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October 16 2014

September 28 2014

«Le préjugé hiéroglyphiste» dans la pensée occidentalede la Renaissance à la Grande Guerre25, 26 et 27 juin 2015Université de Strasbourg (SEARCH, EA 2325)Dans Le débat sur les écritures et l'hiéroglyphe aux 17 e et 18 e siècles (1965), Madeleine David s’attache à mettre en évidence les conceptions du signe qui ont freiné le déchiffrement des hiéroglyphes. Parmi ces obstacles figure le «préjugé hiéroglyphiste», qu’elle définit comme « l'exaltation de la figure hiéroglyphique en tant que symbole pur». Dans cette perspective, les hiéroglyphes rendent visible une réalité cachée, mais ne constituent pas une écriture et n’ont pas vocation à assurer la communication entre les hommes. Deux ans plus tard, dans De la grammatologie , Derrida adopte l’expression dans sa critique d’une tradition métaphysique pour laquelle la vérité s’origine dans le Logos.L'Égypte et sa symbolique ont profondément marqué la pensée de la Renaissance. La parution en 1505 des Hieroglyphica , attribués à Horapollon, déclenche une fascination pour le code crypté des hiéroglyphes dans lesquels on croit déceler le réceptacle des mystères divins et une source de la Prisca Theologia . En 1556, l'imprimeur bâlois Michael Isengrin fait paraître les Hieroglyphica de Pierio Valeriano, immense ouvrage de codification des images qui cherche à traquer les sources du christianisme dans les hiéroglyphes et la symbolique gréco-latine païenne. On sait que nombre d'auteurs puisèrent à ce trésor, tel Ben Jonson qui l'utilisa pour la composition de ses Masques. La peinture fut également sujette à cet engouement pour l'Égypte et ses hiéroglyphes, comme en témoigne la parution en 1593 de l' Iconologia de Cesare Ripa, dont les sources principales sont le compendium de Valeriano et l' Emblematum Liber d'Alciat. Les nombreuses rééditions et traductions de l’ Iconologia aux dix-septième et dix-huitième siècles attestent le succès de ce texte qui devint un manuel de référence dont l'impact sur l'art occidental fut considérable. Tous ces ouvrages dessinent les contours de ce que Jean Raymond de Petity nomme, au dix-huitième siècle, une «Hiérographie» ( Le Manuel des artistes et des amateurs , Paris, 1770), expression d'une conception du monde encore fortement ancrée dans la théorie des analogies.L’imaginaire du hiéroglyphe perdure après le déchiffrement de l'écriture égyptienne par Champollion en 1822. Il fleurit dans un dix-neuvième siècle qui voit la résurgence d’une vision mystique du monde. Les Romantiques des deux côtés de l’Atlantique sont profondément influencés par la tradition néoplatonicienne et en particulier par Swedenborg, auteur du célèbre C lavis Hieroglyphica arcanorum naturalium et spiritualitium per viam Repraesentationum et Correspondentiarum (1741). Dans Nature (1836), ouvrage considéré comme la bible du Transcendantalisme, Ralph Waldo Emerson déclare que le monde est emblématique, faisant ainsi écho aux propos de Francis Quarles dans ses Emblemes (1635): «What are the Heavens, the Earth, nay every Creature, but hierogliphicks and emblemes of [God’s] Glory.» En France, Baudelaire, qui contribue à restaurer l’ancien univers analogique, affirme que «tout est hiéroglyphe» dans son étude sur Victor Hugo. Le discours des Symbolistes accorde une très grande place à la métaphore du «livre du monde», dont le poète doit déchiffrer les hiéroglyphes. Cependant, à mesure que change la conception du symbole, le rapport à la transcendance n’est plus admis comme une évidence. Ainsi, dans «Le démon de l’analogie» (1874) notamment, Mallarmé semble faire vaciller l’univers des similitudes, lui qui affirme aussi dans «l’Azur» (1864) que «le ciel est mort».Le déchiffrement des hiéroglyphes a cependant des conséquences visibles sur l’utilisation de la métaphore. Certains détectives de fiction excellent à déchiffrer des indices qui sont parfois comparés à des hiéroglyphes. Dans «The Adventure of the Dancing Men» (1903), Sherlock Holmes parvient à trouver le code qui donne sens aux mystérieux dessins soumis à son attention. De son côté, Freud reprend la métaphore du hiéroglyphe pour décrire les arcanes du rêve. Dans sa perspective, le hiéroglyphe n’est plus un symbole toujours ouvert, mais le signifiant d’un signifié récupérable par l’interprétation.Les communications pourront aborder le hiéroglyphe au sens propre, sa métaphore ou sa symbolique dans la pensée et l’art en Occident de la Renaissance à la Première Guerre mondiale. L'objectif du colloque est d'explorer l'évolution de la figure du hiéroglyphe sur près de quatre siècles, en mettant au jour des invariants, des inflexions, voire des ruptures dans les traitements qu'elle a subis. On explorera à cet effet les textes théoriques qui placent le hiéroglyphe au cœur de l'épistémè des périodes concernées, les discours théologiques et philosophiques qui légitiment le hiéroglyphe comme langue adamique, les diverses formes d'expressions artistiques qui recourent à la figuration hiéroglyphique en tant que symbole, ou encore les écrits qui s'approprient le hiéroglyphe en tant que modèle herméneutique. Modalités de soumissionLes propositions de communication en français ou en anglais (environ 500 mots) devront être adressées pour le 20 décembre 2014 à: Jean-Jacques Chardin ( chardin@unistra.fr ), Sophie Mantrant ( mantrant@unistra.fr ) et Rémi Vuillemin (vuillem@unistra.fr).Une publication (en anglais) est prévue après relecture des contributions par le comité scientifique du colloque.**«The Hieroglyphist prejudice» in Western thought from the Renaissance to the Great WarUniversity of StrasbourgJune 25-26-27 2015 (SEARCH, EA 2325)In her book entitled Le débat sur les écritures et l'hiéroglyphe aux 17 e et 18 e siècles (1965), Madeleine David argues that specific conceptions of the linguistic sign have impeded the development of a method to decipher hieroglyphs. One of these conceptions is the “hieroglyphic prejudice” which she defines as “the exaltation of the hieroglyphic figure as a pure symbol.” The prejudice is a postulate that hieroglyphs reveal a truth that is concealed, but they are neither a writing system nor a means of communication between human beings. Two years later, in Of Grammatology , Derrida used the same phrase as David, in his criticism of a metaphysical tradition for which truth originates in the Logos .Egypt and Egyptian symbolism have left a deep imprint on Renaissance thought. The printing of Hieroglyphica (1505, attributed to Horapollo), triggered a fascination for the cryptic code of hieroglyphs, which was seen as a key to the revelation of divine mysteries and a source of Prisca Theologia . In 1556, the Basel printer Michael Isengrin issued Piero Valeriano’s Hieroglyphica , an impressive attempt at codifying and tracing images and the sources of Christianity in hieroglyphs, as well as in Greek and Latin symbols. Numerous authors—such as Ben Jonson for his Masques—drew upon this rich treasure trove. Egypt and hieroglyphs were also to inspire painters, as shown by the publication of Cesare Ripa’s Iconologia (1593), whose sources are Valeriano’s work and Alciato’s Emblematum Liber . The sheer number of editions and translations of Ripa’s Iconologia in the 17 th and 18 th centuries testifies to the impact of the work on Western art. Taken together, these texts constitute what Jean Raymond de Petity called a “hierographia” in the 18 th century ( Le Manuel des artistes et des amateurs , Paris, 1770), the expression of a Weltanschauung that was still deeply rooted in the theory of correspondences.Hieroglyphics retained a powerful hold on the Western imagination even after Champollion deciphered the Rosetta Stone in 1822. The metaphor was given a new lease of life with the resurfacing of a mystical world view in the 19 th century. On both sides of the Atlantic, the Romantics were influenced by the neoplatonic tradition, and more particularly by Swedenborg and his famous C lavis Hieroglyphica arcanorum naturalium et spiritualitium per viam Repraesentationum et Correspondentiarum (1741). In Nature (1836), a work that was considered the bible of Transcendentalism, Ralph Waldo Emerson declared that the world was emblematic, echoing Francis Quarles’s words in Emblemes (1635): «What are the Heavens, the Earth, nay every Creature, but hierogliphicks and emblemes of [God’s] Glory.» In France, Baudelaire, who took part in reviving the old analogical world view, stated that “everything [was] hieroglyphic” in his study of Victor Hugo. The Symbolists repeatedly used the metaphor of the “book of the world,” the hieroglyphs of which are to be deciphered by the poet. However, as conceptions of the symbol changed, the transcendent nature of the hieroglyph was not seen as obvious anymore. In “Le démon de l’analogie” (1874) for instance, Mallarmé questions the world of resemblances, affirming in “L’Azur” (1864) that “the sky is dead.”The deciphering of hieroglyphs was not without impact on their metaphorical status. Champollion-like fictional detectives show great skill in reading clues that are sometimes likened to hieroglyphics. For example, in «The Adventure of the Dancing Men» (1903) Sherlock Holmes manages to uncover the code that lends meaning to the mysterious drawings. At the same period, Freud is using the metaphor of the hieroglyph to describe the mysteries of dreams. In his perspective, the latter sees the hieroglyph is not an open symbol, but rather the signifier of a signified that can be recovered through interpretation.We invite papers on the hieroglyph itself, but also on its use as metaphor or symbol in Western thought and art from the Renaissance to World War I. The aim of the conference is to explore the evolution of hieroglyphical thinking over four centuries, bringing out the continuities, variations or ruptures in the conception, use, and presentation of the “sacred engravings.” We will welcome investigations of theoretical texts that lay particular emphasis on the hieroglyph, making it central to the epistemes of the periods under consideration, theological and philosophical discourses that legitimize the hieroglyph as the Adamic language, artistic forms of expression that use the hieroglyph as a symbol, or the narratives and discourses that use the hieroglyph as a hermeneutic model.Papers will be reviewed after the conference by a publication committee and the accepted papers will be published in print and/or online.Please send abstracts of approximately 500 words by December 20th , 2014 to Jean-Jacques Chardin ( chardin@unistra.fr ), Sophie Mantrant ( mantrant@unistra.fr ) and Rémi Vuillemin ( vuillem@unistra.fr )
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Facetia , motto , Geschwenck … le développement de la facétie en France ne peut être envisagé sans ces parents européens dont souvent elle s’inspire, et au contact desquels elle se cherche, s’élabore. Parmi les pratiques de traduction et d’adaptation qui assurent ces échanges à la Renaissance, la traduction du mot d’esprit est un observatoire privilégié pour le développement et la codification du genre en Europe. Traduire le bon mot d’un texte latin, italien ou allemand, ce défi bien connu des traducteurs et des traductologues, confronte le conteur de la Renaissance à l’inadéquation irréductible de deux langues, parfois de deux cultures, et le conduit à proposer les solutions les plus diverses: trouvaille linguistique, mot à mot, mais aussi, en vertu du statut particulier de la translation à la Renaissance, réécriture radicale ou omission concertée. Dans leur diversité et leur inventivité, les solutions de traduction élaborées offrent alors une réflexion implicite sur les codes de la facétie, tout en révélant les fondements culturels des formes littéraires du rire.À l’articulation de la traductologie et de l’histoire littéraire, le colloque international qui se déroulera à Clermont-Ferrand du 9 au 11 octobre 2014, dans le cadre du programme FACEF (MSH Clermont-Ferrand) et de l’Atelier XVI e siècle de l’Université Paris-Sorbonne, se propose d’envisager la littérature facétieuse à l’aune de ses enjeux linguistiques et culturels. Il s’agira de croiser les regards du traducteur, du traductologue et de l’historien de la littérature pour confronter les problèmes linguistiques posés par la traduction du comique verbal aux solutions spécifiques apportées par les recueils facétieux, et d’en dégager les implications poétiques, génériques et culturelles au sens large.ProgrammeJeudi 9 octobre20149h00 Ouverture du colloque(Mireille Huchon, Dominique Bertrand)9h15 Présentation générale (Nora Viet)9h30 Tom Conley(Harvard University) , conférence inaugurale : «Traduire: mot d’esprit»10h30 PauseSession 1 . Le mot d’esprit dans la traduction humaniste10h45 Bérangère Basset (Université Toulouse Le Mirail): «Érasme, passeur de bons mots? »11h15 Paola Cifarelli et Piero Andrea Martina (Università degli Studi di Torino) :«Pratiques de transmission du rire chez Guillaume Tardif: le cas des Dits des Sages Hommes »11h45 Marie-Claire Thomine (Université Paris-Sorbonne):«Du latin à l’italien, du latin au français: quelques appropriations facétieuses chez Guichardin et Du Fail»12h15 DiscussionSession 2. Le bon mot aux frontières de l’EuropeLes pérégrinations de Pogge14h00 Étienne Wolff (Université Paris Ouest Nanterre La Défense) :«La traduction des mots d’esprit dans les Facéties du Pogge et les Colloques d’Érasme»14h30 Stefano Pittaluga (Università di Genova) :«I primi volgarizzamenti italiani delle Facezie di Poggio Bracciolini»15h00 Discussion et pauseJoke books européens 15h30 Louise Amazan (Université Paris-Sorbonne) : «D’une frontière l’autre: place, traduction et interprétation des mots d’esprits dans les Comptes du monde Adventureux d’A.D.S.D. (Paris, Groulleau, 1555)»16h00 Sebastian Coxon (University College London) :«Rire et traduire dans la réception européenne de l’ Ulenspiegel »16h30 Discussion et pause17h00 Table ronde : le défi de traduireVendredi 10 octobre2014Session 3. Mobilité et malléabilité du mot d’espritSur les routes du livre9h15 Jelle Koopmans (Universiteit van Amsterdam):«Bons mots et mauvaises plaisanteries en Europe»9h45 Anne Réach-Ngô (Université de Haute Alsace , Mulhouse) :«Comment l’esprit vient au mot. Le Trésor des récréations (1600), un manuel facétieux?»10h15 Discussion et pause Aux frontières de la facétie : le mot d’esprit dans la satire11h00 Bernd Renner (City University of New York) :«“Plus me arrestant aux sentences que aux dicts”: les Nefs des fols comme première satire universelle»11h30 Dominique Bertrand (Université Blaise Pascal , Clermont-Ferrand) :«“Sous le signe du facessieux”: la première adaptation française de l’ Encomium Moriae d’Érasme»12h DiscussionSession 4. La traduction, ouvroir de littérature facétieuseFacéties verbales et inventions romanesques14h30 Mireille Huchon (Université Paris-Sorbonne) : «“Ô belle mentule, voire diz je, memoire”, les colliguances de Rabelais»15h00 Elsa Kammerer (Université Charles de Gaulles-Lille) :«Traduire ou filer le mot d’esprit? la traduction allemande des jeux de mots de Rabelais par Johann Fischart (1575-1590)»15h30 Yen-Maï Tran-Gervat (Université Sorbonne Nouvelle-Paris 3) : «Les facéties de Sancho: la transposition de quelques bons mots dans la première traduction française de Don Quichotte (C.Oudin, 1614; F. de Rosset, 1618)»16h Discussion et pauseLe mot d’esprit en scène16h30 Claire Lesage (Université Rennes 2) :«Le mot d’esprit dans I Suppositi (1509) de l’Arioste et dans sa traduction française»17h00 Rolf Lohse (Universität Bonn) : «Le mot d'esprit sur les scènes italiennes et françaises»17h30 DiscussionSamedi 11 octobre2014Session 5. Traduire le mot d’esprit, inventer le bien direSous le signe du Courtisan09h15 Florence Bistagne (Université d’Avignon) :«Castiglione traducteur dans le Libro del Cortegiano »09h45 Serge Stolf (Université Stendhal , Grenoble) :«Le traducteur traduit»10h15 Karine Abiven (Université Paris-Sorbonne) : «“Le bon mot accompagné de narration”: l’héritage de la Renaissance italienne dans le discours sur la civilité en français»10h45 Pause et discussionLe mot d’esprit, pierre de touche du style11h15 Jean Balsamo (Université de Reims) : «Montaigne traducteur et la pratique du ‘bon mot’»11h45 Dominique Brancher (Universität Basel) :«La Dendrologie de James Howell (1641, 1648). Les défis de l’éloquence végétale»12h15 Discussions et conclusions du colloqueL’organisation de ce colloque s’inscrit conjointement dans le projet FACEF de la MSH de Clermont-Ferrand (dir. D. Bertrand) et dans le cadre de l’Atelier XVI e siècle de l’Université Paris-Sorbonne (dir. M. Huchon). Il bénéficie du soutien du Labex COMOD (Constitution de la Modernité) de l’Université de Lyon, du CERHAC (Centre d’études sur les Réformes, l’Humanisme et l’Âge Classique) de l’Université Blaise Pascal, ainsi que de l’équipe STIH (Sens Texte Informatique Histoire), de l’École doctorale “Concepts et Langages” et du Conseil Scientifique de l’Université Paris-Sorbonne.Comité scientifique : Dominique Bertrand (Université Blaise Pascal, Clermont-Ferrand), Florence Bistagne (Université d’Avignon, IUF), Mireille Huchon (Université Paris-Sorbonne, IUF), Jelle Koopmans (Université d’Amsterdam), Marie-Claire Thomine (Université Paris-Sorbonne), Nora Viet (Université Blaise Pascal, Clermont-Ferrand).
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September 24 2014

September 22 2014

Copenhaver: articles

Brian P. Copenhaver:  
Research & Publications: Articles Completed

 
[quote]      Jewish Theologies of Space (4.69 MB)
              Scholastic Philosophy & Magic (4.9 MB)
             Astrology & Magic (5.63 MB)
            &nbsp...
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September 21 2014

Re: Periodisations, borders

Parts of Brian Garcia's review of Paul Richard Blum's 2010 book Philosophy of Religion in the Renaissance (2014-09-16) are of potential relevance in the context of this thread:
 
  [quote]The area of Renaissance philosophy seems to gain attention from historians primarily, thereby suffering from neglect by those interested and specialized in philosophy. One reason for this is that the Renaissance se...
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Liber, libri, m. : livre : Pierre Ronsard

Liber, libri, m. : livre : Pierre Ronsard
http://liber-libri.blogspot.fr/2014/09/pierre-ronsard.html?m=1

Vous le savez sans doute, la BnF a mis en vente un certain nombre de livres électroniques dans le cadre de sa filiale BnF-partenariats. Ceux-ci sont disponibles à moins de deux euros sur les grandes plate-formes d’achat, Fnac, Amazon, iTunes et j’en passe.

J’ai beaucoup d’interrogations sur le fait qu’une bibliothèque, dont la mission première est de donner accès à l’information, vende des ouvrages, qui est plus est du domaine public. C’est une somme modique, me direz-vous, qu’importe, c’est une petite somme qui peut rebuter ceux qui sont les plus fragiles et à ce titre elle me pose problème. Relisez à ce sujet la remarquable tribune d’Hervé Le Crosnier et le billet d’Aldus, ainsi que le communiqué de Savoirs com1.

Les ouvrages publiés par BnF-partenariats sont tous issus d’oeuvres du domaine public. En parcourant la liste, j’ai repéré un volume d’Oeuvres choisies de Ronsard, qui est l’auteur sur lequel j’ai travaillé dans mes jeunes années. Difficile pour moi de résister à une nouvelle édition du poète vendômois, j’ai donc acheté l’epub Oeuvres choisies.

Le communiqué de la BnF s’ouvre ainsi "BnF-Partenariats, la filiale de la BnF, lance BnF collection ebooks, une collection de livres numériques de référence publiée en haute qualité éditoriale au format epub”. Il est dit aussi que les epub mis en ligne sont le "fruit d’un méticuleux travail de sélection".

#BNF #ebooks #domainepublic

June 30 2013

Berlin, ville de la « domestication » et de la « normalisation » de la « société » par la « culture » selon…

#Berlin, ville de la « domestication » et de la « normalisation » de la « société » par la « culture » selon le philosophe #Francesco_Masci dans son essai "L'ordre règne à Berlin" (titre emprunté à un article de #Rosa_Luxemburg) paru aux éditions Allia
http://www.youtube.com/watch?v=opA73140gA4
http://www.lerideau.fr/francesco-masci/6983
Francesco, quel est le point de départ de ce livre ? Pourquoi la ville de Berlin ?

Parce que la nouvelle théorie de la #modernité que j'ai essayé de construire dans mes livres précédents était très bien illustrée par cette #ville. L'Ordre règne à Berlin est différent de mes autres livres, surtout le premier (Superstitions, NDLR), dans lequel il y a encore des échos un peu littéraires presque #postromantiques, surtout dans sa composition par fragments. Mais il n'y a aucune rupture théorique. Depuis mon premier livre je travaille à construire une nouvelle lecture de la #modernité et de son évolution avec comme point de départ l'idée que la culture n'est pas une victime désignée d'une quelque force néfaste et obscurantiste, mais qu'elle participe à la « mise en #ordre » du #monde, qu'elle est une force de conservation plus qu'une force #révolutionnaire.

C'est un #discours qui n'est pas facile à saisir, parce que les gens ont un automatisme : on pense culture, donc on pense forcément à quelque chose de séparé de la #société et meilleur que celle-ci. Il est difficile de comprendre que l'on puisse avoir un regard neutre sur la culture moderne et son histoire qui en arriverait à la conclusion d'une participation active de la « #machine_culture » à l'#organisation sociale. Je voulais rompre avec l'illusion bicentenaire d'abord romantique, puis #avant-gardiste et enfin #adornienne et aussi #debordienne, d'un #pouvoir exorbitant d'ordre presque #religieux attribué aux #images et aux #événements, le pouvoir de sauver un monde a priori jugé mauvais.

Ce que j'ai essayé de démontrer de manière théorique dans mes autres livres, c'est l'emprise de ce que j'appelle la culture absolue sur le réel. J'appelle « #culture_absolue » la machine de #reproduction d'événements ou d'images #autoréférentielles, qui forment l'unique milieu où les individus sont capables de se connaître et de se reconnaitre. Ce #processus de #substitution d'un monde constitué d'#images et d'événements à une #réalité potentiellement #conflictuelle est au centre même de notre modernité, une modernité qui est essentiellement culturelle, c'est-à-dire qui est en train de réaliser les promesses de ses origines grâce à la culture, d'une manière « imaginaire ». La modernité est en train de réaliser ses promesses originaires, l'#émancipation de l'individu vis-à-vis d'une société totale, la promesse aussi d'un sujet entier ayant une maîtrise totale sur le monde, mais elle les réalise dans un espace #aseptisé et séparé de celui de la contrainte #factuelle, du monde de la #technique qui continue pourtant bel et bien à exister.

Ces promesses n'ont pas réalisé par le #politique. Le politique, entendu comme le principe conflictuel de l'#opposition ami/ennemi, à ne pas confondre avec une technique d'organisation que j'appelle la politique. Toute la complexité d'une conflictualité permanente (on peut rappeler par exemple les tumultes des factions des villes de la #Renaissance italienne chéries par #Machiavel), cette conflictualité a été, au cours de la modernité, progressivement écartée, évacuée (sauf dans les moments où elle réapparait dans l'histoire comme hyperviolence). Elle a été remplacée par des conflits imaginaires moralement polarisés qui ne franchissent jamais l'au-delà de cet horizon de la culture absolue dedans lequel ils sont renfermés.

Berlin, qui gardait des restes de cette #division éminemment politique, division inscrite dans la chair même de la ville (le #Mur, mais pas seulement), résume parfaitement l'histoire de ce passage à la culture absolue comme mode de #gestion d'une #société. En vingt ans, depuis la chute du Mur, toute l'histoire et la réalité de la ville a été non seulement effacée, mais transformée dans son essence même, avec une prise de #contrôle absolue de son #territoire, comme nulle part ailleurs en #Occident, par un #imaginaire #abstrait et #allogène.

Quand je parle d'une #réorganisation du territoire même de la ville par la culture, je ne parle pas de la #production d'événements culturels. Bien sûr, il y a des nombreuses #institutions culturelles à Berlin, les #galeries, les #musées, les #fondations, mais ce ne sont pas elles qui font de Berlin la ville où la culture absolue s'est chargée de l'organisation sociale. C'est plutôt une prise de pouvoir d'ordre ontologique

#Culture #Philosophie #Pensée_critique #Esthétique #Technique #Histoire #Urbanisme #Relégation #Allemagne #Einstürzende_Neubauten #Musique #Film #Berlin_Babylon #Hubertus_Siegert #Vidéo #Allia #livre

June 28 2013

Une excellente analyse, dans le non moins excellent 'Jacobin Magazine', qui rappelle que Machiavel,…

Une excellente analyse, dans le non moins excellent 'Jacobin Magazine', qui rappelle que Machiavel, loin d'être un technicien du pouvoir, fut avant l'heure un théoricien de la lutte des classes ("conflitto tra gli umori", dans son langage), de la souveraineté populaire et de l'égalité. Le Prince (comme les Discours sur la première décade de Tite-Live, moins connu), est un manuel à l'usage des peuples — auxquels il dévoile les mécanismes de la domination exercée par un despote ou par l'oligarchie —, et non le bréviaire de la tyrannie.

« What Would Machiavelli Do ? », by Chris Maisano

The popular imagination gets Machiavelli all wrong — he was a patron saint of class struggle and a staunch republican.

http://jacobinmag.com/2013/06/what-would-machiavelli-do

Like Karl Marx and Adam Smith, Machiavelli is one of those canonical thinkers who are much more widely quoted than read. Far from being the evil courtier of popular imagination, in The Discourses in particular Machiavelli emerges a theorist of class struggle and an advocate of democratic control of the elites by the people in a republican polity.

As the political theorist John McCormick describes him:

Machiavelli excoriates previous writers for denigrating popular judgment and participation, and for extolling the supposedly superior governing capacities of princes and patricians. Departing from the opinion of these writers, Machiavelli argues that well-ordered republics structure themselves such that common people contain, contest and control the behavior of political and economic elites, and they place ultimate judgment over legislation and political punishment in the hands of the many and not the few. More specifically, like Rome, they establish magistracies for which wealthy and prominent citizens are ineligible, like the tribunes of the plebs, and they empower the people to veto public policies and indict individuals that threaten the common good — a common good unabashedly determined from the perspective of the people and not the elite.

The main lessons from The Discourses are that “the few always act in favor of the few,” and that the ambitions of the rich are so destructive that they must be vigorously suppressed in order to maintain the egalitarian foundations of republican liberty.

#Machiavel #idées #science_politique #philosophie #Italie #Renaissance

February 08 2013

O. Dubouclez, Descartes et la voie de l'analyse
Olivier Dubouclez, Descartes et la voie de l'analyse Paris : PUF, coll. "Épiméthée", 2013. 400 p. EAN 9782130606345. Prix 34EUR Présentation de l'éditeur : On a pris l’habitude de voir en l’analyse un instrument logique de décomposition et de clarification des concepts, confirmant du même coup l’évaluation critique qu’en a donnée Kant: l’analyse est un procédé stérile qui ne contribue en rien à l’expansion et au renouvellement des connaissances. Soulignant la cohérence de ses emplois historiques, le présent ouvrage cherche au contraire à rétablir l’analyse en sa fonction inventive: de l’Antiquité au XVIIe siècle, la méthode analytique constitue, en effet, une solution aux insuffisances de la déduction logique s’appuyant sur la construction et le déchiffrement des figures, elle offre une voie à la fois détournée et probante pour la résolution des problèmes. Descartes est l’héritier de cette tradition, mais il est aussi, à maints égards, l’artisan de la conception moderne de l’analyse dont il a fait la voie privilégiée de la connaissance de soi dans les Méditations métaphysiques . Accomplissement heuristique de «l’ordre des raisons» mais aussi aventure temporelle inscrite dans la durée féconde de la méditation, l’analyse se révèle alors l’instrument d’une raison radicalement inventive.
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February 05 2013

De Proclus à Nicolas de Cues : Raymond Klibansky et la tradition platonicienne.

https://philomtl.wordpress.com/2013/01/27/de-proclus-nicolas-de-cues-raymond-klibansky-et-la-tradition-platonicienne/

Conférence publique suivie d’une discussion. 

Par Georges Leroux (professeur émérite, Département de philosophie, UQÀM) : 
Vendredi 15 février 2013, 
16h30. 
Salle B-2305, Pavillon 3200 rue Jean-Brillant, 

Université de Montréal (métros Université-de Montréal ou Côte-des-Neiges).

 

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Inventeur et éditeur à 24 ans de la version latine du « Commentaire sur le Parménide » de Proclus (dont la partie finale ne nous est pas parvenue dans l’original grec), auteur d’une thèse (Heidelberg, 1928) sur "l’École de Chartres" du xiie s., Raymond Klibansky (1906-2006) doit fuir l’Allemagne à l’avènement du nazisme (mais non cependant sans réussir à faire passer en Angleterre la bibliothèque de l’Institut Warburg).

Après avoir travaillé pendant la guerre pour les services de propagande et de renseignement britanniques, il s’établit à Montréal où il enseignera la philosophie à l’Université McGill de 1946 à 1975.

 

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// oAnth:

 

(1) http://www.raymondklibanskywebpage.org/biography

(2) http://www.raymondklibanskywebpage.org/bibliography

 

For a complete bibliography till 2002, see:

 

Michael J. Whalley and Désirée Park, “Bibliography of Raymond Klibansky”, Revue internationale de philosophie, vol. 111-112, 1975, p. 167-174.

 

“Bibliography of Raymond Klibansky”, in Ethel Groffier and Michel Paradis (eds) The Notion of Tolerance and Human Rights, Carleton University Press: Ottawa 1991, p. 165-174.

 

Martin Thurner, “Raymond Klibansky (1905)”, in Jaume Aurell and Francisco Crosas (eds), Brepols: Turnhout 2005, p.264-270.

 

EDITIONS AND BOOKS

 

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November 15 2012

02mydafsoup-01
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WILLIAM BYRD - CONSORT SONGS .wmv - YouTube

Hochgeladen von Unai Urigoiti-Irizabalbarrena am 21.10.2011

Canciones, con acompañamiento de conjunto de violas da gamba, de William Byrd, interpretadas por la soprano inglesa Emma Kirkby y el consort de violas Fretwork.

October 29 2012

February 01 2012

02mydafsoup-01

January 31 2012

Little Ice Age was caused by volcanism

Some of the iconic winter landscapes by Pieter Bruegel the Elder are more than just fine examples of sixteenth-century Dutch art. Paintings such as Bruegel’s Hunters in the Snow (1565) also serve as vivid evidence for the ‘Little Ice Age’, a period of cold climate conditions and glacier advances in Europe and elsewhere that lasted from the late Middle Ages until the nineteenth century.

There has been quite some debate over the years about the precise onset and the physical causes of this extended cold spell, with one school of thought favouring low solar activity during the ‘Maunder Minimum’ and another the cooling effect of big volcanic eruptions.

A paper published today in Geophysical Research Letters may put the solar-trigger hypothesis at rest. Gifford Miller of the University of Colorado in Boulder and his colleagues suggest that the Little Ice Age began abruptly between 1275 and 1300 AD following four large sulfur-rich explosive eruptions, most likely in the tropics, over a mere 50-year period.

Sulfate particles hurled high up into the atmosphere by the massive eruptions would have reduced the amount of sunlight reaching the ground and caused a series of cold summers. The found that ice-growth records from Baffin Island and Iceland indicate that glaciers and Arctic sea ice did advance abruptly at the time.  The resulting climate feedbacks seem to have maintained cold conditions for centuries.

“What is new in this study is that the authors have data on the growth of small icecaps in Canada and Iceland, showing a rapid increase in ice volume at the end of the thirteenth and close to the middle of the fifteenth century,” says Georg Feulner, a climate scientist at the Potsdam Institute of Climate Impact Research in Germany.

“These periods coincide with phases of strong volcanic eruptions, but a mechanism is required to produce cooling on longer timescales as the temperature drop after volcanic eruptions typically last only for a few years. In climate model simulations, the authors find that the persistent cooling observed in the climate records can be explained by expanded sea ice resulting in cooling by the ice-albedo feedback mechanism, and cooling in large parts of the North Atlantic by sea-ice export from the Arctic.”

Over at the New York Times DotEarth blog, Jennifer Francis, a climate and sea-ice researcher at Rutgers University in New Jersey, comments on the importance of the findings:

During the past several decades we have seen the enhanced warming of the Arctic owing to a variety of feedbacks involving snow, sea ice, and water vapor, but Arctic Amplification also works in the reverse direction, as in the case of the little ice age.

If a similar series of strong volcanic eruptions were to happen in the next few decades, we would likely experience global cooling with an amplified response at high latitudes. As long as greenhouse gases continue to accumulate in the atmosphere, however, the cooling can only be temporary.

Reposted fromSigalontech Sigalontech

January 22 2012

Le Verger n°1 (site Cornucopia): Rabelais | Fabula

Le premier numéro du Verger, la revue du site Cornucopia, vient de paraître. Intégralement consacré à Rabelais et plus particulièrement à Gargantua et au Quart Livre, voici les articles qu'il propose :

 

Sommaire du premier bouquet

* INTRODUCTION, par Claire Sicard (U. Paris-Diderot), Adeline Lionetto-Hesters (U. Paris-Sorbonne), Anne Debrosse (U. Paris-Sorbonne) & Aurélia Tamburini (U. Paris-Sorbonne).

 

Section 1 / Gargantua

* Claude La Charité (UQAR - Université du Québec à Rimouski), "Rabelais lecteur de Politien dans le Gargantua".
* Nathalie Hervé (U. Nantes - U. Besançon), "Insertions et inscriptions : une étude métrique des poémes du Gargantua".
* Nancy Frelick (University of British Columbia - Canada), "Gargantua et les leurres du discours alchimique". (à venir)
* Maria Proshina (U. Tours François-Rabelais), "La contribution des régionalismes à l'effet réaliste dans Gargantua".

 

Section 2 / Le Quart Livre

* André Tournon (U. de Provence), "Dérapages ludiques dans le Quart Livre".
* Aya Kajiro (Société japonaise pour la promotion de la science), "Décrire l'invisible dans l'épisode des paroles gelées du Quart Livre".
* Louise Millon (U. Paris-Sorbonne Nouvelle), "Voyage et bêtes curieuses dans le Quart livre".
* Pascale Mounier (U. Lyon 2), "Le pronom relatif 'qui' et ses emplois dans le Quart Livre".
* Nicolas Correard (U. Nantes), "Les « Histoires vraies » du « Lucien français » : de la poétique de l’incredulité au regard moraliste du Quart Livre".

 

Section 3 / Gargantua et le Quart Livre

* Bérengère Basset (U. Toulouse le Mirail), "Les anecdotes plutarquiennes dans l’oeuvre de Rabelais : quelques propositions de lectures".
* Barbara Bowen (Vanderbilt University - Nashville, Tennessee, Etats-Unis), "Women in Rabelais's 'Chronicles'".
* Julien Verger (U. Bordeaux 3), "Réflexion comparatiste sur l'écriture digressive de Rabelais".

 

Section 4 / Ouverture & prolongements

* Aline Strebler (médecin, U. Paris-Descartes) et Adeline Lionetto-Hesters (U. Paris-Sorbonne), "Rabelais médecin dans le Gargantua". (à venir)
* Ivana Velimirac (poète, traductrice, U. Paris-Sorbonne), "Sur Stanislav Vinaver, traducteur de Rabelais ou quand Gargantua et Pantagruel se mettent à parler serbe". (à venir)

 

Articles issus de communications prononcées lors de la matinée d'étude Gargantua à destination des élèves de Terminale L et de leurs professeurs, le 3 décembre 2011 à l'Université Paris-Diderot :

* Franck Bauer (U. Caen), "Rabelais humoriste ?" (sous réserve - à venir)
* Chantal Liaroutzos (U. Paris-Diderot), "Rabelais et le vulgaire". (à venir)
* Claire Sicard (U. Paris-Diderot), "Picrochole au miroir de Charles Quint". (à venir)
* Alice Vintenon (U. Paris-Ouest Nanterre), "Vrais et faux hiéroglyphes dans Gargantua".

Responsable : Numéro dirigé par Claire Sicard, Adeline Lionetto-Hesters, Anne Debrosse et Aurélia Tamburini

 

 

// oAnth - original URL -


January 08 2012

02mydafsoup-01

December 28 2011

Art review: 'The Renaissance Portrait from Donatello to Bellini' - NorthJersey.com

NorthJersey.comArt review: 'The Renaissance Portrait from Donatello to Bellini'NorthJersey.comMetropolitan Museum of Art, 1000 Fifth Ave. at 82nd Street; 212-535-7710 or metmuseum. org. Through March 18.

//oAnth - original source: http://www.northjersey.com/arts_entertainment/136198758_The_fine-tuningof_the_portrait.html


November 16 2011

02mydafsoup-01
Renaissance Dance Music by Michael Praetorius (1571-1621) form Terpsichore

youtube playlist (~20 Min)

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Terpsichore - Muse
Wikipedia: https://secure.wikimedia.org/wikipedia/en/wiki/Terpsichore

// ..."delight of dancing" was one of the nine Muses, ruling over dance and the dramatic chorus. She lends her name to the word "terpsichorean" which means "of or relating to dance". She is usually depicted sitting down, holding a lyre, accompanying the dancers' choirs with her music. She is sometimes said to be the mother of the Sirens by Achelous. Her name comes from the Greek words τέρπω ("delight") and χoρός ("dance").

[...] //

November 12 2011

02mydafsoup-01

Occasional Painting — The Wine of St. Martin’s Day

culturatti.com - Friday, September 24, 2010

Pieter Bruegel the Elder (c. 1525-1569)

Tempera on Linen

148cm x 270.5cm

Painted between 1565-1568

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