the process.

These types of methodologies work particularly well in any situation where you are trying to produce a creative product to meet a market that is evolving — like a new piece of software when the core concept needs proof from the user to evolve — or where there needs to be a very direct and engaged relationship between the producers and users of a particular product or service.

Agile methodologies emerged out of the software development community in the 1970s, but began to really codify in the 1990s with the rise of several types of "lightweight" methods such as SCRUM, Extreme Programming, and Adaptive Software Development. These were all rolled up under the umbrella of agile in 2001, when a group of developers came together to create the Manifesto for Agile Software Development, which set the core principles for this type of working philosophy.

Since then, agile has been applied outside of software development to many different kinds of systems management. Most promote development, teamwork, collaboration, and process adaptability throughout the life-cycle of the project. At the end of the day, it's about getting something out there that we can test and learn from.

How do agile methodologies apply to publishing?

Kristen McLean: In relation to publishing, we're really talking about two things: agile content development and agile workflow.

Agile content development is the idea that we may be able to apply these methodologies to creating content in a very different way than we are traditionally used to. This could mean anything from serialized book content to frequent releases of digital content, like book-related websites, apps, games and more. The discussion of how agile might be applied to traditional book content is just beginning, and I think there's an open-ended question about how it might intersect with the deeply personal — and not always quick — process of writing a book.

I don't believe some of our greatest works could have been written in an agile framework (think Hemingway, Roth, or Franzen), but I also believe agile might lend itself to certain kinds of book content, like serial fiction (romance, YA, mystery) and some kinds of non-fiction. The real question has to do with what exactly a "book" is and understanding the leading edge between knowing your audience and crowdsourcing your material.

Publishing houses have been inherently hierarchical because they've been organized around a manufacturing process wherein a book's creation has been treated as though it's on an assembly line. The publisher and editor have typically been the arbiters of content, and as a whole, publishers have not really cultivated a direct relationship with end users. Publishers make. Users buy/read/share, etc.

Publishers need to adapt to a radically different way of working. For example, here's a few ways agile strategies could help with the adaptation of a publishing workflow:

  • Create flat, flexible teams of four to five super-talented individuals with a collective skill set — including editorial, marketing, publicity, production, digital/design, and business — all working together from the moment of acquisition (or maybe before). These teams would need to be completely fluent in XHTML and would work under the supervision of a managing publisher whose job would be to create the proper environment and remove impediments so the team could do its job.
  • An original creative voice and unique point of view will always be important in great writing, but those of us who produce books as trade objects (and package the content in them) have to stop assuming we know what the market wants and start talking to the market as frequently as possible.


  • Use forward-facing data and feedback to project future sales. Stop using past sales as the exclusive way to project future sales. The market is moving too fast for that, and we all know there is a diminishing return for the same old, same old.

TOC NY 2012 — O'Reilly's TOC Conference, being held Feb. 13-15, 2012, in New York City, is where the publishing and tech industries converge. Practitioners and executives from both camps will share what they've learned and join together to navigate publishing's ongoing transformation.

Register to attend TOC 2012

This interview was edited and condensed.

Associated photo on home and category pages adapted from: Agile-Software-Development-Poster-En.pdf by Dbenson and VersionOne, Inc., on Wikimedia Commons

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June 10 2011

Edits as a storytelling device

This is part of an ongoing series related to Peter Meyers' project "Breaking the Page, Saving the Reader: A Buyer & Builder's Guide to Digital Books." We'll be featuring additional material in the weeks ahead. (Note: This post originally appeared on A New Kind of Book. It's republished with permission.)


By now you've probably seen that crossed-out text style that bloggers use to indicate revisions:

Never, ever Only if you've tried everything else is it okay to give your crying baby a shot of vodka.

While some regard this kind of formatting as overly cutesy, it serves a genuine editorial purpose: either slyly injecting a bit of humor or, for accuracy-minded folks, publicly preserving the revision trail. In a digital book, with just a bit more special sauce added (namely, animation), a live view of such changes could serve a similar role — one that might add an entertaining bit of dynamism to the writing.

In the hands of the right author, the creative possibilities are intriguing. Early passages in a novel could be presented anew to the reader, updated in front of them to incorporate new information. Characters could shine a spotlight on previous exchanges and "edit” or comment on what they said, or what they wanted to say. It'd be like having the ability to re-do a fight with your spouse. Okay, maybe that one's better left imagined. But that's why we've got books! So we can read about crazy people and gauge how closely, or not, they resemble us.


I've run across one example recently where the writer — a video game reviewer — used the effect to underscore the iterative story that awaits anyone who plays "Infinity Blade". You can watch the page in action by visiting it yourself, or get a quick taste by checking out this screencast I recorded.

Infinity Blade review example
In a bit of meta commentary, this video game review shows the iterative nature of the game "Infinity Blade" by altering the review text.


And here's a similar example, created by "Hobo Lobo of Hamelin" author named, um, well, @MrHoatzin is the shy guy's Twitter handle. He's an incredibly talented cartoonist who used the effect in the "Technical Considerations” section of his website.

As always, I'm on the hunt for other examples that use this kind of not-possible-in-print maneuver in a reader-friendly way. Let me know — I'm at peter dot meyers at gmail dot com — if you've seen anything worth checking out.

Webcast: Digital Bookmaking Tools Roundup — Pete Meyers looks at the growing number of digital book tools: what's best, what's easiest to use, and what's worth putting in your book-building toolkit.

Join us on Thursday, June 30, 2011, at 10 am PT
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April 07 2011

Pride and prejudice and book trailers

In a recent post on Mashable, author Rye Barcott talked about the experience of making a trailer for his book "It Happened on the Way to War: A Marine's Path to Peace." Though literary curmudgeons may cry "sacrilege!" at video promotions for books, Barcott said a book trailer can act as a bridge to new readers:

We live in an age where fewer people are reading, and more people are watching. That reality has driven the rise of book trailers. My skeptical friends argue that these trailers simply contribute to our increasingly short attention spans. Having just gone through the process, I have a different view. My hope is that book trailers like ours help bridge the divide and draw more people to the beauty, substance, and transformative power of books.

You can view Barcott's book trailer here.

For a more detailed look into the business behind the book trailer, I turned to Brett Cohen, vice president of Quirk Books. This is the company behind "Pride and Prejudice and Zombies" and a publisher that's produced a fair number of book trailers.

Our interview follows.

What is the target market of book trailers?

Brett Cohen: It varies depending on the book's audience. Certainly, it appeals to an online demographic. And, the viral nature of a YouTube video is working at its best when others share it with their friends via Facebook or Twitter, or post it on their blogs. Some of our viewers watch the trailers embedded onto other sites, like the Huffington Post, Techland and io9. That type of syndication expands the audience for the trailer and the book. Our most-viewed trailers have definitely appealed to a younger, pop-culture-driven audience.

What makes for a good book trailer?

Brett Cohen: For us, a good book trailer speaks "the language" of our target audience. Our Quirk Classics book trailers mimic the production value of big-budget movies, with exceptional special effects. We've created other trailers for humor books that are more irreverent. For non-fiction titles, we've taken a more author-driven, information-based approach. Overall, we feel that it's very important to be true to the book so that it can translate into sales.

What production companies are doing it really well?

Brett Cohen: We've worked with a few different production companies and have had great experiences with them all. Amazon named our "Sense and Sensibility and Sea Monsters" book trailer as the best book trailer of 2009 — and essentially launched the "big budget" movie-style book trailer trend. That video was created by Ransom Riggs and has been viewed more than 290,000 times. Our "Dawn of the Dreadfuls" trailer was created by Dirty Robber and has had more than 250,000 views. This past fall we worked with Epic Image Entertainment on our "Night of the Living Trekkies" book trailer, which has more than 160,000 views.

How do you measure the success of a book trailer?

Brett Cohen: Essentially, we are creating a marketing asset that we want others to enjoy and share on the web. So, the success of a book trailer can immediately be measured by views and channel subscribers. It can also be measured in how many times it was embedded on other sites and viewed there.

Ultimately, though, we want it to help sell books in the same way that a book review or advertisement can drive sales. While that is tougher to track, we have been able to see trends. We do see an early spike when the trailer launches, particularly in online sales. And the trailer stays on our channel forever, so, frequently, a new site will embed the trailer at a later date and we'll see another bump.

At the heart of this though, is the fact that publishers create content — in Quirk's case, it's entertaining content. And if we can entertain a viewer through the medium of video, ideally it will encourage them to check out our books.


Here's the book trailer for "Jane Austen Pride & Prejudice & Zombies: Dreadfully Ever After":



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April 03 2010

02mydafsoup-01

February 04 2010

02mydafsoup-01

Mia Doi Todd x Gondry (flux.net)


Flux.net : We recently premiered your new music video for “Open Your Heart” with the original song that you wrote. It is so vivid and the level of craft that went into that piece is impressive. Can you share how was it working with Michel Gondry on this project? What were some of the challenges and was it a fulfilling collaboration and one you would do again?

Mia Doi Todd : Making the “Open Your Heart” video was epic. Michel had had the color concept of the video for many years but hadn’t managed to realize it yet. He proposed the idea to me, and I took up the challenge to write a new song that would be vibrant, upbeat and universal to match the visual palette. I wrote “Open Your Heart” and recorded a demo version with Money Mark. Meanwhile, Michel had assembled a rainbow of clothing and along with a great costume team, we sewed all the 100 outfits for the video. I designed and sewed my own dress. Michel and I went out location scouting around my neighborhood, looking for unassuming urban settings with interesting or else very mundane architectural elements. We knew that concrete surroundings would show off the colors of the costumes, and we wanted to find staircases where we could assemble our rainbow. LA is such a driving city, that the landscape is often out of human proportion and gets lost in the rush. The video would bring the human element back to those spaces. I have lived in LA most of my life, and its images are deeply imprinted in me. It was a great opportunity to share with Michel some of the hidden city. The days for shooting were quickly approaching, and we did not have a final version of the song. We decided to go ahead with the shooting schedule and make a new challenge for Jon Brion. He would produce and orchestrate the track after the video was edited and customize the sounds and arrangements to the images.

[...]

December 22 2009

02mydafsoup-01
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// not new, I know, but really worth to have once more a look in it.
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