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October 21 2013

« Toxic Somalia », documentaire vidéo de Paul_Moreira

"Toxic Somalia", #documentaire #vidéo de #Paul_Moreira
http://www.arte.tv/fr/la-somalie-d-un-chaos-a-l-autre-toxic-somalia/3905174,CmC=3905312.html

Déverser une tonne de déchets toxiques le long des côtes somaliennes ne coûte que 2,50 dollars. C’est la décharge la moins chère du monde, et une source de bénéfices confortables pour les Occidentaux. Mais ces polluants anéantissent les ressources maritimes, provoquent des malformations génétiques et des cancers chez les enfants... Afin de protéger leurs côtes et tout simplement de survivre, les Somaliens ont abandonné la pêche et se sont tournés vers la #piraterie. Parallèlement, les réseaux mafieux responsables des trafics d’armes et de déchets prospèrent...

Qui déverse ces déchets ? Qui en tire profit ? Deux journalistes italiens ont déjà perdu la vie en 1994 pour avoir posé ces questions. Ce documentaire ouvre à nouveau l’enquête, qui nous emmène du côté de la mafia italienne, des #pirates somaliens et des #trafics entourant la gestion des #déchets nucléaires. Paul Moreira s’est notamment rendu à Hobyo, une ville contrôlée par les pirates, et à Mogadiscio, où kidnappings et attentats sont fréquents. Les témoignages qu’il a recueillis sont exceptionnels.

« Toxic Somalia : l’autre piraterie », documentaire sur le trafic des déchets toxiques en Somalie
http://www.rfi.fr/afrique/20110507-toxic-somalia-autre-piraterie

« Il y a deux types de pirates : ceux qui attaquent les navires et ceux qui vident nos mers du poisson et déversent des déchets toxiques ». Les propos d’Ali, membre du conseil d’Hobbyo, la « capitale de la piraterie » somalienne, en conclusion du documentaire de Paul Moreira, donne la clé du titre : Toxic Somalia : l’autre piraterie.

Le documentaire
https://www.youtube.com/watch?v=Jd-KdAi7QXg

#Somalie #Afrique

September 29 2013

« Ne vivons plus comme des esclaves », un film de Yannis_Youlountas

« Ne vivons plus comme des esclaves », un #film de #Yannis_Youlountas
http://nevivonspluscommedesesclaves.net

Venu des catacombes grecques de l’Europe, un murmure traverse le continent dévasté : « Ne vivons plus comme des esclaves » (prononcer « Na mi zisoumé san douli » en grec). Sur les murs des villes et sur les rochers des campagnes, sur les panneaux publicitaires vides ou détournés, dans les journaux alternatifs et sur les radios rebelles, dans les lieux d’occupation et d’autogestion qui se multiplient, tel est le slogan que la résistance grecque diffuse, jour après jour, et nous invite à reprendre en chœur sur les mélodies de ce film à ses côtés. Un grand bol d’air frais, d’enthousiasme et d’#utopies en marche, venu de la mer Égée.

https://www.youtube.com/watch?v=rpqk24qvoR4

Pourquoi un film #gratuit ?

NE VIVONS PLUS COMME DES ESCLAVES s’adresse à celles et ceux qui souffrent – en Grèce, en France et ailleurs –, qui peinent non pas seulement à vivre, mais, de plus en plus, à survivre…
– Nous ne voulons pas que l’accès à ce film leur coûte l’équivalent d’un repas, même le plus frugal.

NE VIVONS PLUS COMME DES ESCLAVES s’adresse à celles et ceux qui résistent, vivent à la marge, inventent d’autres modes d’existence moins absurdes, aliénés ou compromettants ; ceux dont la lutte courageuse est souvent au prix de sacrifices socio-professionnels et, par conséquent, budgétaires, par souci de cohérence ou, tout simplement, bannis par les dirigeants du monde du travail…
– Nous ne voulons pas que l’accès à ce film leur coûte le moyen de réaliser une action de résistance, même la plus modeste.

NE VIVONS PLUS COMME DES ESCLAVES s’adresse à celles et ceux qui s’interrogent, doutent de plus en plus du système actuel et de son évolution, s’attristent de voir toujours plus de souffrance et de dévastation autour d’eux et ne peuvent se satisfaire de chercher un bonheur précaire et discutable dans un océan de malheur qui s’étend et nous submerge les uns après les autres.
– Nous voulons que l’accès gratuit à ce film participe à les faire réfléchir et contribue à étendre le débat sur la nécessité de rompre avec la marchandisation du monde et de l’humain ; marchandisation qui frappe jusqu’aux outils et matériaux essentiels à l’amplification de la lutte et à la création d’alternatives.

A l’inverse, pour ces derniers, notre souscription de soutien (http://nevivonspluscommedesesclaves.net/spip.php?rubrique3) est l’occasion de contribuer authentiquement – et non sous la forme d’une charité quelconque – à nourrir la pensée et l’action de ceux qui précèdent : donner à celles et ceux qui souffrent la force de se lever ou – au moins – de se sentir vraiment soutenus, et à celles et ceux qui résistent un témoignage d’affection, d’estime et d’encouragement à persévérer dans l’adversité.

En Grèce, en France et ailleurs, quotidiennement, des milliers de personnes humbles et extraordinaires croient encore qu’un autre monde est possible et le prouvent. Par leurs actes, ils témoignent que l’être humain est capable de grandes choses : non pas de constructions technologiques rutilantes ni de coups d’éclats sportifs, financiers ou militaires salués dans la gabegie par le spectacle, mais tout simplement de persévérance, d’amour et de dignité.

Alors que le système distille, chaque jour toujours plus, la résignation, l’égoïsme et la peur, il ne tient qu’à nous, partout, selon nos moyens, de répandre leurs antidotes : la persévérance, même dans l’adversité, l’amour indéfectible de l’humanité – parce qu’elle est capable d’autre chose – et la dignité de résister au système qui la tyrannise et la rend méconnaissable.

#Grèce #autogestion #alternatives #expérimentation_sociale #vidéo #documentaire #anticapitalisme #crise #luttes #extrême_droite

August 16 2013

Le triomphe de la technique sans culture et de la rationalité du rendement... Un monde suffocant,…

Le triomphe de la technique sans culture et de la rationalité du rendement... Un monde suffocant, clinique, productiviste désincarné, et déshumanisé !
Cela donne une résonance vide et glaciale dans notre rapport à ce que nous produisons.
Le film est suffocant, esthétisant jusqu’à l’excès mais le résultat est fascinant comme pris dans une spirale ou ce que l’on nous donne à voir n’est rien d’autre que le monde tel qui se construit et s’impose à tous ?

Notre pain quotidien(2007) un film documentaire de Nikolaus Geyrhalter
http://www.dailymotion.com/video/xfuup9_notre-pain-quotidien-1-5_news?search_algo=2

Une analyse du documentaire par Cédric Mal
http://cinemadocumentaire.wordpress.com/2011/02/10/notre-pain-quotidien-nikolaus-geyrhalter

La #production #alimentaire #industrielle, cela va de soi dans nos #sociétés #modernes, connaît ce qu’il se fait de mieux en matière technologique. Question de #rentabilité #économique. Nikolaus Geyrhalter s’équipe aussi de ce qu’il se fait de mieux de matériel numérique Haute Définition pour dépeindre en de puissants tableaux ces lieux étranges, beaux et horribles à la fois, dans lesquels se fabrique chaque jour #notre_pain _quotidien. Des #élevages de poulets aux #abattoirs, des #serres aux #usines de #conditionnement de #fruits, c’est l’intégralité du #processus de #transformation #alimentaire qui défile dans ce #film dénué de commentaires et d’interviews.
A l’extérieur, le grand angle systématique laisse le champ libre à l’horizon pour composer des #plans terriblement ouverts. Le #cinéaste filme des #paysages monumentaux qui s’étendent à perte de vue et de nuit. Les usines, vastes et #futuristes ensembles lumineux, semblent #irréelles. On pénètre souvent dans ces endroits en plongée, et les choses n’en deviennent que plus indiscernables. Les #vaches ne ressemblent à des vaches et les #cochons à des cochons qu’après un temps de minutieuse observation. Un temps où nos yeux se promènent, incertains, à la recherche d’éléments de compréhension et de discernement. La longueur des plans-séquences laisse généralement advenir les frémissements d’un mouvement qui participe à l’éclaircissement de ces énigmes visuelles. Ce suspense figuratif, soutenu par la beauté des lumières et la #picturalité de certaines #images, agit comme un principe #esthétique maintenant l’intérêt tout au long du film.

http://www.dailymotion.com/video/xfv0oz_notre-p-in-quotidien-2-5_travel

Formellement, la #composition #plastique enferme souvent le spectateur dans une effroyable sensation claustrophobique. Les lieux, couloirs de la mort #animale ou allées d’#arbres fruitiers, sont représentés au travers de #cadres #cloisonnés qui focalisent le regard. Un point de fuite central et une profonde perspective structurent les images bordées de #chair ou de #nature d’où on ne peut s’échapper. Le parti pris formel opère également en plein champ, par exemple dans ce plan directement puisé dans la La Mort aux trousses : un avion entre puis sort du plan avant de venir épandre son liquide face #caméra. Le #spectateur, là encore, est pris au piège de la #représentation, dans une position de victime.

http://www.dailymotion.com/video/xfv22v_notre-p-in-quotidien-3-5_travel?search_algo=2

Dans son film, Nikolaus Geyrhalter soulève un rapport déshumanisé à la nature. Il décrit un monde sans paysan, égalisant par de subtiles analogies les hommes, les machines et les produits. Le roulement des œufs sur le tapis est le même que celui des pommes dans leur bassin, le déplacement des porcs vers l’abattoir n’est pas sans évoquer le ballet des hommes dans les couloirs, et la batteuse de la moissonneuse effectue la même course que l’éolienne.

Quand la caméra s’embarque sur les tracteurs, elle s’attarde autant sur l’homme que sur l’engin agissant. A terre, lorsque le cinéaste suit des figures humaines dans leur labeur, ce sont des outils assujettis à l’industrie qu’il filme. Peu de différences entre l’homme qui sélectionne les poulets armé de son bras aspirant et le tracteur qui déploie lui aussi ses bras pour fertiliser le sol. Il n’y a pas de personnages, d’ailleurs, dans ce documentaire : les figures humaines, automatisées et muettes, ne sont pas incarnées. A l’heure de la pause, les employés dégustent leur pain quotidien. Si l’humanité devient alors figurativement centrale, le langage, lui, reste absent.

http://www.dailymotion.com/video/xfvicy_notre-p-in-quotidien-4-5_school?search_algo=2

(...)

Description des fermes modernes ou critiques de l’industrie agroalimentaire : le film, universel dans sa forme, est construit de telle manière qu’il laisse chacun faire son choix. Petit à petit, on peut simplement se renseigner sur la cueillette des olives ou sur l’histoire de l’élevage-abattage des porcs. La composition chronologique qui établit des chaînons didactiques entre certains plans va en ce sens. On peut aussi s’insurger devant les souffrances animales. La progression dramatique vers l’horreur (figurative) l’autorise : à mesure que le film avance, le sang se déverse de plus en plus abondamment et le rouge inonde bientôt la représentation des exécutions bovines difficilement soutenables.

http://www.dailymotion.com/video/xfvinx_notre-p-in-quotidien-5-5_lifestyle?search_algo=2

#Nikolaus_Geyrhalter #Productivisme #Mondialisation #Capitalisme
#Documentaire #Vidéo

August 12 2013

« Werner_Herzog signe un film contre les textos au volant (en anglais) »

« #Werner_Herzog signe un film contre les textos au volant (en anglais) »
http://www.rue89.com/rue89-culture/zapnet/2013/08/11/cineaste-werner-herzog-signe-film-contre-les-textos-volant-anglais-244874

Le documentaire, « From One Second To The Next » (« D’une seconde à l’autre ») dure 35 minutes et est produit par l’opérateur téléphonique américain AT&T dans le cadre de sa campagne de prévention « It Can Wait » (« ça peut attendre »).

Herzog y fait témoigner les proches de quatre victimes d’un accident de la route provoqué par un conducteur rédigeant ou lisant des SMS au moment fatal.

https://www.youtube.com/watch?v=_BqFkRwdFZ0#at=769

#voiture #mort #vidéo

August 08 2013

August 07 2013

La Norvège entre ouverture sur le monde et repli sur soi | Entre ouverture sur le monde et repli…

La Norvège entre ouverture sur le monde et repli sur soi | Entre ouverture sur le monde et repli sur soi | I love Democracy | Monde | fr - ARTE

http://www.arte.tv/fr/la-norvege-entre-ouverture-sur-le-monde-et-repli-sur-soi/7550484,CmC=7593858.html

La Norvège entre ouverture sur le monde et repli sur soi

I love democracy

Le pays était jusqu’à maintenant protégé des crises économiques, des défis de l’immigration de masse et des problèmes sociaux de l’Europe. Mais la bulle d’utopie est en train d’éclater.
La social-démocratie norvégienne est née pendant la période de reconstruction, après la Deuxième Guerre mondiale, sur une plate-forme de consensus entre tous les partis politiques. La transparence, la communauté, la confiance dans le gouvernement et entre citoyens, l’égalité, la parité, le partage des richesses, la sécurité et la paix sont les fondements de ce modèle. Ces valeurs énoncées peuvent paraître utopiques. Pourtant, pour les à peine cinq millions d´habitants de la Norvège, elles sont bien une réalité. Avec le deuxième PIB par habitant le plus élevé d´Europe et un taux de chômage de 3,6 %, l’économie n’est guère un enjeu pour les prochaines élections.
Alors qu’en Egypte et en Turquie les gens descendent dans la rue et se battent jusqu’à la mort pour défendre leurs idées, les Norvégiens, eux, n’ont pas besoin de manifester pour faire entendre leur voix. Il leur suffit d’organiser une pétition, d´écrire une lettre ou d´arrêter le Premier ministre alors qu’il passe en vélo sur le chemin de son bureau : la vie politique est très accessible aux citoyens norvégiens.

#norvège #perception #documentaire #film #vidéo

August 06 2013

« The architecture of Sound », par Tanya_Harris (interview par Soundry)

“The architecture of Sound”, par #Tanya_Harris (interview par #Soundry)
http://soundry.com/tanyaharris

You made recordings of churches around London to eventually produce your own sound patterns. How exactly did you record these different acoustics and turn them into visible vibration ?

Inspired by Alvin Lucier, a music composer who discovered a technique to record the resonant frequency of a space. I recorded the silence of the church and then played this recording back into the church while re-recording it. I repeated this process over and over again until the resonant frequencies of each church became audible.

Building my own cymatic experiment enabled me to see the hidden geometry of sound. It consists of a 450 watt amplifier that I made which is attached to a 15 inch bass speaker cone. I vaccum formed the speaker with thin plastic which allowed me to put water inside the speaker. When frequencies are played through the speaker- the water arranges itself into geometric patterns.

http://soundry.com/wp-content/uploads/2013/08/Screen-Shot-2013-08-05-at-11.14.42-208x300.png

Your photographs of oscillating water surfaces are beautiful: how did you catch them and how did you then turn them back into stone ?

I took these pictures in a dark environment. I used an angle-poise magnifying lamp and positioned it over the water in the speaker so that it created a ring of light on the water. I removed the magnifying glass and took the pictures through the centre of the circular light.

Having photographed the pattern, I created a vector and laser graved the pattern onto the stone that the churches were made from.

http://soundry.com/wp-content/uploads/2013/08/Screen-Shot-2013-08-05-at-11.14.54-233x300.png

Les expériences explicitées : “What architecture does sound orchestrate?”
https://www.youtube.com/watch?v=lfJj74OXhEU

Le site de Tanya Harris
http://www.tanyaharris.co.uk

#architecture_sonore #son #art #photograhie #images #vidéo #représentation

August 04 2013

*le surréalisme n'aime pas perdre la raison ; il aime ce que la raison nous fait perdre*…

le surréalisme n’aime pas perdre la raison ; il aime ce que la raison nous fait perdre

Ferdinand Alquié

André Breton par Marguerite Bonnet
http://www.jose-corti.fr/auteursfrancais/breton2.html

Cet #homme de la #quête n’a jamais eu le goût des #voyages lointains. A l’errance de Breton, suffisent la #ville et les #rues ; homme du voyage #intérieur, il demeure avant tout un sédentaire et un #terrien : « la grande #aventure #mentale » est tout ce qu’il importe de courir.

[Ses] premiers #textes, tout appliqués qu’ils soient au bien-dire, nous emmènent au-delà des influences, vers les constantes d’une nature qui cherche, d’emblée, dans la culture, ce qui s’accorde à ses directions instinctives.

http://www.youtube.com/watch?v=1rwHcEo4JY4

A l’écoute des #œuvres de son #temps pour reconnaître vers quoi tend sa propre sensibilité, il la découvre plus accordée, dans ses oscillations, à l’inéprouvé, à l’#inattendu, au #mouvant, qu’à la #permanence du connu, si parfaite qu’en soit la réalisation. Ce qui bouge, même s’il est difficile de saisir le sens du #mouvement, supplante pour lui ce qui demeure.

Il s’oppose en #art à toute anecdote – « Ecrire n’est pas forcément raconter » – comme à la représentation de la vie réelle, même interprétée, la jugeant « à peine moins servile que l’imitation fidèle » ; il veut atteindre à une #réalité autre qui, #tangentielle à celle du #monde #objectif, appartient en propre à l’œuvre et impose de ne la juger que selon ses propres lois.
(...) Fort de l’exemple de la peinture de #Braque et de #Picasso, c’est pour une existence pleinement autonome de l’œuvre qu’il combat, refusant de la rapporter avant tout à un réel préexistant. Mais il ne tombe pas non plus dans le #formalisme : « aucune #liberté formelle ne pourra jamais remplacer ce que est l’#âme même de la poésie ».
(...) Ce qui vient, ce qui, furtivement, est déjà arrivé, c’est la certitude que l’#écriture #automatique délivre, irréfutable : il faut que le poème meure pour que la poésie vive.

L’expérience de l’#automatisme, dès le premier moment, tend à supprimer ou du moins à affaiblir l’opposition entre ce qui est en nous et ce qui est hors de nous, l’arbitraire n’étant arbitraire que pour notre ignorance et ouvrant en réalité en direction du monde comme des êtres, une autre voie de #connaisssance et de #communication.

Le caractère « sans précédent » des #Champs_magnétiques, selon l’expression d’#Aragon, leur est donné non seulement par la méthode d’édriture dont lils relèvent, mais aussi par la visée à laquelle pour Breton ils répondent. Dans la grande quête parfois hagarde où, depuis 1916, il se trouve engagé pour confondre l’aventure poétique t la vie, ils marquent un tournant, mais un tournant périlleux : "Les Champs magnétiques dit #André_Breton dans ses notes, « c’est le désir d’écrire un livre dangereux ».

La poésie de toutes parts, déborde les poèmes ; elle déborde le #langage même ; elle se fait existence. En choisissant de s’abandonner à la parole en dérive, Breton trouve provisoirement un solution au #conflit angoissant de l’écriture et du silence ÷ il n’écrit plus, il est écrit. C’est pourquoi l’écriture automatique figure alors une délivrance.

La notion de surréalisme (…) rassemble sous l’appellation d’automatisme psychique, à côté de l’écriture, tous les modes d’expresion découverts – et à découvrir – capables d’amener au jour sans médiation réflexive les pulsions de l’inconscient dont la réalité enfouie s’oppose aux « #réalités_sommaires » de la #conscience. Le second temps de la définition, annoncé comme l’acception #philosophie du terme, vise à fonder en raison le surréalisme en l’établissant « sur la croyance à la réalité supérieure de certaines formes d’associations négligées jusqu’à lui, à la toute-puissance du #rêve, au jeu désintéressé de la #pensée ». C’est dire que l’homme n’est pas ce qu’il croit être et que la méthode de connaissance définie par l’#automatisme lui révèlera sa vraie nature, « les étendues illimitées où se manifestent ses désirs ».

Rien dans le Manifeste ne postule une #transcendance ; il n’y a pas d’ambiguïté dans la revendication qui ferme la définition ; non content d’assigner pour tâche au surréalisme l’expression du « fonctionnement réel de la pensée », Breton lui attribue le pouvoir de changer l’existence, ici et maintenant.
Réduire le Manifeste à une #déclaration de guerre à la raison est simplifier excessivement les #choses ; c’est à l’#avènement d’une nouvelle raison qu’il œuvre, celle qu’invoquait #Rimbaud, raison plus large, capable d’intégrer l’ensemble de la réalité humaine. #Alquié,[dans sa Philosophie du surréalisme] est tout à fait fondé à écrire : « le surréalisme n’aime pas perdre la raison ; il aime ce que la raison nous fait perdre ».

#Littérature #Poésie #Peinture #Surréalisme #Psychisme #Psychanalyse #Dada #Tristan_Tzara Livres #Vidéo

July 27 2013

La bataille du Chili est sans conteste un des plus saisissants films politique qui m'ait été donné…

La bataille du Chili est sans conteste un des plus saisissants films politique qui m’ait été donné de voir.
Le cinéaste et son équipe arrivent à capter cet instant si fragile ou la conscience politique collective du « peuple de gauche » entend le bruit des bottes et de la cravache de la soumission. les poings levés vont être coupés, l’ordre bourgeois, patronal, et militaire va régner. Une résistance sans armes va s’opérer jusqu’à la chute finale.
Bouleversant de voir comment une telle volonté politique d’organiser les moyens de productions, la répartition des richesses, et de la propriété va être écrasée par les forces les plus réactionnaires et conservatrices du pays.

La bataille du Chili (1973) un film documentaire en trois parties de Patricio Guzman avec la collaboration entre autres de Chris Marker

Ici est présenté la première partie :
L’insurrection de la bourgeoisie

http://www.dailymotion.com/video/x8ujr2_la-bataille-du-chili-1-sur-

Une analyse du film par Rosa Llorens
http://www.legrandsoir.info/la-bataille-du-chili-40-ans-apres-21028.html

Le #film, tourné pendant la présidence d’#Allende, dans des conditions dramatiques, pourrait s’intituler #Chronique d’un Coup d’État annoncé : effectivement, dès la victoire d’Allende aux élections de septembre 1970, les #partis_politiques de #droite, les secteurs #radicaux de l’#armée et la #CIA avaient mis au point la stratégie du #chaos qui devait conduire au #coup_d_État.
La grande difficulté, pour l’équipe de #tournage, dit P. Guzman, était le décalage entre le peu de moyens matériels (le film fut tourné grâce à la #pellicule offerte par #Chris_Marker, et monté, après le coup d’État, à #Cuba) et la masse d’#événements et l’#effervescence des années 70-73 : il fallait choisir et planifier ce qu’on allait couvrir ; les choix furent judicieux, puisqu’on suit le film dans l’angoisse, l’estomac noué, revivant les possibilités extraordinaires de cette période, tout en pensant aux #tragédies #humaines auxquelles elle a abouti ; mais on assiste aussi, au-delà du #documentaire, à de grands moments de #cinéma.
Les #séquences font alterner trois groupes, trois centres de #pouvoir : les #ouvriers dans leurs #usines, la #droite_parlementaire appuyée sur l’#armée, et, entre les deux, Allende et le gouvernement d’#Unité #Populaire.

http://www.dailymotion.com/video/x8ulm1_la-bataille-du-chili-2-sur-5_news

Face à la #stratégie de tension et de #sabotage de la part de la droite, Allende ne pouvait compter que sur le #peuple : il a donc encouragé les ouvriers à s’#organiser, ce qu’ils ont fait avec une détermination et une efficacité impressionnantes ; les usines passent entre les mains du peuple, constituant les nouveaux « #cordones », où le travail est inséparable des #actions_de_défense : on voit les ouvriers dresser des #barricades et obliger la police mais aussi le #gouvernement, qui voulait revenir sur ces nationalisations sauvages, à reculer.

Mais le moment le plus fort, c’est l’assemblée des responsables de cordones face à la direction des #syndicats, la #CUT, où les #communistes jouent un rôle (modérateur) important. Un ouvrier, visiblement exaspéré par les discours du responsable de la CUT, prend la parole : « Vous nous avez demandé de nous organiser, nous nous sommes organisés - mais pour quoi faire ? Les #camarades sont fatigués de s’entendre dire que ce n’est pas le moment, qu’il faut rendre des usines, parce qu’elles appartiennent à la reine d’Angleterre ou à des #banques suisses. Les camarades ne comprennent pas, ils veulent agir pour soutenir notre camarade #Président. »

http://www.dailymotion.com/video/x8um4k_la-bataille-du-chili-p-guzman-3-sur_news
(...)

Pendant ce temps, la droite déroule son plan. L’armée suit sa propre #politique : elle encercle les usines pour vérifier qu’il ne s’y cache pas d’armes, fouillant et arrêtant les ouvriers - sans qu’elle ait jamais rien trouvé ; mais ces opérations servent à étudier les lieux possibles de #résistance et à habituer les jeunes #soldats à #affronter les ouvriers. Parallèlement, la « #société_civile », appuyée par les #médias (ou du moins 75% des médias) s’organise : en 1972, la grève des #transporteurs routiers paralyse le pays ; les « ménagères » typiques, en grosses lunettes de soleil de marque et coiffure au brushing impeccable, celles auxquelles les médias français donnaient toujours la parole pour rendre compte de la situation au Chili, collectent des fonds pour soutenir les grévistes (déjà subventionnés par la CIA) et les médias accusent le gouvernement d’atteinte à la #propriété_privée quand il essaie de #réquisitionner les camions.

http://www.dailymotion.com/video/x8vwjm_la-bataille-du-chili-p-guzman-4-sur_news

Entre les deux, il y a Allende, fidèlement soutenu par des #manifestations #populaires, et toujours respectueux de la #Constitution, même quand la droite fait assassiner son aide de camp, le commandant #Araya, pour le couper des secteurs #loyalistes de l’armée. La séquence des funérailles d’Araya est la plus magistrale du film : on voit, littéralement, les officiers supérieurs, filmés en plan américain, se féliciter, dans le dos d’Allende, de leur succès et se concerter pour les étapes suivantes du plan. Guzman explique comment il a obtenu cet effet de naturel : il avait juché, bien en vue, un cameraman sur une chaise, pendant qu’un autre, plus discrètement, avec un zoom, prenait les vraies images. Mais que pesait le soutien des ouvriers aux mains_nues face aux #tanks et à l’aviation ? L’issue de la #confrontation, on la connaît, et le film nous fait entendre le dernier message d’Allende, depuis la #Moneda bombardée : « Que mes paroles soient le châtiment de ceux qui ont trahi », « Je paierai avec ma vie la loyauté du peuple », « L’#histoire est à nous et elle est faite par le peuple », bientôt, de nouveau, « s’ouvriront les larges avenues par où passe l’#homme #libre pour #construire une #société #meilleure ».

http://www.dailymotion.com/video/x8w0ls_la-bataille-du-chili-p-guzman-5-sur_news

#Chili #Salvador_Allende #Patricio_Guzman #Commando_communal #Nationalisation #Expropriation #Capitalisme #Socialisme #Marxisme #Fascisme #Ordre #Etudiant #Etats_unis #La-bataille_du_Chili #Vidéo

July 25 2013

« Disparition d'un grand poète écouteur et peintre du sonore »

« Disparition d’un grand poète écouteur et peintre du sonore »
http://desartsonnants.over-blog.com/disparition-d-un-grand-po%C3%88te-%C3%89couteur-et-peintre

Le monde du sonore est en deuil.

Le 10 juin 2013, à 88 ans, #Knud_Viktor, celui qui a fait émerveillé nombre d’oreilles en leur faisant découvrir le chant d’un lapin qui rêve, des fourmis qui courent, des vers qui grignotent le bois est décédé accidentellement à Copenhague, sa ville natale qu’il avait rejointe en 2011.

Knud Viktor, à l’origine peintre, est venu il y a de nombreuses années pour chercher, sur les trace de Van Gogh, les fameuses lumières et couleurs de la Provence. Il s’installe dans le #Lubéron est est très vite fasciné par les sons des garrigues, à tel point qu’il deviendra, de ses propres dire, un peintre sonore.

Écoutant sans cesse, bricolant moultes formes de microphones, de paraboles maison pour traquer l’infime sonorité, le micro-son, il créera dés lors tout un univers sonores poétique, inouï et captivant.

Il a ainsi vécu 50 ans dans un hameau reculé, au pied des gorges du Régalon, en artiste à la fois très chaleureux et très discret, pour ne pas dire un brin sauvage, quasi ermite.

http://img.over-blog-kiwi.com/0/56/07/43/201307/ob_35dd21248783c8a2634078ff74d92085_knud-viktor.jpg

« Knud VIKTOR, le chantre du Luberon » (vidéo)
http://www.ina.fr/video/RAC00003469

Avez-vous déjà entendu le bruit d’un ver dans un fruit, celui d’un cochon d’Inde dans le ventre de sa mère, capté les messages qu’échangent les vers à bois dans les galeries qu’ils ont creusées dans votre armoire ou votre lit ? Knud VIKTOR l’a fait. Percevant l’imperceptible, il a enregistré sur son magnétophone des milliers de sons qu’il recueille, mélange, transforme, depuis dix-sept ans, pour réaliser la « peinture sonore » de sa montagne bleue du Luberon. Il ne considère pas qu’il s’agit de musique. A l’origine, peintre, graveur, photographe, il explique pourquoi il s’est tourné vers le monde des sons. Il a commencé par réaliser des courts-métrages en Noir et Blanc sur les cigales et peu à peu, « le son l’a pris ». Il parle de ses premiers enregistrements. Il a conçu une symphonie qu’il a appelée « Images du Luberon ». Pour vivre, il cultive une vigne et son jardin.

« Le monde sonore de Knud Viktor »
http://phonurgianova.blog.lemonde.fr/2009/09/15/le-monde-sonore-de-knud-viktor

Né en 1924 à Copenhague, Knud Viktor est un des précurseurs de l’#art_sonore. Il est l’un des premiers à s’être intéressé au #paysage_sonore non comme matériau à retravailler (à la différence de la musique concrète), mais comme espace à expérimenter humainement avec des micros. Il vit au pied des Gorges du Régalon, dans un site d’une beauté à couper le souffle qu’il n’a pas quitté depuis 50 ans, et dans lequel il a puisé tous les sons de son œuvre. Egalement photographe, cinéaste et vidéaste, il a passé une grande partie de sa vie juché sur des rochers pour capter les sons provoqués par l’érosion, ou à plat ventre dans la garrigue pour intercepter les palabres des fourmis.

http://phonurgianova.blog.lemonde.fr/files/2009/09/autour-dimage-10-9min23-3.1253820983.mp3

« Knud Viktor, l’homme qui écoute les fourmis » (vidéo)
http://www.terre.tv/fr/174_knud-viktor-lhomme-qui-ecoute-les-fourmis

A quatre pattes dans les fourrages, il tend l’oreille. Une petite voix l’appelle. Cela pourrait être celle des fourmis, qu’il observe depuis tant d’années. Mais c’est celle de sa femme. Chut, écoutez...

« Rencontre avec Knud Viktor » (vidéo)
http://www.ina.fr/video/00339692

Magazine consacré à la musique électroacoustique, aux nouvelles technologie, aux studios, machines et compositeurs, qui propose, aujourd’hui, le portrait du compositeur danois, Knud VIKTOR, installé dans le Lubéron depuis 20 ans, qui se définit tout d’abord comme un plasticien. Extraordinaire auditeur du silence, il enregistre avec patience les moindres bruissements de la nature végétale et animale pour ensuite les manipuler sur des bandes magnétiques. Alternance de l’interview de celui ci chez lui et de la diffusion d’ « Ephémères », une de ses oeuvres.

#audio #vidéo #écologie

July 23 2013

L'abolition du système salarial une utopie ? L'empire de la domination masculine sur la sexualité…

L’abolition du système salarial une utopie ?
L’empire de la domination masculine sur la sexualité des femmes a-t-il un fondement capitaliste ?
Serons-nous éternellement prisonniers de ce que nous produisons ?

British Sounds(1969) de jean-Luc Godard, Jean-Henri Roger et Jean-Pierre Gorin (Groupe Dziga Vertov)

http://vimeo.com/54291385

Tourné en février 69, le film est revendiqué après coup par le groupe Dziga Vertov. C’est la première tentative de #Godard pour travailler en #dialogue avec quelqu’un. En fevrier 69, il se lie d’amitié avec un jeune militant #maioste, #Jean-Henri_Roger, qui n’a encore jamais tourné de #film. Il lui propose d’etre #coréalisateur d’un film commandé par une petite #telévison anglaise, #London_week-end televison.
#Jean-Henri_Roger sera ensuite l’un des membres fondateurs de #cinélutte puis coréalisateur de films avec Juliette Bertho, sa compagne, puis réalisteur de longs métrages et comédien dans #Eloge_de_l'amour.
Godard avait déjà tourné #One+one en #Angleterre à la fin de l’été #68. Il applique ici un principe de #Brecht selon lequel il ne faut pas donner d’#images trop complexes du monde. Godard et Roger vont simplifier le #monde avec une série de #plans-séquences longs avec, au maximum, une #idée par #plan.
A Londres ils ne rencontrent pas de #militants #maoïstes mais de la nouvelle #gauche #anglaise, des #trotskistes. London week-end #televison refuse de diffuser le film fini. Il ne sera que très partiellement montré, le 2 janvier 1970, au cours d’un débat qu’il illustre d’extraits. La première projection à Paris se fait lorsque le #groupe_Dziga_Vertov est formé.

#Industrie #Machines #Taylorisme #Aliénation #Travail #Exploitation #Prolétariat #Ouvriers #Bourgeoisie #Politique #Révolution #Luttes-des_classes #Domination #Féminisme #Sexualité #Propriété #Capital #Capitalisme #Marxisme #théorie_de_la_valeur #Communisme #Marchandise #Histoire #Technique #Langage_cinématographique #Documentaire #Vidéo

July 12 2013

"Le son n'est que vibration n'est-ce pas ? Pourquoi ne pas l'avoir dit avant ? Ca ne réveille pas…

« Le son n’est que vibration n’est-ce pas ? Pourquoi ne pas l’avoir dit avant ? Ca ne réveille pas l’imagination ? »

« Entre dans la chambre anéchoïque... écoute ton système nerveux en action. Et écoute ton sang... En circulation... »

John Cage

Pour une approche poétique et esthétique de la musique
Sound ?? : John Cage et Roland Kirk de Dick Fontaine(1966)
http://www.youtube.com/watch?v=M8fdYdYm4Io

http://www.poptronics.fr/the-sound-of-silence?var_recherche=john%20cage

« Sound ?? » est un des plus beaux films jamais réalisés sur la #musique, toutes les #musiques. Et c’est peut-être parce qu’il pose l’idée de son, bien plus que de musique, qu’il peut aller aussi loin, fort de deux points d’interrogation qui laissent rêveur et ouvrent vers un questionnement poétique plus que purement esthétique. « #Sound ?? » est d’abord un casting de choc, et même a priori de choc culturel intense, avec un #John_Cage tout en aphorismes profonds et un #Roland_Kirk tout en liesse d’un #hard_bop débarrassé des conventions. Deux figures #iconoclastes certifiées. Mais pour Kirk, ici, une réhabilitation salutaire.

Rahsaan Roland Kirk était un multi-instrumentiste qui jouait de plusieurs embouchures en même temps. Les puristes du jazz n’y voyaient souvent qu’une exubérance futile, au mieux un phénomène de foire virtuose. Si Kirk était hors des radicalités initiées en 1960 par un Ornette Coleman avec #free_jazz, loin aussi de la mystique enragée d’un #John_Coltrane dernière période, il était un visionnaire et passeur sans équivalent. Du fait peut-être de sa cécité, il savait associer au mieux sa musique aux sonorités de son environnement urbain. A cet égard, la communion sonore de Kirk avec les #oiseaux, éléphants et surtout une meute de #loups d’un parc zoologique est un pur moment de bonheur.

Le tour de force de Fontaine, outre l’élégance du montage, c’est de donner la réplique à Cage, de suggérer tout son univers en montrant un autre musicien, un deuxième monde qu’on aurait tort de croire éloigné du premier. A la fin du film, les deux mondes se croisent dans une chambre sourde, une de ces salles anéchoïdes où nulle réverbération sonore n’est possible. Et Cage de crier, avec toutes les forces de l’univers derrière lui et jusqu’au dernier battement de cœur : « Le silence n’existe pas. »

#Jazz #Musique_expérimentale #Avant-Garde #Film #Documentaire #Vidéo

July 02 2013

« Quand les hommes sont morts, ils entrent dans l'histoire. Quand les statues sont mortes, elles…

« Quand les hommes sont morts, ils entrent dans l'histoire. Quand les statues sont mortes, elles entrent dans l'art. Cette botanique de la mort, c'est ce que nous appelons la culture. »
Les statues meurent aussi un court métrage d'Alain Resnais et Chris Marker.
Une démonstration fascinante de la dénaturation d'une culture par une autre culture.
http://www.youtube.com/watch?v=hzFeuiZKHcg

http://www.grecirea.net/textes/06TexteFF08.html

Les statues meurent aussi est un court métrage de 30 minutes consacré à l'art africain, réalisé par Alain Resnais et Chris Marker en 1953. Mais c'est aussi un film sur les ravages du #colonialisme en Afrique et la lutte des classes. Un film qui explique et nous fait ressentir comment la beauté et le mystère de ce que l'on appelait à l'époque art nègre a été avili. On y voit vivre et mourir des objets sacrés. La leçon est #universelle, elle vaut pour tous les arts, toutes les #cultures. Le film prouve, comme le disait Marcel Griaule, que la #pensée africaine est « à la hauteur des #civilisations grecque, romaine, chinoise ou de l'Inde ».
#Les_statues_meurent_aussi est #fondateur d'un genre documentaire qu'on appele aujourd'hui l'#essai_filmique. Préfiguration de ce qui va devenir le cinéma de Marker, il est à la fois démodé sans être dépassé. C'est un diamant noir qui n'a rien perdu de son tranchant. Un morceau de #cinéma définitif, comme les masques qu'il nous dévoile. Il est remarquable que l'art africain et le colonialisme aient été l'objet de ce film singulier. Les censeurs ne s'y sont pas trompés, qui l'ont mutilé pendant de longues années. L'histoire du film Les statues meurent aussi, que je vais esquisser ici, montre comment ce film documentaire s'inscrit l'Histoire. A moins, comme #Godard le propose, que l'#Histoire elle-même ne soit qu'un éclat de Cinéma.
Depuis les années 50, le cinéma a beaucoup évolué, et les commissions de censure ont changé de visage. Parallèlement à la censure politique, qui continue d'exister dans certains pays, notamment africains, il existe une censure #économique et #médiatique qui voudrait empêcher l'existence de films indépendants, en Afrique et ailleurs. Il existe une #standardisation des #représentations du #réel qui voudrait #déposséder les cultures et les #individus de leur capacité à créér leurs propres représentations. Le cinéma documentaire est un prisme de lecture particulièrement pertinent pour le comprendre et, c'est ma conviction, construire une alternative à ce phénomène.

#Art #Anthropologie #Afrique #Colonialisme #Anti-colonialisme #Racisme #Documentaire #Censure #Chris_Marker #Alain_Resnais #Vidéo

June 30 2013

Berlin, ville de la « domestication » et de la « normalisation » de la « société » par la « culture » selon…

#Berlin, ville de la « domestication » et de la « normalisation » de la « société » par la « culture » selon le philosophe #Francesco_Masci dans son essai "L'ordre règne à Berlin" (titre emprunté à un article de #Rosa_Luxemburg) paru aux éditions Allia
http://www.youtube.com/watch?v=opA73140gA4
http://www.lerideau.fr/francesco-masci/6983
Francesco, quel est le point de départ de ce livre ? Pourquoi la ville de Berlin ?

Parce que la nouvelle théorie de la #modernité que j'ai essayé de construire dans mes livres précédents était très bien illustrée par cette #ville. L'Ordre règne à Berlin est différent de mes autres livres, surtout le premier (Superstitions, NDLR), dans lequel il y a encore des échos un peu littéraires presque #postromantiques, surtout dans sa composition par fragments. Mais il n'y a aucune rupture théorique. Depuis mon premier livre je travaille à construire une nouvelle lecture de la #modernité et de son évolution avec comme point de départ l'idée que la culture n'est pas une victime désignée d'une quelque force néfaste et obscurantiste, mais qu'elle participe à la « mise en #ordre » du #monde, qu'elle est une force de conservation plus qu'une force #révolutionnaire.

C'est un #discours qui n'est pas facile à saisir, parce que les gens ont un automatisme : on pense culture, donc on pense forcément à quelque chose de séparé de la #société et meilleur que celle-ci. Il est difficile de comprendre que l'on puisse avoir un regard neutre sur la culture moderne et son histoire qui en arriverait à la conclusion d'une participation active de la « #machine_culture » à l'#organisation sociale. Je voulais rompre avec l'illusion bicentenaire d'abord romantique, puis #avant-gardiste et enfin #adornienne et aussi #debordienne, d'un #pouvoir exorbitant d'ordre presque #religieux attribué aux #images et aux #événements, le pouvoir de sauver un monde a priori jugé mauvais.

Ce que j'ai essayé de démontrer de manière théorique dans mes autres livres, c'est l'emprise de ce que j'appelle la culture absolue sur le réel. J'appelle « #culture_absolue » la machine de #reproduction d'événements ou d'images #autoréférentielles, qui forment l'unique milieu où les individus sont capables de se connaître et de se reconnaitre. Ce #processus de #substitution d'un monde constitué d'#images et d'événements à une #réalité potentiellement #conflictuelle est au centre même de notre modernité, une modernité qui est essentiellement culturelle, c'est-à-dire qui est en train de réaliser les promesses de ses origines grâce à la culture, d'une manière « imaginaire ». La modernité est en train de réaliser ses promesses originaires, l'#émancipation de l'individu vis-à-vis d'une société totale, la promesse aussi d'un sujet entier ayant une maîtrise totale sur le monde, mais elle les réalise dans un espace #aseptisé et séparé de celui de la contrainte #factuelle, du monde de la #technique qui continue pourtant bel et bien à exister.

Ces promesses n'ont pas réalisé par le #politique. Le politique, entendu comme le principe conflictuel de l'#opposition ami/ennemi, à ne pas confondre avec une technique d'organisation que j'appelle la politique. Toute la complexité d'une conflictualité permanente (on peut rappeler par exemple les tumultes des factions des villes de la #Renaissance italienne chéries par #Machiavel), cette conflictualité a été, au cours de la modernité, progressivement écartée, évacuée (sauf dans les moments où elle réapparait dans l'histoire comme hyperviolence). Elle a été remplacée par des conflits imaginaires moralement polarisés qui ne franchissent jamais l'au-delà de cet horizon de la culture absolue dedans lequel ils sont renfermés.

Berlin, qui gardait des restes de cette #division éminemment politique, division inscrite dans la chair même de la ville (le #Mur, mais pas seulement), résume parfaitement l'histoire de ce passage à la culture absolue comme mode de #gestion d'une #société. En vingt ans, depuis la chute du Mur, toute l'histoire et la réalité de la ville a été non seulement effacée, mais transformée dans son essence même, avec une prise de #contrôle absolue de son #territoire, comme nulle part ailleurs en #Occident, par un #imaginaire #abstrait et #allogène.

Quand je parle d'une #réorganisation du territoire même de la ville par la culture, je ne parle pas de la #production d'événements culturels. Bien sûr, il y a des nombreuses #institutions culturelles à Berlin, les #galeries, les #musées, les #fondations, mais ce ne sont pas elles qui font de Berlin la ville où la culture absolue s'est chargée de l'organisation sociale. C'est plutôt une prise de pouvoir d'ordre ontologique

#Culture #Philosophie #Pensée_critique #Esthétique #Technique #Histoire #Urbanisme #Relégation #Allemagne #Einstürzende_Neubauten #Musique #Film #Berlin_Babylon #Hubertus_Siegert #Vidéo #Allia #livre

June 28 2013

La classe ouvrière à vif et à vie ! *Avec le sang des autres (1974) un film de Bruno Muel*

La classe ouvrière à vif et à vie !
Avec le sang des autres (1974) un film de Bruno Muel
http://www.youtube.com/watch?v=3fANWq_CzWY
http://www.dvdclassik.com/critique/a-bientot-j-espere-marker-marret

Dans #Avec_le_sang_des_autres, Bruno Muel peut enfin #filmer cette chaîne de Peugeot qui lui été interdite dans Week-end à #Sochaux.
Là encore, Bruno Muel reprend une forme documentaire classique pour aller au cœur du monde ouvrier de Peugeot. Ce #film, il l'a réalisé seul ou presque. Les #artisans des #groupes_Medvedkine n'ont pu conserver leur passion intacte face à la machine à broyer. Trop de luttes#syndicales, au jour le jour, trop de fatigue, l'usure des corps et des esprits. La #chaîne a repris ses droits et Muel tient à témoigner de sa force destructrice. Avec le sang des autres, c'est la description minutieuse d'une région entière sous la coupe de Peugeot. On découvre l'arbre généalogique de la famille dont les embranchements se répandent à tous les postes clés de Sochaux et des environs depuis des générations. Main mise tentaculaire des homme Peugeots, mais aussi des moyens qui tissent un réseau aux mailles infranchissables. Les employés Peugeot sont allés à l'école privée Peugeot, à l'école d'apprentissage Peugeot, ont joué dans le club de sport Peugeot. Et ils sont enterrés dans des cercueils Peugeot portés par les corbillards Peugeot. Les #habitations (vétustes), la chaîne de magasins RAVI où chacun se rend, les #transports… toute la vie est estampillée Peugeot et il paraît impossible de s'en échapper. Peugeot établit une continuité entre le travail et la vie privée, en abolit les frontières. Sa #gestion de la chaîne, afin d'empêcher qu'une lutte s'organise, il la reprend dans le réseau d'#habitations de la #ville. Sur la chaîne, Peugeot fait de la "gestion logique des placements" en alignant les homme de manière à ce que chaque ouvrier ait le moins possible de points communs avec son voisin. En ville, Peugeot loge ses employés dans un semis de petites #cités mal desservies. Chaque #habitant peut difficilement gagner le centre ou d'autres foyers de #travailleurs, le seul transport en commun est celui qui les mène à l'usine.
L'élément central d'Avec le sang des autres, demeure la chaîne, véritable #monstre #destructeur qui avale la #vie des ouvriers. On ne peut vraiment saisir par l'image toute l'horreur de cette entité. Par ses scènes répétitives du #travail à la chaîne, le film entend décrire l'#aliénation des ouvriers, mais ces longues séquences, déjà interminables, ne peuvent pleinement donner corps à cet longue et usante suite de #gestes toujours #répétés, #reproduits à l'infini, #vidésde #sens. Il faut entendre le plus poignant des #témoignages pour commencer à saisir une once de la #destruction qui est à l'œuvre ici. En voix off, un #employé parle, ou plutôt essaye de parler. Car sa voix est usée, brisée. : "Quand t'as pas parlé pendant neuf heures, tu as trop de choses à dire que tu n'y arrives pas… tu bégaies". Il parle de ses mains abîmées, de ses pouces qu'il ne peut plus plier. Il ne peut plus toucher sa femme, déboutonner les vêtements de ses enfants. Cinq années de chaîne lui ont #volé ses mains. Il nous parle de la #honte, la honte de ce#travail qui n'est pas un #métier, la honte d'#être #soi-même. Il n'a plus de besoins, plus d'#envie. Il ne peut plus #lire, même pas par#fatigue, par #lassitude. "Je ne me dis même plus : à quoi ça sert de lire ? ». Et la #peur chaque jour d'y retourner. Et la peur de ne plus pouvoir y travailler, car après c'est le balai. Et « à 45 ans au balai, à 50 tu es mort".
Une employée parle de ses #rêves #détruits, d'une lutte qu'elle ne peut plus mener. "Le #Socialisme on n'y pense même plus. On ne sait même plus ce qu'on attend (…) le #bonheur on n'y croit plus, seulement par morceaux". Avec #le_sang_des_autres est un documentaire magnifique, aussi poignant que juste dans sa #description du monde ouvrier. Le film se termine sur une #fête entre les ouvriers, des chants, une certaine joie que Muel coupe brutalement par de nouvelles images de la chaîne. Le bruit des machines, qui court tout au long du film, souvent en off sur d'autres images, assourdit toutes ces vies. La douleur vient aussi du fait qu'Avec le sang des autres marque la fin d'un rêve. Les groupes Medvedkine, ce sont 330 minutes d'espoir et de lutte, une lutte souvent joyeuse, des espoirs souvent #mélancoliques. Une expérience unique, un #témoignage du monde ouvrier #indispensable, qui dépasse son cadre historique pour parler de notre époque avec une lucidité rare et#salvatrice.

#Bruno_Muel #luttes_Des_classes #Usine #Taylorisme #Ouvriers #prolétariat #Cités-dortoirs #Capitalisme #Peuples #Exploitation#Domination #Documentaire #Groupes_Medvedkine #Vidéo

Tant qu'il y'aura des dominants et des dominés la lutte des classes aura un avenir infini... *À…

Tant qu'il y'aura des dominants et des dominés la lutte des classes aura un avenir infini...
À bientôt j'espère (1967-1968) un film de Chris Marker et Mariot Marret
http://www.youtube.com/watch?v=VVWBRpT-hRI

http://www.dvdclassik.com/critique/a-bientot-j-espere-marker-marret

Marker filme la grève dans la filature de #Rhodiaceta (groupe Rhônes-Poulenc) de #Besançon en 1967, à la demande de #Pol_Cèbe, #bibliothécaire de l'usine. Cèbe envisage un projet où les ouvriers pourraient prendre en main leur #émancipation par la #réappropriation d'une #culture détenue par la #bourgeoisie. Ses préoccupations rencontrent celles de Marker et Marret qui désirent reproduire l'#expérience du ciné-train du cinéaste #Medvedkine. En 1932, le #réalisateur russe parcourait l'U.R.S.S. à bord d'un train, filmait les ouvriers et leur montrait juste après montage dans la journée le résultat. Application des théories de #Walter_Benjamin (1), l'idée était alors de permettre aux ouvriers de se #voir au #travail, de leur #donner les #outils pour l'#améliorer, bref #construire la nouvelle Russie. La méthode est directement issue de la première période du #cinéma où des #cinéastes itinérants allaient de ville en ville filmer les sorties d'usines et montrer le soir même aux habitants le résultat. Les gens se déplaçaient en masse, heureux de se voir, de voir leurs voisins, leurs amis. Medvedkine dépasse le simple #spectacle #mercantile dans une optique #politique et #sociale, un outil de #propagande au service d'un nouvel #idéal. Marker et Marret décident donc de prolonger cette expérience. Leur idée consiste à filmer au plus près le travail des ouvriers, leur mode de vie, de manière à leur faire #appréhender leurs #spécificités, leur culture, leur mode de vie. Et leur donner les outils pour changer leur condition. Tout commence avec un appel lancé à Marker par René Berchoud, secrétaire du CCPPO (voir bonus). Il l'enjoint de venir à #Rhodia car quelque chose s'y passe d'important. Déjà en #1936, les grandes #grèves démarrèrent dans les filatures du Jura et Berchoud sent qu'il n'assiste pas seulement à une grève, mais à une prise de #conscience. Une projection de #Loin du Vietnam vient d'y être organisée, et ce pamphlet collectif a profondément marqué les ouvriers de l'usine. Pas seulement parce que c'est la première fois qu'une avant première est dédiée aux travailleurs, mais également car à travers ce travail, une idée se profile…

Marker et Marret tournent alors #A_bientôt _j'espère, dont le titre même évoque quelque chose qui prend #corps. Dans ce #reportage sur la grève de la Rhodiaceta (groupe Rhônes-Poulec), les ouvriers se livrent, peut-être pour la première fois, devant la #caméra. Leurs revendications portent non sur les #salaires, mais plus généralement sur leur #qualité de #vie, et surtout sur l'accès à une #culture qui jusqu'ici leur paraissait impossible. Des paroles qui annoncent #Mai #68. A l'origine, le mouvement naît des menaces de licenciement qui pèsent sur les 14000 ouvriers du #groupe. Les paroles des #dirigeants résonnent bizarrement dans notre #société actuelle. Ils se réfugient déjà derrière le marché commun, expliquant que les #suppressions d'#emploi ne sont pas de leur fait, mais leur sont imposées par des forces extérieures. A bientôt j'espère s'ouvre sur l'image d'ouvriers qui, Noël approchant, choisissent des sapins. C'est bien en quelque sorte la #fête qui va marquer la fin du mouvement, les ouvriers voulant, malgré tout, pouvoir offrir des cadeaux à leurs enfants. Si l'ouverture annonce la fin du film, elle enchaîne immédiatement sur un #meeting qui s'improvise sous la neige, annonçant d'emblée que malgré la fin abrupte du mouvement, il y a quelque chose qui en naît et qui se poursuivra.

#luttes_Des_classes #Usine #Taylorisme #Ouvriers#prolétariat #Capitalisme #Communisme #Culture #Peuples #Exploitation #Domination #Groupe_Medvedkine #Chris_Marker #Mario_Marret #Pol_Cèbe #Documentaire #Vidéo

Allemagne : la police en flagrant délit de violence gratuite

#Allemagne : la #police en flagrant délit de violence gratuite
http://fr.myeurop.info/2013/06/28/allemagne-la-police-en-flagrant-delit-de-violence-gratuite-11013

Benjamin Leclercq

Des policiers qui tabassent un toxicomane au sol et menotté : la #vidéo postée hier par le journal Rhein-Zeitung a choqué les Allemands. Les autorités ont promis une enquête. (article+VIDÉO).

La vidéo tourne en boucle sur les chaines de télé allemandes. Brève -23 secondes- mais éloquente. lire la (...)

#Société #bavure #cop_watching #violence_policière

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