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August 21 2013

à propos de ceux qui invoquent la « nature » pour justifier certaines positions morales prétendant…

à propos de ceux qui invoquent la « nature » pour justifier certaines positions morales prétendant combattre les choses « contre nature » :

J’aime à appliquer une règle empirique pour juger d’une argumentation au sujet de faits naturels, lorsqu’elle renvoie avec évidence à une certaine conception de la #société : si on nous présente la #nature précisément sous le jour qui nous conforte dans nos préjugés, il faut être doublement méfiant . Je considère avec la plus grande réserve l’argumentation qui nous demande de voir bonté, entraide, synergie et harmonie dans la nature – ces qualités que nous essayons à toutes forces de prendre en compte dans nos vies, et souvent sans succès. Je ne vois pas dans la nature de données en la faveur de la noosphère de Teilhard, de holisme dans le style californien de Capra, ou de résonance morphique, telle qu’elle est évoquée par Sheldrake. Le concept de Gaïa me paraît être une métaphore, non un mécanisme. (Les métaphores peuvent être éclairantes et intellectuellement libératrices, mais les théories scientifiques nouvelles doivent fournir des explications nouvelles au sujet des causes. Gaïa me paraît simplement formuler en termes différents les grandes lignes fondamentales énoncées depuis longtemps par la théorie biogéochimique des cycles en termes classiquement réductionnistes.)
Il n’y a pas de voie toute tracée pour la #morale. La nature n’offre rien, dans son essence, qui puisse répondre à nos attentes en termes humains – ne serait-ce que parce-que notre espèce est venue si tard et de manière si insignifiante, dans un monde qui n’a pas été construit pour nous. Et c’est tant mieux. Les réponses aux problèmes moraux ne sont pas là dans la nature, attendant d’être découvertes. Elles résident, comme le royaume de Dieu, en nous – le lieu le plus difficilement accessible à la découverte scientifique ou au consensus.

Stephen Jay Gould, « Kropotkine n’était pas cinoque », La foire aux dinosaures, réflexion sur l’histoire naturelle , Seuil, 1993.
http://fr.wikipedia.org/wiki/Stephen_Jay_Gould

August 19 2013

Une série d'entretiens avec Augustin Berque, que j'ai découvert il y a quelques années grâce à Mona

Une série d’entretiens avec Augustin Berque, que j’ai découvert il y a quelques années grâce à @Mona http://www.peripheries.net/article184.html, et qui approfondit bien les choses concernant l’#empreinte_écologique dans sa dimension humaine (aspect qui reste dans un angle mort de la plupart des discours écolos).
Résumé de ce que j’en retiens :

1. Il ne faut pas réduire le problème à sa dimension écologique http://www.dailymotion.com/video/xfvyhz_il-ne-faut-pas-reduire-le-probleme-a-sa-dimension-ecologique_web
Les écologistes ne se posent pas le problème de l’#écoumène, cela reste dans un angle mort du mouvement écolo actuel. Or notre relation à la Terre n’est pas uniquement écologique, elle est également écouménale, elle implique aussi des systèmes techniques et des systèmes symboliques. C’est cette dimension technique et symbolique qui fait notre rapport au monde en tant qu’humains. Notre monde humain repose sur les écosystèmes mais il les dépasse également, il nous faut comprendre en quoi notre monde est + que des écosystèmes.

La technique est bel et bien une extériorisation, qui prolonge notre corporéité hors de notre corps jusqu’au bout du monde ; mais le symbole est au contraire une intériorisation, qui rapatrie le monde au sein de notre corps. Quand le robot Sojourner saisit cette pierre, là-bas sur Mars, il prolonge, grâce à la technique, le geste ancestral de l’Homo habilis, qui, voici deux millions d’années, investit dans un galet aménagé, tenu à bout de bras, une fonction jusque-là uniquement exercée par les incisives au-dedans de la bouche. Mais inversement, c’est avec ma bouche, ici et maintenant, que je parle de Mars et de Sojourner, qui sont loin dans l’espace, et d’Homo habilis, qui est loin dans le temps. Je peux le faire grâce à la fonction symbolique, laquelle, sous ce rapport, consiste donc à rendre présentes au-dedans de mon corps des choses qui en sont physiquement éloignées. Cela, ce n’est pas une projection ; c’est, tout au contraire, une introjection. La trajection, c’est ce double processus de projection technique et d’introjection symbolique. C’est le va-et-vient, la pulsation existentielle qui, animant la médiance, fait que le monde nous importe. Il nous importe charnellement, parce qu’il est issu de notre chair sous forme de techniques et qu’il y revient sous forme de symboles. C’est en cela que nous sommes humains, en cela qu’existe l’écoumène, et c’est pour cela que le monde fait sens

extrait de « Ecoumène, introduction à l’étude des milieux humains »

2. « Ce monde là court à la catastrophe... » http://www.dailymotion.com/video/xgp64m_ce-monde-la-court-a-la-catastrophe_webcam
On n’a pas qu’un corps animal, on a aussi un #corps_médial, fait de projections et d’introjections. Ce corps n’existe qu’en lien avec le monde. L’humain et le monde que construit l’émergence de l’espèce humaine sont co-dépendants. C’est le rapport entre ces systèmes (techniques et symboliques) extérieurs à notre corps et leur effet en retour sur le corps animal qui explique l’émergence de l’espèce humaine. On humanise l’environnement par nos systèmes symboliques, on l’anthropise par nos systèmes techniques. C’est l’effet retour des symboles et des techniques sur notre corps qui nous fait humains.
Cette notion de co-dépendance (ou co-suscitation) a été beaucoup plus creusée dans les traditions asiatiques que dans les traditions européennes. On pourrait avoir tendance à les rejeter car ces réflexions (dans les civilisations asiatiques) font aussi appel à des éléments religieux et mystiques, mais on aurait tort de se priver de ces sources-là car elles peuvent être des inspirations utiles pour pouvoir changer de rails.

3. La pulsion de retour à la « nature » détruit la « nature » http://www.dailymotion.com/video/xgp786_la-pulsion-de-retour-a-la-nature-detruit-la-nature_webcam
Une des pires façons actuelles d’habiter le monde est ce qu’il appelle « l’#urbain_diffus », ou que d’autres appelle « suburbia », soit vivre loin des centres urbains tout en continuant à avoir avoir un mode de vie urbain, sur le modèle pavillon + #voiture qui est l’idéal de beaucoup de gens. En arrière plan de cet idéal se trouve l’aspiration à vivre près de la « #nature » (même si cette « nature » se traduit factuellement par du gazon et des thuyas). C’est en partie un mode de vie de riches qui s’est plus moins démocratisé avec la société de consommation, qui chez certaines élites anciennes incluait l’observation de la nature, mais excluait (ou forcluait, pour reprendre son terme) le travail #paysan, le travail qui consiste à obtenir une production alimentaire par aménagement de la nature.
Outre cette « démocratisation », cette aspiration à vivre près de la « nature » provient d’une pulsion très ancienne qui est celle du retour à la matrice originelle (ou nostalgie du sein maternel). Cette pulsion, dans la façon dont elle s’exprime aujourd’hui, a des résultats destructeurs tant au niveau écosystémique qu’humain.

4. Nous assistons à la transformation de l’humain en cyborg http://www.dailymotion.com/video/xgpcuz_nous-assistons-a-la-transformation-de-l-humain-en-cyborg_webcam
Le mode de vie campagnard et son rapport particulier à la terre subsistent aujourd’hui à l’état relictuel dans l’occident. Le développement de la société de consommation à partir des années 1950 a engendré l’extinction de la culture paysanne, laissant place à des entrepreneurs agricoles fonctionnant sur un mode civilisationnel urbain.
L’urbain diffus défait la ville et défait la campagne, par un système mécanique qui se développe selon sa propre logique. Tout se construit en fonction de l’usage de la voiture, qui tue pourtant 1.5 millions de gens par an dans le monde. On adapte nos espaces à l’#automobile plutôt que l’inverse.
Au-delà de cette omniprésence et ces dégâts humains causés par la voiture, les systèmes mécaniques transforment l’humain en cyborg (être ne pouvant pas vivre sans machine), dans la mesure où on pense le monde en terme de machine (pensée mécaniciste moderne issue entre autres de Descartes).

5. « Il n’est pas certain que je veuille laisser une épitaphe » http://www.dailymotion.com/video/xgpcyt_il-n-est-pas-certain-que-je-veuille-laisser-une-epitaphe_webcam
D’après lui il faudra sûrement une catastrophe pour servir de déclic au dépassement de l’idéal pavillon + voiture, au changement de notre rapport au monde.

Fukushima n’a visiblement pas suffi. Ce serait peut-être bien également de chercher à rendre plus désirable, dans l’imaginaire collectif, l’urbain compact (libéré autant que possible de la voiture), et de cultiver (ou recréer là où il a disparu) le rapport particulier à la terre du mode de vie campagnard.

August 16 2013

Le triomphe de la technique sans culture et de la rationalité du rendement... Un monde suffocant,…

Le triomphe de la technique sans culture et de la rationalité du rendement... Un monde suffocant, clinique, productiviste désincarné, et déshumanisé !
Cela donne une résonance vide et glaciale dans notre rapport à ce que nous produisons.
Le film est suffocant, esthétisant jusqu’à l’excès mais le résultat est fascinant comme pris dans une spirale ou ce que l’on nous donne à voir n’est rien d’autre que le monde tel qui se construit et s’impose à tous ?

Notre pain quotidien(2007) un film documentaire de Nikolaus Geyrhalter
http://www.dailymotion.com/video/xfuup9_notre-pain-quotidien-1-5_news?search_algo=2

Une analyse du documentaire par Cédric Mal
http://cinemadocumentaire.wordpress.com/2011/02/10/notre-pain-quotidien-nikolaus-geyrhalter

La #production #alimentaire #industrielle, cela va de soi dans nos #sociétés #modernes, connaît ce qu’il se fait de mieux en matière technologique. Question de #rentabilité #économique. Nikolaus Geyrhalter s’équipe aussi de ce qu’il se fait de mieux de matériel numérique Haute Définition pour dépeindre en de puissants tableaux ces lieux étranges, beaux et horribles à la fois, dans lesquels se fabrique chaque jour #notre_pain _quotidien. Des #élevages de poulets aux #abattoirs, des #serres aux #usines de #conditionnement de #fruits, c’est l’intégralité du #processus de #transformation #alimentaire qui défile dans ce #film dénué de commentaires et d’interviews.
A l’extérieur, le grand angle systématique laisse le champ libre à l’horizon pour composer des #plans terriblement ouverts. Le #cinéaste filme des #paysages monumentaux qui s’étendent à perte de vue et de nuit. Les usines, vastes et #futuristes ensembles lumineux, semblent #irréelles. On pénètre souvent dans ces endroits en plongée, et les choses n’en deviennent que plus indiscernables. Les #vaches ne ressemblent à des vaches et les #cochons à des cochons qu’après un temps de minutieuse observation. Un temps où nos yeux se promènent, incertains, à la recherche d’éléments de compréhension et de discernement. La longueur des plans-séquences laisse généralement advenir les frémissements d’un mouvement qui participe à l’éclaircissement de ces énigmes visuelles. Ce suspense figuratif, soutenu par la beauté des lumières et la #picturalité de certaines #images, agit comme un principe #esthétique maintenant l’intérêt tout au long du film.

http://www.dailymotion.com/video/xfv0oz_notre-p-in-quotidien-2-5_travel

Formellement, la #composition #plastique enferme souvent le spectateur dans une effroyable sensation claustrophobique. Les lieux, couloirs de la mort #animale ou allées d’#arbres fruitiers, sont représentés au travers de #cadres #cloisonnés qui focalisent le regard. Un point de fuite central et une profonde perspective structurent les images bordées de #chair ou de #nature d’où on ne peut s’échapper. Le parti pris formel opère également en plein champ, par exemple dans ce plan directement puisé dans la La Mort aux trousses : un avion entre puis sort du plan avant de venir épandre son liquide face #caméra. Le #spectateur, là encore, est pris au piège de la #représentation, dans une position de victime.

http://www.dailymotion.com/video/xfv22v_notre-p-in-quotidien-3-5_travel?search_algo=2

Dans son film, Nikolaus Geyrhalter soulève un rapport déshumanisé à la nature. Il décrit un monde sans paysan, égalisant par de subtiles analogies les hommes, les machines et les produits. Le roulement des œufs sur le tapis est le même que celui des pommes dans leur bassin, le déplacement des porcs vers l’abattoir n’est pas sans évoquer le ballet des hommes dans les couloirs, et la batteuse de la moissonneuse effectue la même course que l’éolienne.

Quand la caméra s’embarque sur les tracteurs, elle s’attarde autant sur l’homme que sur l’engin agissant. A terre, lorsque le cinéaste suit des figures humaines dans leur labeur, ce sont des outils assujettis à l’industrie qu’il filme. Peu de différences entre l’homme qui sélectionne les poulets armé de son bras aspirant et le tracteur qui déploie lui aussi ses bras pour fertiliser le sol. Il n’y a pas de personnages, d’ailleurs, dans ce documentaire : les figures humaines, automatisées et muettes, ne sont pas incarnées. A l’heure de la pause, les employés dégustent leur pain quotidien. Si l’humanité devient alors figurativement centrale, le langage, lui, reste absent.

http://www.dailymotion.com/video/xfvicy_notre-p-in-quotidien-4-5_school?search_algo=2

(...)

Description des fermes modernes ou critiques de l’industrie agroalimentaire : le film, universel dans sa forme, est construit de telle manière qu’il laisse chacun faire son choix. Petit à petit, on peut simplement se renseigner sur la cueillette des olives ou sur l’histoire de l’élevage-abattage des porcs. La composition chronologique qui établit des chaînons didactiques entre certains plans va en ce sens. On peut aussi s’insurger devant les souffrances animales. La progression dramatique vers l’horreur (figurative) l’autorise : à mesure que le film avance, le sang se déverse de plus en plus abondamment et le rouge inonde bientôt la représentation des exécutions bovines difficilement soutenables.

http://www.dailymotion.com/video/xfvinx_notre-p-in-quotidien-5-5_lifestyle?search_algo=2

#Nikolaus_Geyrhalter #Productivisme #Mondialisation #Capitalisme
#Documentaire #Vidéo

August 04 2013

*Diogène de Sinope, le chien royal* Dans la série une vie une oeuvre, un portrait du philosophe…

Diogène de Sinope, le chien royal

Dans la série une vie une oeuvre, un portrait du philosophe « clochard » Diogène de Sinope et sa résonance contemporaine .
http://www.youtube.com/watch?v=epW-8gZwQEk

A une époque où #Platon puis #Aristote règnent en maîtres sur la #pensée_athénienne, voici que surgit #Diogène, l’exilé de #Sinope, qui revendique le chien comme emblème philosophique. Il sera « le chien royal », après #Antisthène, « le vrai chien », que l’on considère comme le père fondateur de l’#école_cynique. Diogène crèe le personnage du #philosophe_vagabond, barbe hirsute, manteau de bure, besace et baton dont il fera grand usage pour convertir ses contemporains à la philosophie, la sienne. Vivant dans une jarre à proximité de l’#Agora, interpellant les passants au hasard des rencontres, les #raillant et les #fustigeant de ses féroces jeux de #langage - le #rire est sa #méthode - il engage ses congénères à vivre selon les #lois de la #nature. Faisant fi des #tabous, des #illusions et de toutes les conventions sociales, de provocations en provocations, Diogène vit comme un #chien, mangeant au creux de ses mains, pissant et crachant sur les #puissants, se masturbant sur la place publique... Sa #théatralité fait #scandale et perturbe, par un #renversement absolu des valeurs, la #bonne_conscience de ses contemporains et l’#ordre de la #cité. On l’a beaucoup caricaturé, mais Diogène le #subversif intempestif est un penseur qui exprime avec #radicalité une #vision du #monde et une #pensée philosophique.

#Philosophie #Cyniques #Grèce #Radio #Audio #France_culture

December 13 2010

Four short links: 13 December 2010

  1. European mobile operators say big sites need to pay for users' data demands (Guardian) -- it's like the postal service demanding that envelope makers pay them because they're not making enough money just selling stamps. What idiocy.
  2. Grace Programming Language -- language designers working on a new teaching language.
  3. Gawker Media's Entire Database Hacked -- 1.5M usernames and passwords, plus content from their databases, in a torrent. What's your plan to minimize the harm of an event like this, and to recover? (via Andy Baio)
  4. Macmillan Do Interesting Stuff (Cameron Neylon) -- have acquired some companies that provide software tools to support scientists, and are starting a new line of business around it. I like it because it's a much closer alignment of scientists' interests with profit motive than, say, journals. Timo Hannay, who heads it, runs Science Foo Camp with Google and O'Reilly.

June 24 2010

TERRA 536: Wildlife at Work: Beaver, Otter and Native Fish on the Verde River

Beavers are some of the great engineers of the wild kingdom. In Arizona, these toothy critters are hard at work along the Verde River, helping to restore this fragile river system to good health. They are creating dams and lodges that improve the habitat for otters, native fish and other species. People benefit as well because a healthy river system means good drinking water for the growing communities downstream.
TERRA 536: Wildlife at Work: Beaver, Otter and Native Fish on the Verde River

Beavers are some of the great engineers of the wild kingdom. In Arizona, these toothy critters are hard at work along the Verde River, helping to restore this fragile river system to good health. They are creating dams and lodges that improve the habitat for otters, native fish and other species. People benefit as well because a healthy river system means good drinking water for the growing communities downstream.

May 02 2010

02mydafsoup-01
4917 55ca 500
@kitten, you are certainly acquainted with the  biergarden & restaurant Menterschweige - the fotograf you asked for and this one (both 20100424), with Solln - Siemenswerke  vis-à -vis - is done nearly at the same place at the eastern high banks from the Isar river.

oanth - muc - 20100503
02mydafsoup-01
0159 700e 500
Fotograf made during a bike tour 24th of April in south of Munich along the Isar high banks - today the river, which the day was still to recognize between the branches, wouldn't be to see any more. - oanth


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Dear all (soup-users & @kitchen),

things are already going to recover and coming back to normal circumstances - at least I can post, repost, etc. in all directions again, and the RSS auto upload seems also to have restarted; I can't say to what extend for the moment, but the integration is on its way to come back to normal functionality - I helped myself still by manual activation, just to have faster results for the integration in my soup.

Concerning the notifications, I don't know how well they are doing up to the right moment, it's not yet observed enough. The login works for my soup without problems.

What remained obviously still unfixed is the mail service, what I feel as a sincere restriction for a certain kind of postings, which I am used to coordinate directly with my mail-client.

Thanks to the @kitchen for your precious time in maintaining the system to bring it back.


Best wishes for an agreable May sunday (evening)
with greetings from muc

by oanth ( CEST 16.30 20100502)

April 28 2010

02mydafsoup-01
bemused beaver
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// very bemused indeed: this isn't a beaver at all, it's an otter (in DE: Fischotter. lat. lutra lutra) - oanth
Reposted frommdgarner mdgarner viaZaphod Zaphod

April 25 2010

Grass at the lake
Reposted fromhakandahlstrom hakandahlstrom

April 19 2010

4897 c9c6

It felt as if one’s entire world was one, long Sunday afternoon.
Nothing to do. Nowhere to go.

Reposted fromSAIGONMARKET SAIGONMARKET

April 03 2010

02mydafsoup-01

March 23 2010

February 21 2010

02mydafsoup-01

[...]

Fifty Dangerous Things is really about providing an antidote to the overprotective parenting style that seems to becoming the norm in our society. Readers of GeekDad will probably be familiar with the concept of “helicopter parenting” (hovering too much over your kids) and sites like Free-Range Kids, that promote less-overprotective parenting. Fifty Dangerous Things fits right in with that mindset, and I found it to be a fun and useful tool for helping me expand my children’s experiences.

After spending some time working on the activities with my son, I got a chance to ask some questions of Gever Tulley about writing Fifty Dangerous Things (You Should Let Your Children Do). Here’s the interview.

[...]
— read more in: "Gever Tulley Talks About Fifty Dangerous Things (You Should Let Your Children Do)" by By Ken Denmead in Wired - Geekdad, Raising Geek Generation 2.0
Reposted byKinderabteilung Kinderabteilung

February 11 2010

Mexico: Monarch Butterfly Migration in the Americas

Between Mexico, Northern United States, and Canada there is a very unique phenomenon that reminds many of how miraculous nature can be. This astonishing feat is made by the monarch butterflies, which are insects that span the life of three to four generations to get from one country to another.

Mariposa Monarca picture by flickr user Gustavo (lu7frb)

Mariposa Monarca picture by flickr user Gustavo (lu7frb) and used under a Creative Commons license.

In the blog Destinos Inolvidables [es] (Unforgettable Destinations), monarch butterflies are described as:

La mariposa monarca, además de su gran belleza, se caracteriza por su resistencia y longevidad, pues mientras otras especies de mariposas tienen un ciclo vital de 24 días, la monarca llega a vivir hasta nueve meses, es decir 12 veces más.

The monarch butterfly, apart of its beauty, is characterized by its resistance and its longevity, while some other butterfly species have a life cycle of 24 days, a monarch butterfly can live up to 9 months, meaning 12 times longer.

Every year at the end of October, millions of monarch butterflies arrive to forests in Michoacan and the State of México in Mexico after flying approximately 4,000 km from the Northern US and Canada. Inhabitants of the region and tourists come to witness the large number of butterflies in the forest, in places known as sanctuaries. At the blog Tips de Viajero [es] (Traveler's Tips), the experience of visiting a sanctuary is explained:

Un magnífico paseo, y bastante cansado, pero llegar a la cumbre y ser testigo del vuelo de millones de mariposas a tu alrededor, es indescriptible. Los niños se maravillan y los adultos recobramos la capacidad de asombro: no cabe duda que la naturaleza es sabia.

A magnificent trip, very tiring, but when you get to the top and you witness millions of butterflies flying around you, it is indescribable. Kids get amazed and the adults regain our capacity for astonishment: nature is wise, there is no doubt about it.

Video by DavidDJC84:

This event goes back to ancient times, as there exist admiration testimonies. Even in Mexican archaeological sites, sculptures and paintings of Monarch butterflies have been found. Sadly, because of deforestation and brutal weather changes, butterflies are finding it harder to survive. According to El Universal newspaper, in the beginning of February, 30% of the monarch butterflies in one of the most important national sanctuaries, Santuario Piedra Herrada [es], died from a strong cold front in the region.

However, this migration phenomenon continues strong today. One of the most typical festivities in Mexico is Día de Muertos (Day of the Dead), it is when Mexicans commemorate the memory of their beloved ones that have passed on. An indigenous culture, the Mazahua people, believe that the arrival of monarch butterflies every October represent the souls of the dead, as they also believe they bring a message between the gods and the Earth.

In the blog Rojo Mariposa [es] (Red Butterfly) this incident is mentioned:

Además de ser considerada como un ser mágico en mi país, por llegar en las fechas en que según la tradición de Día de Muertos, llegan también las almas de los santos difuntos.
¿Ahora entienden por qué me fascina tanto esta maravilla?

Apart of being considered a magical being in my country, because it arrives around the dates of the traditional Day of the Dead, the souls of deceased people also arrive. Now you understand why I am fascinated by this wonder?

January 21 2010

Instrument des Tages (144): Die Meeresorgel von Zadar

Dort, wo die kroatische Stadt Zadar ins Meer grenzt, sind seit 2005 eine Anzahl dicker, schwarzer Röhren entland des Uferwegs zu sehen und vor allem zu hören. Es sind die 35 Pfeifen der Meeresorgel von Zadar. Das Instrument wird von der Brandung gespielt. Das Wasser schiebt Luft durch die unterschiedlich großen Röhren, deren Klang sich zu eigentümlichen Akkorden und dissonanten Melodien verbindet.

Das Video ist nicht wirklich anschaulich, auch wenn man die Orgelröhren gelegentlich erkennen kann. Es ist aber als Hörbeispiel brauchbar:


(Gefunden bei weburbanist)

Ähnliche Instrumente gibt es auch in San Francisco und im britischen Blackpool.

Und hier die → Instrumente des Tages Numero 1 bis 143.



Reposted fromglaserei glaserei

January 05 2010

TERRA 529: Angels of the Forest: Silky Sifaka Lemurs of Madagascar PART TWO

In this program produced by Sharon Pieczenik, Erik Patel, a PhD Candidate at Cornell University, discusses his efforts to save silky sifaka lemurs in Madagascar. Ninety-eight percent of Madagascar's mammals, including the rare silky sifaka lemurs, exist nowhere else on Earth. Because of their white fur, and their amazing ability to fly through the forest, silky sifaka lemurs are called ˜angels of the forest".
TERRA 529: Angels of the Forest: Silky Sifaka Lemurs of Madagascar PART TWO

In this program produced by Sharon Pieczenik, Erik Patel, a PhD Candidate at Cornell University, discusses his efforts to save silky sifaka lemurs in Madagascar. Ninety-eight percent of Madagascar's mammals, including the rare silky sifaka lemurs, exist nowhere else on Earth. Because of their white fur, and their amazing ability to fly through the forest, silky sifaka lemurs are called ˜angels of the forest".

December 04 2009

TERRA 528: Angels of the Forest: Silky Sifakas of Madagascar PART ONE

In this program produced by Sharon Pieczenik, Erik Patel, a PhD Candidate at Cornell University, discusses his efforts to save silky sifaka lemurs in Madagascar. Ninety-eight percent of Madagascar’s mammals, including the rare silky sifaka lemurs, exist nowhere else on Earth. Because of their white fur, and their amazing ability to fly through the forest, silky sifaka lemurs are called ‘angels of the forest.’ But silkies are one of the world’s top 25 most endangered primates. If silky sifaka lemurs were to disappear from Madagascar, then they would disappear from our world. International scientists and local Malagasy conservationists are fighting for the survival of this exceptional species and its irreplaceable habitat.
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