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September 28 2013

1914-18 : Ce qu'on lisait dans les tranchées - Bibliobs avec Le Nouvel Observateur

1914-18 : Ce qu’on lisait dans les tranchées - Bibliobs avec Le Nouvel Observateur
http://bibliobs.nouvelobs.com/documents/20130927.OBS8895/1914-18-ce-qu-on-lisait-dans-les-tranchees.html?xtor=RSS-15

Quand ils ne se battaient pas, les poilus dévoraient des romans de Laclos, Tolstoï, Zola, Kipling ou Barbusse. Benjamin Gilles a effectué une plongée inédite dans cette incroyable bibliothèque de guerre

http://referentiel.nouvelobs.com/file/6443197.jpg

L’automne 1914 fut moins littéraire que mortifère. Avec une moyenne de 800 morts par jour pendant quatre ans et demi, il y aurait presque de l’indécence à se demander ce que lisaient les poilus. Un jeune historien s’y est risqué. Et son travail est passionnant. D’abord parce qu’il nous incite à voir cette guerre autrement. A travers les lectures des soldats français, on saisit l’évolution du conflit dans les mentalités. L’attente, la peur et l’assaut se manifestent aussi entre les lignes lues. 

« On peine à concevoir que, dans ce contexte, la lecture ait pu trouver une quelconque place. Lire semble en effet éloigné des préoccupations du moment, les soldats cherchant d’abord à informer et à rassurer leurs proches. » A dessein, via les publicités, les commerçants vantent la solidité de leurs stylos, agendas et carnets auprès de cette clientèle particulière qui tient bon parce qu’elle n’a pas le choix.

Mais après avoir dit aux siens que l’on était encore vivant, le souci immédiat du soldat consiste à s’informer. Dans les tranchées, on lit d’abord des journaux, des quotidiens dont les tirages font aujourd’hui rêver, autour de 10 millions d’exemplaires pour toute la France : « A la veille de la Grande Guerre, livres et journaux dominent l’espace culturel. Jamais autant d’ouvrages n’ont été édités en aussi grand nombre, et jamais la presse n’a été autant diffusée. »

« Le Petit Parisien », « le Matin », « le Journal » et « l’Echo de Paris » triomphent sur ce marché où un adulte sur deux lit un journal. Contre la censure - moins radicale qu’on ne le pense - et le « bourrage de crâne », « le Canard enchaîné » fait son apparition en 1915, pour révéler ce que les autres taisent.

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#poilus : 1914-1918.
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