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August 24 2013

« Silicon Amman », plaque tournante des nouvelles technologies au Moyen-Orient

« Silicon Amman », plaque tournante des nouvelles technologies au Moyen-Orient
http://abonnes.lemonde.fr/le-magazine/article/2013/08/23/silicon-amman_3464758_1616923.html
Pour @gonzo

Pour un peu, on se croirait dans l’une de ces start-up stars de la côte Ouest des Etats-Unis. Toboggan en guise d’escalier, table de ping-pong au sous-sol, citations aux murs, mobilier rétro design, jeunes en jean et baskets... Chez Oasis 500, tous les codes sont scrupuleusement respectés, sans oublier les poufs. Ils trônent un peu partout dans les « espaces rencontres », les coins « réflexion », les salles « relaxation »... Comme une preuve ultime de geekitude. Sauf que 12 000 kilomètres séparent la Silicon Valley de la Silicon Wadi (« vallée » en arabe). C’est ainsi qu’a été officieusement baptisée Amman, la capitale de la Jordanie, « plaque tournante des nouvelles technologies au Moyen-Orient », s’enthousiasme Usama Fayyad, 48 ans, le président exécutif de l’incubateur Oasis 500 (aide à la création d’entreprises), créé il y a trois ans. Boule à zéro, carrure de basketteur et débit mitraillette, l’homme est une pointure du Web mondialement reconnue, notamment pour avoir été vice-président de Yahoo !. Cela fait maintenant cinq ans que ce docteur en informatique, diplômé de l’université du Michigan, a regagné sa patrie d’origine, convaincu de son potentiel.

Très - trop- brève évocation des liens potentiels entre Silicon Wadi et Tel Aviv :

La Jordanie, terre d’accueil virtuelle des réfugiés du Web ? Pas si sûr. Question politique, Wael Attili fait désormais profil bas : « Nous avons été accusés de rouler pour les francs-maçons, d’être téléguidés par le Mossad [les services secrets israéliens], d’être payés par les Américains... La nouvelle génération comprend ce que nous faisons, mais l’ancienne se sent vite insultée par notre ton sarcastique. »

Et la question de la liberté d’expression

Depuis septembre 2012, un décret royal, approuvant les amendements à la loi sur la presse votée par le Parlement, impose aux publications en ligne d’obtenir un permis gouvernemental et donne également le droit aux pouvoirs publics de censurer certains contenus et de poursuivre les journalistes. Le département de la presse et de la publication a précisé que cette décision ne visait pas « à restreindre les libertés » mais à « organiser le travail de ces sites ». Reste que sur une échelle de 1 (grande liberté) à 7 (aucune liberté), l’organisation Freedom House, basée à Washington, a donné la note de 5,5 à la Jordanie et le statut « not free » (pas libre). Face à la grogne, le gouvernement fait la sourde oreille. Début juillet, il annonçait avoir bloqué 254 sites locaux d’information tandis que 111 autres obtenaient leur « licence ». Difficile de miser sur le Web tout en entravant la liberté d’expression. Le roi Abdallah ii va devoir choisir, l’avenir de la Silicon Wadi en dépend.

#Jordanie
#internet
#censure

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Schweinderl