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September 30 2013

Faut-il parier sur l'intelligence du lecteur ? - La République Des Livres par Pierre Assouline

Faut-il parier sur l’intelligence du lecteur ? - La République Des Livres par Pierre Assouline
http://larepubliquedeslivres.com/faut-il-parier-sur-lintelligence-du-lecteur/#comment-105208

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Faut-il parier sur l’intelligence du lecteur ?
LE 30 SEPTEMBRE 2013
Mais oui, c’est possible : des traducteurs peuvent se réunir trois jours durant sans qu’il soit question de éternel dilemme « Fidélité ou trahison « , ou de « L’intraductibilité de la poésie », et sans que s’affrontent « ciblistes » et « sourcistes ». Ca change ! C’était ce week-end au Moulin de la Tuilerie sis à Gif-sur-Yvette (Essonne), la première édition du Festival VO-VF organisé par des libraires Sylvie Melchiori (La Vagabonde à Versailles), Hélène Pourquié et Pierre Morize (Liragif à Gif-sur-Yvette), avec une équipe de bénévoles constituée de leurs plus fidèles clients. Songez qu’à la table commune, parmi ceux qui avaient mis la main à la pâte, c’est le cas de le dire, un astrophysicien avait roulé la semoule du couscous du dîner samedi, ce qui ne fut certainement pas étranger à sa légèreté aérienne. Trois jours durant, si des traducteurs étaient bien à la tribune, ils étaient minoritaires dans le public constitué pour l’essentiel d’amateurs de littérature étrangère. A glaner des échanges d’un débat à l’autre des préoccupations communes surgissaient autour de quelques thèmes.

Faut-il parier sur l’intelligence du lecteur ? Si c’est un problème pour l’auteur, ca l’est plus encore pour un traducteur. Alors vous imaginez si les deux se superposent. Un double pari. L’américaniste Claro avait déjà donné le ton la veille sur son blog Le Clavier cannibale par un billet consacré à l’angoisse du traducteur au moment de la note en bas de page : la mettre ou pas ? Il esquissait la remarque à propos d’un roman turc dans lequel sa consoeur se demandait s’il fallait traduire simit par une note indiquant qu’il s’agit d’un petit pain en couronne couvert de graines de sesame, ou s’abstenir et faire confiance à sa compétence ? Dès lors qu’il ne s’agit pas d’un hapax, et que le contexte peut à plusieurs reprises l’expliquer, pourquoi pas ?

Johan-Frédérik El-Guedj, fut confronté à un problème semblable en traduisant de l’anglais Le seigneur de Bombay écrit en hindi par Vikram Chandra qui truffa sa langue d’argot pendjabi. Perplexe, le traducteur, qui n’hésita pas à trouver des mots que les Indiens souvent ignorent, usa alternativement de deux solutions : soit glisser une rapide périphrase au sein de la phrase, soit ne pas traduire et laisser le mot original en italiques : « Grâce à sa récurrence, le lecteur finit par le comprendre. Il faut parier sur son intelligence ». On peut en tout cas parier sur celle du traducteur qui, pour s’approprier le lexique argotique indien, s’est inspiré du lexique de cooptation mafieuse des films de Martin Scorcese, car les logiques claniques y sont les mêmes. A noter que rien ne vieillit comme l’argot, tous les traducteurs présents en convinrent ; c’est même ce qui date très vite un texte, lequel vieillit mal à cause de cette concession à l’air du temps. Cela dit, bien malin sera le lecteur qui décèlera dans trois chapitres du Seigneur de Bombay des références cryptées au Bruit et la fureur de Faulkner…

#littérature
#lecteur
#intelligence
#traducteurs
#titre

July 23 2013

David au Congo, Conrad en embuscade - La République Des Livres par Pierre Assouline

David au Congo, Conrad en embuscade - La République Des Livres par Pierre Assouline
http://larepubliquedeslivres.com/david-au-congo-conrad-en-embuscade

Congo, une histoire de David van Reybrouck
Un très bon livre que je vous conseille si vous souhaitez en avoir plus sur l’histoire de ce pays.

L’auteur a voulu rendre la complexité de cette histoire dans une forme simple et accessible, en s’intéressant davantage aux ressources humaines qu’à celles du sous-sol, et en conservant à l’esprit un conseil de Gramsci : “Il faut combiner le pessimisme de l’intelligence à l’optimisme de la volonté.” Naïf, van Reybrouck ? Peut-être a-t-il un côté « David au Congo » dans certaines pages où l’Histoire est revisitée avec des bons sentiments et un prisme humanitaire. L’enquête n’en est pas moins impressionnante, et le récit, captivant. C’est si bien fait que c’est de nature à intéresser même ceux qui ne savent rien de toute l’affaire et n’auraient jamais crû qu’ils liraient un jour quelque sept cents pages sur le passé de cet immense pays dévasté

Pierre Assouline

#RDC #colonialisme #Belgique #Afrique #Littérature

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