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July 12 2013

"Le son n'est que vibration n'est-ce pas ? Pourquoi ne pas l'avoir dit avant ? Ca ne réveille pas…

« Le son n’est que vibration n’est-ce pas ? Pourquoi ne pas l’avoir dit avant ? Ca ne réveille pas l’imagination ? »

« Entre dans la chambre anéchoïque... écoute ton système nerveux en action. Et écoute ton sang... En circulation... »

John Cage

Pour une approche poétique et esthétique de la musique
Sound ?? : John Cage et Roland Kirk de Dick Fontaine(1966)
http://www.youtube.com/watch?v=M8fdYdYm4Io

http://www.poptronics.fr/the-sound-of-silence?var_recherche=john%20cage

« Sound ?? » est un des plus beaux films jamais réalisés sur la #musique, toutes les #musiques. Et c’est peut-être parce qu’il pose l’idée de son, bien plus que de musique, qu’il peut aller aussi loin, fort de deux points d’interrogation qui laissent rêveur et ouvrent vers un questionnement poétique plus que purement esthétique. « #Sound ?? » est d’abord un casting de choc, et même a priori de choc culturel intense, avec un #John_Cage tout en aphorismes profonds et un #Roland_Kirk tout en liesse d’un #hard_bop débarrassé des conventions. Deux figures #iconoclastes certifiées. Mais pour Kirk, ici, une réhabilitation salutaire.

Rahsaan Roland Kirk était un multi-instrumentiste qui jouait de plusieurs embouchures en même temps. Les puristes du jazz n’y voyaient souvent qu’une exubérance futile, au mieux un phénomène de foire virtuose. Si Kirk était hors des radicalités initiées en 1960 par un Ornette Coleman avec #free_jazz, loin aussi de la mystique enragée d’un #John_Coltrane dernière période, il était un visionnaire et passeur sans équivalent. Du fait peut-être de sa cécité, il savait associer au mieux sa musique aux sonorités de son environnement urbain. A cet égard, la communion sonore de Kirk avec les #oiseaux, éléphants et surtout une meute de #loups d’un parc zoologique est un pur moment de bonheur.

Le tour de force de Fontaine, outre l’élégance du montage, c’est de donner la réplique à Cage, de suggérer tout son univers en montrant un autre musicien, un deuxième monde qu’on aurait tort de croire éloigné du premier. A la fin du film, les deux mondes se croisent dans une chambre sourde, une de ces salles anéchoïdes où nulle réverbération sonore n’est possible. Et Cage de crier, avec toutes les forces de l’univers derrière lui et jusqu’au dernier battement de cœur : « Le silence n’existe pas. »

#Jazz #Musique_expérimentale #Avant-Garde #Film #Documentaire #Vidéo

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Schweinderl