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November 07 2013

Retour vers le futur | RussEurope

Retour vers le futur | RussEurope
http://russeurope.hypotheses.org/1672
http://f.hypotheses.org/wp-content/blogs.dir/981/files/2013/11/John-Maynard-Keynes.jpg

Le texte de J.M. Keynes sur la nécessité d’une autosuffisance nationale se révèle d’une lecture étrangement actuelle et dérangeante. Aujourd’hui, comme en 1933, les raisons de mettre en doute le Libre-Échange s’accumulent. Les experts de la Banque Mondiale ont brutalement révisé à la baisse leurs estimations des “gains” d’une libéralisation du commerce international[1], alors même qu’ils sont calculés sans référence à de possibles coûts. Une étude de la CNUCED montre ainsi que le “cycle de Doha” de l’OMC pourrait coûter aux pays en voie de développement jusqu’à 60 milliards de dollars alors qu’il ne leur apporterait que 16 milliards de gains[2]. Loin de favoriser le développement, l’OMC pourrait bien contribuer à la pauvreté mondiale.

Même les investissements directs étrangers, longtemps considérés comme la solution miracle du développement, sont aujourd’hui mis en cause[3]. La concurrence à laquelle se livrent nombre de pays pour tenter de les attirer a clairement des effets négatifs dans le domaine social et de la protection de l’environnement[4]. Dans ce cadre, les propos du Premier Ministre français, M. Dominique de Villepin sur le “patriotisme économique” durant l’hiver 2005-2006 n’apparaissent plus comme une aberration idéologique. Ils se révèlent en réalité étroitement proches de la pensée de Keynes en 1933.

Le texte de Keynes doit se lire dans son contexte. Écrit dans les dernières semaines de 1932, situé entre deux ouvrages majeurs, le Treatise on Money et la General Theory, il correspond à un tournant dans la pensée de son auteur. On peut considérer que le Keynes des années 20, même s’il est parfaitement lucide quant aux limites de la théorie économique standard de son temps, en particulier en ce qui concerne la monnaie, reste un libéral[5]. Jusqu’aux désastreuses élections de 1924 qui voient l’effondrement du Parti Libéral il reste d’ailleurs affilié aux Whigs, dont il anime l’université d’été en 1923[6]. Son attachement au Libre-Échange est profond. Il n’entame une évolution intellectuelle radicale qu’à la fin des années 20, et cette dernière est loin d’être achevée en 1932-33. Par ailleurs, ce texte est destiné à une revue américaine, qui le publiera quelques mois seulement après la prise de fonction de F.D. Roosevelt. Keynes ainsi n’écrit pas seulement dans un moment de grand trouble économique et d’évolution personnelle. Il écrit aussi pour des lecteurs vivants au milieu d’une économie qui s’effondre, et qui doivent confronter leurs croyances les plus sacrées, en particulier dans les vertus du Libre-Échange, aux réalités tragiques de la Grande Dépression.

L’argumentaire développé par Keynes mérite la plus grande attention. Il faut souligner qu’il ne discute pas simplement la question de protections tarifaires mais celle d’une autosuffisance nationale. De fait, on est ici aux limites de l’autarcie. Un second point important est que Keynes concentre son attention sur les mouvements de capitaux plus que ceux des biens. C’est par la question de l’internationalisation du capital qu’il aborde sa remise en cause de l’internationalisme économique. La démarche peut sembler étrange, car le protectionnisme est avant tout lié à la question des échanges de biens et services.

#économie
#crise
#libre-échange
#protectionnisme
#J.M._Keynes

October 20 2013

ÉTATS-UNIS • La paralysie a coûté des milliards, et ce n'est pas fini | Courrier international

ÉTATS-UNIS • La paralysie a coûté des milliards, et ce n’est pas fini | Courrier international
http://www.courrierinternational.com/article/2013/10/18/la-paralysie-a-coute-des-milliards-et-ce-n-est-pas-fini

http://www.courrierinternational.com/files/imagecache/article/2013/10/1810-shutdown.jpg

Des conteneurs remplis de marchandises gisent dans les ports. Les ventes dégringolent dans les sandwicheries du centre de Washington. Les vacances annulées, dans les parcs nationaux et à l’étranger. Des prévisions de bénéfices des entreprises revues à la baisse. Une hausse des intérêts sur les crédits à court terme.

Le shutdown du gouvernement américain est peut-être terminé, tandis que s’éloigne la menace d’un défaut de paiement, mais le bras de fer au Congrès a déjà coûté des milliards de dollars. Et le total va continuer à augmenter, bien que l’on soit sorti de l’impasse, entre autres parce qu’il n’est pas certain que les législateurs ne se retrouvent pas une fois de plus bloqués au début de l’année prochaine.

Il faudra des mois pour établir une comptabilité détaillée. Toutefois, les économistes annoncent que l’intransigeance des républicains de la Chambre devrait entamer la croissance du quatrième trimestre, ce qui aura un impact sur l’emploi, les bénéfices des entreprises et le coût du crédit. L’onde de choc sera ressentie dans le monde entier.

« Nous avons constaté des effets conséquents durant l’été 2011, la confiance des consommateurs (en août) chutant à son niveau le plus bas depuis trente et un ans et la croissance du PIB n’atteignant que 1,4 % au troisième trimestre, » explique Beth Ann Bovino, économiste responsable des Etats-Unis chez Standard & Poor’s, faisant référence à un précédent bras de fer sur le plafond de la dette. « Sachant que cette fois, les négociations sur le plafond de la dette » se sont déroulées pendant un shutdown, ajoute-t-elle, « l’impact sur l’économie risque d’être encore plus grave ».

#shutdown
#dette
#crise
#économie
#Etats-Unis

October 19 2013

Goldman Sachs enregistre des pertes sur ses activités de taux

Goldman Sachs enregistre des pertes sur ses activités de taux
http://www.lemonde.fr/economie/article/2013/10/18/goldman-sachs-rogne-sur-les-bonus-de-ses-traders-pour-reduire-ses-pertes-dan

http://s1.lemde.fr/image/2013/10/18/534x267/3498288_3_21cd_pour-compenser-ses-pertes-sur-les-placements_5f461d9907a9bb5eb99ec8ec80596ba1.jpg

De toutes les grandes banques de Wall Street, c’est Goldman Sachs qui a enregistré la plus grosse perte (– 47 %, à 1,3 milliard de dollars) dans le fixed income (les placements obligataires) au troisième trimestre. Sauf que ses bénéfices n’en sont, étrangement, aucunement affectés, rapporte le Financial Times (FT), vendredi 18 octobre.
Et pour cause : la banque d’affaires américaine a tout simplement pioché dans la réserve d’argent consacrée aux bonus de ses traders afin de compenser la perte. Ainsi, « seulement » 2,4 milliards de dollars seront consacrés à la rémunération des employés de Goldman, contre 3,7 au trimestre précédent. Résultat, le bénéfice net du troisième trimestre de Goldman Sachs est stable, à 1,5 milliard de dollars, et dépasse même les estimations des analystes.

« CLIMAT POLITIQUE TOXIQUE »

Selon Harvey Schwartz, directeur financier de la banque, cette perte s’explique par un mauvais dosage de son portefeuille clients (« mix client ») dans le fixed income : Goldman Sachs a, selon lui, une plus grande proportion de gestionnaires affectés aux portefeuilles de clients institutionnels. Or ces derniers se sont montrés plus prudents sur les placements obligataires que les hedge funds (fonds spéculatifs), en raison de l’incertitude sur les marchés.

Goldman Sachs n’est pas la seule à avoir souffert du « climat politique toxique aux Etats-Unis » – alimenté par l’incertitude sur la politique monétaire de la Réserve fédérale, puis par les quinze jours qu’a duré le « shutdown » (fermeture de l’administration fédérale faute d’accord sur le budget) – ces dernières semaines, explique le FT.

#crise
#dette
#Goldman-Sachs
#traders
#fixed-income #lespauvrestraders

September 30 2013

Pour en finir avec l'espèce humaine - Pierre DRACHLINE - Documents - Editions le Cherche Midi

Pour en finir avec l’espèce humaine - Pierre DRACHLINE - Documents - Editions le Cherche Midi
http://www.cherche-midi.com/theme/detail-Pour_en_finir_avec_l_espece_humaine-9782749110486.html

http://extranet.editis.com/it-yonixweb/IMAGES/CHM/P3/9782749110486.JPG

« On ne peut rien pour un peuple épris de sa servitude », écrivait Georges Darien dans La Belle France au début du siècle dernier, quelques années avant que les peuples européens jouissent de la grande boucherie patriotique de 14-18.

L’homme est le seul animal avide d’être dressé, d’où une sourde nostalgie de l’esclavage. Aujourd’hui, l’économie cannibale prospère sur les crises qu’elle crée et entretient. Les hommes, et singulièrement les Français, ne se révoltent pas. Au contraire, ils réclament à cor et à cri toujours plus de servitudes, d’État, de règlementations. Chaque nouvelle interdiction limitant le libre arbitre de l’individu suscite un orgasme citoyen. Le troupeau, nourri au principe de précaution, a le goût de l’abattoir. Chacun, barricadé derrière son nombril, réduit l’Histoire à sa misérable personne. Dans les villes, le « bobo », sorte de termite, incarne le triomphe de l’abjecte idéologie de la dérision et son racisme anti-pauvres.

L’époque est celle des impostures médiatiques. Les « indignés », ravis de la crèche découvrant la nocivité du capitalisme, les organisations caritatives enseignant aux défavorisés la passivité, les insoumis certifiés conformes de toutes les fausses révolutions, les écologistes vendant des peurs collectives après les religions, les ouvriers se battant pour préserver les outils de l’oppression au lieu de les détruire, etc.

L’auteur prône le retour à la primauté de l’individu, au choix de la vie contre la marchandise. Un rappel au désordre.

#servitude_volontaire
#économie_canibale
#libéralisme
#esclavage
#troupeau
#crise
#idéologie

September 29 2013

« Ne vivons plus comme des esclaves », un film de Yannis_Youlountas

« Ne vivons plus comme des esclaves », un #film de #Yannis_Youlountas
http://nevivonspluscommedesesclaves.net

Venu des catacombes grecques de l’Europe, un murmure traverse le continent dévasté : « Ne vivons plus comme des esclaves » (prononcer « Na mi zisoumé san douli » en grec). Sur les murs des villes et sur les rochers des campagnes, sur les panneaux publicitaires vides ou détournés, dans les journaux alternatifs et sur les radios rebelles, dans les lieux d’occupation et d’autogestion qui se multiplient, tel est le slogan que la résistance grecque diffuse, jour après jour, et nous invite à reprendre en chœur sur les mélodies de ce film à ses côtés. Un grand bol d’air frais, d’enthousiasme et d’#utopies en marche, venu de la mer Égée.

https://www.youtube.com/watch?v=rpqk24qvoR4

Pourquoi un film #gratuit ?

NE VIVONS PLUS COMME DES ESCLAVES s’adresse à celles et ceux qui souffrent – en Grèce, en France et ailleurs –, qui peinent non pas seulement à vivre, mais, de plus en plus, à survivre…
– Nous ne voulons pas que l’accès à ce film leur coûte l’équivalent d’un repas, même le plus frugal.

NE VIVONS PLUS COMME DES ESCLAVES s’adresse à celles et ceux qui résistent, vivent à la marge, inventent d’autres modes d’existence moins absurdes, aliénés ou compromettants ; ceux dont la lutte courageuse est souvent au prix de sacrifices socio-professionnels et, par conséquent, budgétaires, par souci de cohérence ou, tout simplement, bannis par les dirigeants du monde du travail…
– Nous ne voulons pas que l’accès à ce film leur coûte le moyen de réaliser une action de résistance, même la plus modeste.

NE VIVONS PLUS COMME DES ESCLAVES s’adresse à celles et ceux qui s’interrogent, doutent de plus en plus du système actuel et de son évolution, s’attristent de voir toujours plus de souffrance et de dévastation autour d’eux et ne peuvent se satisfaire de chercher un bonheur précaire et discutable dans un océan de malheur qui s’étend et nous submerge les uns après les autres.
– Nous voulons que l’accès gratuit à ce film participe à les faire réfléchir et contribue à étendre le débat sur la nécessité de rompre avec la marchandisation du monde et de l’humain ; marchandisation qui frappe jusqu’aux outils et matériaux essentiels à l’amplification de la lutte et à la création d’alternatives.

A l’inverse, pour ces derniers, notre souscription de soutien (http://nevivonspluscommedesesclaves.net/spip.php?rubrique3) est l’occasion de contribuer authentiquement – et non sous la forme d’une charité quelconque – à nourrir la pensée et l’action de ceux qui précèdent : donner à celles et ceux qui souffrent la force de se lever ou – au moins – de se sentir vraiment soutenus, et à celles et ceux qui résistent un témoignage d’affection, d’estime et d’encouragement à persévérer dans l’adversité.

En Grèce, en France et ailleurs, quotidiennement, des milliers de personnes humbles et extraordinaires croient encore qu’un autre monde est possible et le prouvent. Par leurs actes, ils témoignent que l’être humain est capable de grandes choses : non pas de constructions technologiques rutilantes ni de coups d’éclats sportifs, financiers ou militaires salués dans la gabegie par le spectacle, mais tout simplement de persévérance, d’amour et de dignité.

Alors que le système distille, chaque jour toujours plus, la résignation, l’égoïsme et la peur, il ne tient qu’à nous, partout, selon nos moyens, de répandre leurs antidotes : la persévérance, même dans l’adversité, l’amour indéfectible de l’humanité – parce qu’elle est capable d’autre chose – et la dignité de résister au système qui la tyrannise et la rend méconnaissable.

#Grèce #autogestion #alternatives #expérimentation_sociale #vidéo #documentaire #anticapitalisme #crise #luttes #extrême_droite

September 16 2013

❝Dissoudre l'Euro : une idée qui s'imposeraouvrir l'article original Lun 16 Sep 2013 à 14:30…

http://russeurope.hypotheses.org/1526

Dissoudre l’Euro : une idée qui s’imposeraouvrir l’article original
Lun 16 Sep 2013 à 14:30 depuis Sapir ( Carnet ) par Jacques Sapir

http://f.hypotheses.org/wp-content/blogs.dir/981/files/2013/09/G1.gif

Depuis la fin du printemps, un concert de « bonnes nouvelles » nous vient des pays d’Europe du Sud. La croissance reviendrait au Portugal et en Espagne, et même en Grèce. Les taux se maintiennent à un niveau considéré comme « raisonnable ». En bref, la crise de la zone Euro serait derrière nous. Pourtant, à mieux y regarder, on peut sérieusement douter de la réalité de ces affirmations.
 
Sommes nous sortis de la Crise ?
Il y a beaucoup de manipulations, mais un peu de vérité dans ces affirmations. Commençons par le peu de vérité qu’elles contiennent. Oui, la crise est en train d’atteindre un plancher. C’est évident en Espagne ou le chômage semble désormais stabilisé, quoiqu’à un niveau très élevé (25% de la population active). La crise ne semble plus s’aggraver ces derniers mois, mais ceci est loin d’être équivalent avec une sortie de crise. Ajoutons que des nuages plus que noirs s’accumulent à l’horizon : le crédit est toujours en train de se contracter (en particulier en Italie et en France), l’investissement se réduit toujours (et avec lui les perspectives de croissance future). Rien ne permet de dire que les pays d’Europe du Sud vont trouver dans les prochains mois le ressort d’une croissance leur permettant d’effacer la crise qu’ils connaissent. La perspective d’une nouvelle crise politique en Italie, venant s’ajouter aux difficultés économiques, est une forte probabilité[1].
On peut d’ailleurs constater (graphique 1) que l’amélioration de la balance commerciale dans ce pays est liée à la chute des importations et non à une hausse des exportations.

#Dissolution
#Euro
#Crise
#Taux_de_croissance
#monnaie_unique
#monnaie_commune

September 13 2013

Les classes moyennes dans la tourmente

Les classes moyennes dans la tourmente
http://dndf.org/?p=12799

Dans les faits, cette réduction, et potentiellement cette quasi-disparition de la « classe moyenne », aux contours d’ailleurs toujours problématiques, à laquelle on assiste tendanciellement aujourd’hui en Grèce, en Espagne, etc., se traduit surtout par un éclatement autant économique que politique…, d’un côté, la partie supérieure s’en sortant plutôt bien dans l’ensemble tout en craignant d’être tirée vers le bas – et qui le sera sans doute partiellement avec l’approfondissement de la crise –, et de l’autre, ses franges inférieures prenant la crise de plein fouet, se mobilisant – du moins pour une partie d’entre elles – dans la défense des conquêtes sociales et du Welfare (santé, éducation…), tandis qu’une autre partie semble vouloir exprimer ses frustrations, exaspérations et peurs en prenant prétexte de thèmes dits sociétaux pour manifester cette sale et vieille habitude de convertir les différences, les altérités et les non conformités à la norme sociale (à la règle), en inégalités, en exclusions, en désirs de dominer ou d’éliminer violemment (homophobie contre le mariage pour tous… sur fond de xénophobie, de racisme, de haine des pauvres, des assistés, des fonctionnaires, des faibles…).

#crise

September 03 2013

Market turmoil signifies a new global financial crisis in the making - World Socialist Web Site

Market turmoil signifies a new global financial crisis in the making - World Socialist Web Site

http://www.wsws.org/en/articles/2013/09/03/pers-s03.html

Market turmoil signifies a new global financial crisis in the making
3 September 2013

Concerns are growing in international financial circles that the conditions have been created for a major, and potentially uncontrollable crisis, as soon as the US Federal Reserve begins cutting back on its purchases of US treasury bonds under its “quantitative easing” (QE) program.

Since the Fed first indicated last May it would begin the process of “tapering,” the so-called “emerging markets” have been experiencing growing turbulence in their currency and stock markets as the speculative capital that moved in as a result of QE starts to be withdrawn.

#pétrole #énergie #marchés #spéculation #crise

August 27 2013

Yasuni : en Equateur, la fin d'une forte et belle idée - Reporterre

Yasuni : en Equateur, la fin d’une forte et belle idée - Reporterre
http://www.reporterre.net/spip.php?article4577

Le rêve écologiste ITT Yasuni n’aura vécu que six ans. Il s’agissait de proposer aux pays riches de participer à la préservation de l’extraordinaire réserve de biodiversité située à l’Est de l’Equateur en finançant ce que le président Correa appelait des « droits de non émission de gaz à effet de serre ».

Concrètement payer pour conserver plusieurs centaines de milliers de barils de pétrole dans le sous sol du parc Yasuni. Avantage : limiter l’émission de gaz à effet de serre et ne pas menacer les 2 274 espèces d’arbres, les 100 000 espèces d’insectes, les 150 types de batraciens qui ont trouvé refuge dans la zone depuis la dernière glaciation. La réserve de biodiversité la plus exceptionnelle de toute l’Amazonie.

Cette idée permet de poser les vraies questions sur les responsabilités de chacun dans le réchauffement climatique. Rafael Correa vient de la jeter dans les poubelles de l’histoire. Lors de la campagne électorale, Alberto Acosta, l’un des inspirateurs du projet Yasuni, ancien collaborateur de Rafael Correa et candidat contre lui à l’élection présidentielle en 2013 m’avait affirmé, alors que nous sillonnions la banlieue de Quito dans la benne d’un camion, « Correa va mettre fin à l’initiative Yasuni en accusant les pays riches d’être responsables de ce renoncement. Mais il n’y a jamais cru, cela lui a juste permis de se donner une image positive dans les milieux progressistes occidentaux. Rafael est un tenant du productivisme qui tue notre monde. Il a fait illusion mais bientôt le masque tombera ».

A l’époque je n’avais pas cru ce brillant politicien. J’avais confiance en la sincérité du président équatorien. Cette initiative Yasuni constituait un élément si nouveau dans la politique internationale, les proches du président équatorien paraissaient si convaincus qu’il s’agissait d’une priorité de Rafael Correa, que je n’ai jamais douté de sa volonté d’aller jusqu’au bout.

J’ai travaillé longuement sur les dégâts provoqués par Texaco en Equateur et j’en ai fait un livre qui conte l’histoire terrifiante de Maria Aguinda et de sa famille, victime des agissements mafieux et irresponsables de cette compagnie pétrolière étatsunienne. Rafael Correa a plusieurs fois visité la zone polluée par Texaco, et je pensais qu’il avait corrigé sa formation productiviste enseignée dans les universités d’économie étatsuniennes à la lumière de la catastrophe subie par son pays.

Ai-je été naïf de croire en sa volonté d’aller jusqu’au bout de cette expérience ? Dans le discours qu’il a prononcé pour annoncer la fin de l’expérience Yasuni, il avance plusieurs arguments pour expliquer son recul : la faible mobilisation de fonds (ils espéraient plus de 3 milliards de dollars, ils n’en ont récolté qu’un peu plus de 10 millions), l’hypocrisie des pays occidentaux (principales pollueurs, ils veulent faire porter les efforts par les pays pauvres), la crise économique (beaucoup de pays européens ont oublié leurs promesses de contributions après la crise financière de 2008), les besoins de la population équatorienne dont plus de 30% vit en dessous du seuil de pauvreté.

Bref c’est la #crise, le #pétrole est devenu plus cher, donc pour avoir de quoi financer cette réserve de #biodiversité il faut d’abord la détruire pour obtenir le pétrole nécessaire à son financement (et perturber encore un peu plus le #climat au passage).
En amont, se pose la question du monnayage puis de la #privatisation et/ou prise en main par l’#état des #biens_communs

Turmoil in emerging economies a symptom of global crisis - World Socialist Web Site

Turmoil in emerging economies a symptom of global crisis - World Socialist Web Site

http://www.wsws.org/en/articles/2013/08/27/econ-a27.html

Turmoil in emerging economies a symptom of global crisis
By Barry Grey
27 August 2013

This summer’s crisis of the so-called “emerging market” economies reached a new stage last week, as India, Brazil, Turkey and Indonesia all announced emergency measures in an attempt to stem a plunge in their currencies and stock and bond markets.

India, whose rupee has fallen 15 percent versus the US dollar since the start of the year, announced restrictions on the amount of money individuals and companies can send abroad. Turkey raised its interest rates in hopes of curtailing capital flight that has driven down the lira by 10 percent. Indonesia announced steps to increase the availability of dollars in its markets, increase taxes on luxury items and reduce oil imports. Its rupiah has dropped 8 percent this year.

#crise_économique #pays_émergents #brics #crise

August 21 2013

Late Victorian Holocausts - by MIKE DAVIS

Late Victorian Holocausts - by MIKE DAVIS
http://www.nytimes.com/books/first/d/davis-victorian.html

Toutes les famines des siecles derniers furent l’oeuvre du capitalisme sauvage.
http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/f/f7/Graphic2-1877.JPG

“Here’s the northeast monsoon at last,” said Hon. Robert Ellis, C.B., junior member of the Governor’s Council, Madras, as a heavy shower of rain fell at Coonoor, on a day towards the end of October 1876, when the members of the Madras Government were returning from their summer sojourn on the hills.

“I am afraid that is not the monsoon,” said the gentleman to whom the remark was made.

“Not the monsoon?” rejoined Mr. Ellis. “Good God! It must be the monsoon. If it is not, and if the monsoon does not come, there will be an awful famine.”

La plus vieille démocratie du monde n’a jamais aidé les plus pauvres.
http://upload.wikimedia.org/wikipedia/en/8/8b/Madras_famine_1877.jpg

Like other architects of the Victorian Raj, Salisbury was terrified of setting any precedent for the permanent maintenance of the Indian poor. As the Calcutta Review pointed out in 1877, “In India there is no legal provision made for the poor, either in British territory, or in the native states; [although] the need for it is said by medical men and others, to be exceedingly great.” Both Calcutta and London feared that “enthusiastic prodigality” like Buckingham’s would become a trojan horse for an Indian Poor Law. In its final report, the Famine Commission of 1878-80 approvingly underscored Lord Lytton’s skinflint reasoning: “The doctrine that in time of famine the poor are entitled to demand relief ... would probably lead to the doctrine that they are entitled to such relief at all times, and thus the foundation would be laid of a system of general poor relief, which we cannot contemplate without serious apprehension....” None of the principal players on either side of the House of Commons disagreed with the supreme principle that India was to be governed as a revenue plantation, not an almshouse.

http://en.wikipedia.org/wiki/Famine_in_India
http://en.wikipedia.org/wiki/Indian_Famine_Codes
http://en.wikipedia.org/wiki/Indian_famine_of_1899%E2%80%931900
http://en.wikipedia.org/wiki/Indian_famine_of_1896%E2%80%9397
http://en.wikipedia.org/wiki/Great_Famine_of_1876%E2%80%9378
#histoire #capitalisme #crise #famine #colonialisme

August 20 2013

L'Asie devient trop chère pour H&M, qui se tourne vers l'Afrique

L’Asie devient trop chère pour H&M, qui se tourne vers l’Afrique

http://www.lemonde.fr/economie/article/2013/08/20/l-asie-devient-trop-chere-pour-h-m-qui-se-tourne-vers-l-afrique_3463584_3234

Ce changement majeur dans la stratégie du groupe s’explique surtout par l’augmentation des salaires en Chine. Selon le Wall Street Journal, le coût de production d’un vêtement fabriqué actuellement en Ethiopie est moitié moins cher qu’un vêtement fabriqué en Chine en 2011.
En outre, les coûts de transport et les délais de livraison pourraient s’en trouver réduits. (...)

Une différence de coût qui pourrait cependant être très limitée dans le temps.
(...)
Cette nouvelle délocalisation pourrait, en outre, poser d’autres problèmes au géant de la mode suédois. « Nous avons fait une analyse des risques poussée pour l’Ethiopie, en nous penchant sur les questions de droits de l’homme et d’environnement », a souligné la porte-parole de H&M. Car le pays, malgré une croissance annuelle moyenne de 10 % depuis 2004 selon la Banque mondiale, reste l’un des plus pauvres du monde. Et un an après la mort du premier ministre, Meles Zenawi, son exécutif est toujours sous le feu des critiques des défenseurs des droits de l’homme.

Pour rassurer les investisseurs étrangers, le gouvernement éthiopien a lancé un vaste plan de soutien au secteur textile, moteur de croissance du pays dans les prochaines années.
(...)
Du pain béni pour les marques, dont certaines, comme l’enseigne britannique Tesco ou le fabricant de chaussures chinois Huaijan (qui fournit les marques Guess et Tommy Hilfiger), ont déjà franchi le pas.

Pendant ce temps, à Londres, un stagiaire de la City retrouvé mort après avoir travaillé 72 heures d’affilée

http://www.france24.com/fr/20130820-londres-stagiaire-city-mort-travail-72-heures-banque-finance-mori

Un ancien employé d’une banque d’investissement a confié au journal « The Independent » que les stagiaires travaillaient régulièrement 14 heures par jour. « Les stagiaires dépassent régulièrement les 100 ou 110 heures par semaine, mais les gens sont totalement conscients que la banque est un travail difficile et l’entreprise vous rappelle constamment de gérer la pression pour ne pas surchauffer. C’est la première fois que j’entends une chose comme ça et la banque est un petit milieu ». Les stagiaires à BAML sont payés 2 700 livres (3 150 euros) par mois.

En 2011, un étudiant âgé de 20 ans confiait au journal « Evening Standard » : "On travaille autant qu’on nous le demande" . Il ajoutait : « Le pire cauchemar de tout stagiaire s’appelle ‘le Manège enchanté’ : quand tu attrapes un taxi pour te déposer chez toi à 7 heures du matin et qu’il t’attends pendant que tu te douches et que tu te changes et qu’ensuite il te redépose au bureau ».

#travail #délocalisation #profit #productivité #crise #rendement

August 08 2013

Quelques notes sur la résistance ouvrière au nazisme | Solidarité Ouvrière

Quelques notes sur la résistance ouvrière au #nazisme | Solidarité Ouvrière
http://communismeouvrier.wordpress.com/2012/04/29/quelques-notes-sur-la-resistance-ouvriere-au-nazisme

On a tendance à voir dans l’Allemagne de 1933 à 1945 un pays entièrement nazifié, oubliant que le national-socialisme était une réponse de la #bourgeoisie à la fois à la #crise du #capitalisme et à la combativité de la classe ouvrière. C’est d’abord contre le mouvement #ouvrier allemand que s’est dirigée la violence terroriste de l’Etat nazi. Ainsi, de 1933 à 1939, 225.000 personnes sont condamnées pour motifs politiques à des peines de prison plus ou moins longues et un million d’Allemands et d’Allemandes sont envoyés en camp de concentration pour raisons politiques. De 1933 à 1945, 32.500 anti-fascistes allemands sont condamnées à mort et exécutées pour motifs politiques et on estime à 1.359 le nombre de personnes sont assassinées par des agents du régime nazi entre le 30 janvier 1933 et le printemps 1936.

August 05 2013

*Uncertain State : Photography & the crisis in Ireland* ❝How is photography responding to the…

Uncertain State: Photography & the crisis in Ireland

How is photography responding to the crisis? Uncertain State looks at how photographic artists are representing this period of austerity and uncertainty in Ireland. Their work addresses important issues at the heart of where we are now: contested and hidden histories, effects of the global financial crisis and the radically altered social and physical landscapes. The ten artists in Uncertain State go beyond surface readings to reflect the emerging concerns in post-Celtic Tiger Ireland: the treatment of asylum seekers; institutional abuse; sexual abuse; emigration; the legacy of the property crash; identity; disadvantage & marginalisation; and the legacy of conflict.

http://www.galleryofphotography.ie/wp/wp-content/uploads/2013/06/D-Farrell-635.jpg

http://www.galleryofphotography.ie/exhibitions/current

#photo #photographie #exposition #Irlande #crise

Travaux:

Asylum Archive documents the housing provision for Asylum Seekers around Ireland in the series Direct Provision Hostels
–-> #asile #centres_d'accueil_pour_requérants_d'asile #réfugiés
http://www.galleryofphotography.ie/wp/wp-content/gallery/asylum-archive/ballymullen-barracks_press.jpg

Eoin Ó Conaill’s new work Reprieve surveys green field sites saved from planned development by the property crash
–-> #champs #urbanisme #propriétés
http://www.galleryofphotography.ie/wp/wp-content/gallery/eoin-o-conaill/141-residential-units_press.jpg

Doug DuBois’ compelling body of work My Last Day at Seventeen offers a somewhat fictional documentary account of adolescence in Cobh, Cork;
–-> #adolescence

David Farrell’s An Archaeology of the Present records the topography of post crisis Ireland;
–-> http://www.galleryofphotography.ie/wp/wp-content/gallery/david-farrell/an-archaeology-of-the-present-leitrim2012_164_press.jpg
#topographie

Kim Haughton’s sensitive investigation of child abuse – In Plain Sight – presents powerful collaborative portraits of abuse survivors;
–-> #viol #enfant
http://www.galleryofphotography.ie/wp/wp-content/gallery/kim-haughton/in-plain-sight-hi_03.jpg

Paddy Kelly’s photographs of IRA training sites in his series Bogland reflect his attempt to emotionally identify with his father while addressing issues of identity, memory and place
–-> #identité #mémoire #place #lieu
http://www.galleryofphotography.ie/wp/wp-content/gallery/paddy-kelly/paddy-kelly-clearing.jpg

Lauren McGookin uses photography to gain an understanding of her own community’s Loyalist culture in her series Tales and Whispers
–-> #identité #communauté
http://www.galleryofphotography.ie/wp/wp-content/gallery/lauren-mcgookin/laurenmcgookin_flag.jpg

Paul Nulty charts his mother’s experience as a returning emigrant attempting to settle again in the midlands in his series I’m Looking at our Place
–-> #migration #migration_de_retour #retour
http://www.galleryofphotography.ie/wp/wp-content/gallery/paul-nulty/hawthorne-close.jpg

Pete Smyth revisits his portrait of people in his own community in Tallaght after a period of 21 years in his series A View from the Dearth
–-> #communauté #Tallaght
http://www.galleryofphotography.ie/wp/wp-content/gallery/pete-smyth/the_mcmahons_1990_web.jpg

Una Spain records poignant traces from St. Brigid’s de-commisioned Victorian institution for the mentally ill in Ballinasloe.
–-> #hopital #hopital_psychiatrique #Ballinasloe
http://www.galleryofphotography.ie/wp/wp-content/gallery/una-spain/una_spain-2.jpg

cc @albertocampiphoto

July 23 2013

Cédric Durand (dir.), En finir avec l'Europe

Cédric Durand (dir.), En finir avec l’Europe
http://lectures.revues.org/11954

L’ouvrage fait la démonstration que l’Europe, dans sa forme actuelle, c’est-à-dire néolibérale, condamne les peuples qui la composent à l’austérité budgétaire et à la déflation salariale. Aucune politique monétaire n’est possible dès lors que la Banque Centrale Européenne, qui jouit d’une indépendance à l’égard du politique, a pour seule et unique mission de garantir la stabilité des prix. Aucune politique budgétaire n’est possible dès lors que l’on accepte de se soumettre à une norme arbitraire limitant les déficits publics à 3 % du PIB. Norme qui a été vigoureusement renforcée par le Traité sur la stabilité, la coordination et la gouvernance, entré en vigueur au 1er janvier 2013. Même la dévaluation monétaire, arme efficace dans un système de changes flottants, ne peut être utilisée sans remettre en cause les fondements de l’union monétaire. Inspirés par Gramsci, Cédric Durand et Razmig Keucheyan qualifient cette situation de « césarisme bureaucratique »3. Ce n’est en effet pas la moindre des contradictions que l’Europe néolibérale ait réussi le tour de force de produire une situation économique qui n’a rien à envier aux dogmes de la planification soviétique.

Pas nouveau, mais toujours bon à rappeler.
Et encore

Pour comprendre pourquoi, comme le disent les auteurs, « la crise européenne est une crise des intellectuels organiques du projet européen » (p. 104), il faut se rappeler la violence de l’éditorial de Serge July du 30 mai 2005 intitulé « Chef-d’œuvre masochiste ». La victoire du « non » célébrait donc pour cet éditorialiste la victoire d’un « populisme » aigri contre l’ouverture souriante aux bienfaits apportés par la globalisation financière. Une crise financière plus tard, il faut effectivement s’interroger, à l’invite de Razmig Keucheyan et Cédric Durand, pour savoir où sont passés les « intellectuels organiques » du projet européen ? Fédéric Lordon avait, dans un article salutaire de 2008, commencé l’inventaire des économistes « disqualifiés » par leur aveuglement face à la réalité de l’événement11. La tâche est d’ampleur mais elle mériterait d’être poursuivie au-delà de cette seule discipline.

#Europe #crise

July 17 2013

Austerity government appointed in the Czech Republic - World Socialist Web Site

Austerity government appointed in the Czech Republic - World Socialist Web Site

http://www.wsws.org/en/articles/2013/07/17/czec-j17.html

Austerity government appointed in the Czech Republic
By Markus Salzmann
17 July 2013

A transitional cabinet was sworn into office in the Czech Republic last Wednesday, four weeks after a corruption scandal led to the resignation of Prime Minister Petr Necas and his right-wing government.

#république_tchèque #tchéquie #austérité #crise

July 11 2013

L'image de la ville de Detroit à travers le People Mover : ville perçue ou ville pratiquée ?

L’image de la ville de Detroit à travers le People Mover : ville perçue ou ville pratiquée ?

http://echogeo.revues.org/13435

Principale ville de l’État du Michigan, Detroit est fondée en 1701 et devient une ville portuaire importante. Dès la fin du XIXe siècle, elle est la ville de l’industrie automobile américaine et connaît une croissance fulgurante. Puis, tout au long du XXe siècle, la croissance démographique est en forme de pyramide : elle a autant progressé les cinquante premières années qu’elle a chuté les cinquante suivantes. En 2007, Detroit est la onzième ville des États-Unis avec 920 000 habitants mais dans les années 1950, elle était la quatrième ville américaine totalisant 1 850 000 d’habitants. Le dernier recensement prolonge la baisse démographique (700 000 habitants en 2010). Ce phénomène de forte croissance puis de forte chute apparaît comme un cas unique sur le plan urbain, faisant d’elle une shrinking city singulière à étudier (Fol & Cunningham-Sabot, 2010).

#détroit #états-unis #crise

July 09 2013

Financial Crisis Just a Symptom of Detroit's Woes - NYTimes.com

Financial Crisis Just a Symptom of Detroit’s Woes - NYTimes.com

http://www.nytimes.com/2013/07/09/us/financial-crisis-just-a-symptom-of-detroits-woes.html?nl=todaysheadlines&em

Detroit, l’agonie, suite et pas fin (hélas)

DETROIT — A question unimaginable in most major American cities is utterly commonplace in this one: If you suddenly found yourself gravely ill, injured or even shot, would you call 911?

#detroit #états-unis #crise #agonie

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