Newer posts are loading.
You are at the newest post.
Click here to check if anything new just came in.

September 23 2013

Dahiyeh : un point de vue critique de l'intérieur L'autosécurité creuse le fossé entre le Hezbollah…

Dahiyeh : un point de vue critique de l’intérieur
L’autosécurité creuse le fossé entre le Hezbollah et les habitants de la banlieue sud, avertit Lokman Slim | Politique Liban | L’Orient-Le Jour
http://www.lorientlejour.com/article/834361/lautosecurite-creuse-le-fosse-entre-le-hezbollah-et-les-habitants-de-

Or, affirme-t-il, malgré le Hezbollah et l’absence d’un espace pluricommunautaire dans cette zone, il y a quand même « de grosses différences de classes sociales dans cette région ». « Il y a trois espaces au sein d’une même zone : une banlieue riche, près de l’hôtel Mariott, une banlieue médiane ou bourgeoise, de la route de l’AIB au quartier américain, et une troisième, plus pauvre, au sud. Le concept idéologique de banlieue sud a été créé en 1982 sur l’idée d’une seule banlieue, indépendante. Or, toute la propagande du Hezbollah est fondée sur l’idée selon laquelle toute la région ne formerait qu’un seul bloc monolithique, sans aspérités, ni sur le plan idéologique ni sur celui des relations entre les gens », affirme Lokman Slim.

« Mais il existe en fait, dans ce bloc que, de l’extérieur, on pourrait s’imaginer cohérent, plusieurs perspectives et plusieurs temps. Il y a, par exemple, les mesures sécuritaires préventives, ou encore l’obsession généralisée des voitures piégées qui se baladeraient dans la banlieue à la recherche d’un parking pour se garer, ou encore, dans l’espace et le temps, ce jet-lag des querelles entre le clan Zeayter et le clan Hjoul, avec l’armée qui tente de jouer entre eux le rôle de la Finul dans les ruelles de Laylaki », poursuit M. Slim. « Cela est surréaliste. Pour mettre fin aux querelles entre les familles, le Hezbollah a recours à l’armée en tant que partie neutre. Il ne veut pas se mêler pour ne pas s’attirer plus de problèmes encore. De plus, cette région n’est pas particulièrement importante pour le Hezbollah. Ces derniers se dissimulent derrière Amal, lequel renouvelle sa présence sur le terrain par le biais des mesures sécuritaires. Comme c’est le Hezbollah qui a inventé l’idée du ghetto, il permet actuellement l’existence d’un ghetto dans le ghetto, sur le modèle des poupées russes. Pour le parti, tant que ce conflit clanique est limité à trois ou quatre rues, il n’y a pas de problème », souligne-t-il.
Pour Lokman Slim, cela constitue « une preuve supplémentaire que la banlieue est en fait plusieurs et qu’il faudrait en parler désormais au pluriel. Dire le contraire, c’est consacrer la perception idéologique voulue par le Hezbollah. Le parti souhaite donner l’impression que la banlieue sud est, symboliquement, une seule rue, qui a besoin d’un seul leader incontournable auquel il est impossible de dire non ».

#Dahiyeh
#Beirut
#Liban
#Hezbollah

September 17 2013

BHL : « En Syrie, l'islamisme radical est avec Bachar al-Assad » - Agoravox TV

BHL : « En Syrie, l’islamisme radical est avec Bachar al-Assad » - Agoravox TV

http://www.agoravox.tv/actualites/international/article/bhl-en-syrie-l-islamisme-radical-40774

http://www.youtube.com/watch?v=heS-9-GrYdA

BHL : "En Syrie, l’islamisme radical est avec Bachar al-Assad"

BHL est insatiable : après sa guerre en Libye, il veut sa guerre en Syrie. Personne ne semble très chaud pour y aller... alors le nouveau philosophe, plus très frais, sort l’artillerie lourde, l’argument choc : l’islamisme radical est « avec Bachar al-Assad » à travers « l’Iran, le Hezbollah et le Hamas ». Moment d’anthologie sur MSNBC, le 5 septembre 2013.
 

 
Le pari de BHL, c’est que si l’Occident intervient, ce sont les pro-Occidentaux dans la rebellion qui prendront le pouvoir, alors que si l’Occident n’intervient pas, c’est Al Qaïda qui en sortira renforcée...

#ISLAM
#BHL
#SYRIE

September 13 2013

CF2R - Intervention en Syrie : La recherche d'un prétexte à tout prix [1] Eric Denécé / 06-09-2013

CF2R - Intervention en Syrie : La recherche d’un prétexte à tout prix [1]
Eric Denécé / 06-09-2013
http://www.cf2r.org/fr/editorial-eric-denece-lst/intervention-en-syrie-la-recherche-un-pretexte-a-tout-prix.php

Les objectifs véritables d’une intervention en Syrie

Dès lors, on est en droit de s’interroger sur les raisons réelles de cet acharnement contre Bachar Al-Assad et d’en rechercher les enjeux inavoués. Il en existe au moins trois :

– casser l’alliance de la Syrie avec l’Iran ; le dossier iranien conditionne largement la gestion internationale de la crise syrienne. En effet, depuis trois décennies, Damas est l’allié de l’Iran, pays phare de « l’axe du mal » décrété par Washington, que les Américains cherchent à affaiblir par tous les moyens, tant en raison de son programme nucléaire, de son soutien au Hezbollah libanais, que de son influence régionale grandissante ;

– rompre « l’axe chiite » qui relie Damas, Bagdad, Téhéran et le Hezbollah, qui est une source de profonde inquiétude pour les monarchies du Golfe qui sont, ne l’oublions pas, des régimes autocratiques et qui abritent d’importantes minorités chiites. Ainsi, Ryad et Doha ont désigné le régime iranien comme l’ennemi à abattre. Elles veulent la chute du régime syrien anti-wahhabite et pro-russe, afin de transformer la Syrie en base arrière pour reconquérir l’Irak - majoritairement chiite - et déstabiliser l’Iran. Elles cherchent aussi à liquider le Hezbollah libanais. En cela, leur agenda se confond avec celui de Washington ;

– détruire les fondements de l’Etat-nation laïc syrien pour le remplacer par un régime islamiste. Cela signifie livrer Damas aux forces wahhabites et salafistes favorables aux pétromonarchies du Golfe, ce qui signifie l’éclatement du pays en plusieurs entités en guerre entre elles ou, pire, l’asservissement voire le massacre des minorités non sunnites.

Ces objectifs non avoués n’ont pas été jusqu’ici atteints et ne le seront pas tant qu’existera le soutien sino-russe et tant que l’axe Damas-Téhéran ne se disloquera pas.

* [1] Ce texte reprend, pour partie, des analyses produites par Alain Chouet, Alain Corvez et Alain Rodier, tous trois anciens officiers du renseignement français.

September 08 2013

Sous la Syrie, le Hezbollah. – En point de Mire – Actualité et Flashback

Sous la Syrie, le Hezbollah. – En point de Mire – Actualité et Flashback
http://www.renenaba.com/sous-la-syrie-le-hezbollah

http://www.renenaba.com/wp-content/uploads/2013/09/manif.png

Sous la Syrie, le Hezbollah ; ou la lutte souterraine entre Bandar, le capo di capo de contre-révolution arabe, et Hassan Nasrallah, le « seigneur de la résistance ».
René Naba | 08.09.13 | Paris

« Il ne saurait y avoir de victoire politique possible sans une victoire culturelle préalable » (Antoine Gramsci).

Légende : « De Gaza, un salut au seigneur de la résistance libanaise, Sayyed Hassan Nasrallah » (Journal libanais Al Akhbar 04.O9.13/

Paris-Sous la Syrie, le Hezbollah. Tel est l’objectif sous-jacent de la stratégie saoudo américaine dans la nouvelle épreuve de force contre le pouvoir baasiste suscitée par la controverse sur l’usage des armes chimiques en Syrie. Cauchemar de l’Occident, bête noire des Saoudiens et des Israéliens, le Hezbollah fait l’objet d’une manœuvre d’étranglement visant à neutraliser la seule structure arabe à tenir tête tout à la fois aux Etats-Unis, à Israël et à la dynastie wahhabite.

Le seul à constituer une menace directe pour Israël en ce qu’il est seul acteur arabe disposant d’une base opérationnelle limitrophe d’Israël, à l’exception de la Syrie, hors service du fait d’une guerre intestine, et du Hamas, en phase d’égarement révolutionnaire dans la foulée de son ralliement aux pétromonarchies du Golfe et l’installation de son quartier général à Doha (Qatar), à 30 km de la base américaine du Centcom.
Des trois partenaires de l’axe de la contestation à l’hégémonie israélo-américaine (Iran, Syrie, Hezbollah), l’axe subliminale du mal dans la stratégie atlantiste, le 3me acteur présente le meilleur rendement en terme de rapport qualité prix, la meilleure rentabilité opérationnelle en terme d’efficacité en ce que l’Iran (80 millions d’habitants, puissance du seuil nucléaire et autonome géographiquement) constitue un aléa stratégique pour une attaque occidentale et la Syrie, un aléa politique, pour les multiples répercussions que l’effondrement du pouvoir d’état pourrait entrainer pour son environnement.

#Syrie

September 07 2013

Asia Times Online :: Obama dips toe in Syrian Rubicon

Asia Times Online :: Obama dips toe in Syrian Rubicon
http://www.atimes.com/atimes/World/WOR-01-040913.html
By M K Bhadrakumar , 4 septembre 2013

A leading international authority on the subject, Professor Jack Goldsmith at the Harvard Law School (who previously served as US Assistant Attorney General in the Office of Legal Counsel and also as Special Counsel to the Department of Defense, apart from being a member of the Hoover Institution Task Force on National Security and Law) warned on Sunday, “There is much more here [in the proposed AUMF] than at first meets the eye.”

In a detailed commentary for the Lawfare journal, the professor wrote:

It [AUMF] authorizes the President to use any element of the US Armed Forces and any method of force. It does not contain specific limits on targets - either in terms of the identity of the targets (eg the Syrian government, Syrian rebels, Hezbollah, Iran) or the geography of the targets.

Does the proposed AUMF authorize the President to take sides in the Syrian Civil War, or to attack Syrian rebels associated with al Qaeda, or to remove Assad from power? Yes, as long as the President determines that any of these entities has a (mere) connection to the use of WMD in the Syrian civil war, and that the use of force against one of them would prevent or deter the use or proliferation of WMD within, or to and from, Syria, or protect the US or its allies (eg Israel) against the (mere) threat posed by those weapons. It is very easy to imagine the President making such determinations with regard to Assad or one or more of the rebel groups.

Does the proposed AUMF authorize the President to use force against Iran or Hezbollah, in Iran or Lebanon ? Again, yes, as long as the President determines that Iran or Hezbollah has a (mere) connection to the use of WMD in the Syrian civil war, and the use of force against Iran or Hezbollah would prevent or deter the use or proliferation of WMD within, or to and from, Syria, or protect the US or its allies (eg Israel) against the (mere) threat posed by those weapons.

The proposed Syrian AUMF is worth a lot, for it would (in sum) permit the President to use military force against any target anywhere in the world (including Iran or Lebanon) as long as the President, in his discretion, determines the target has a connection to WMD in the Syrian civil war and the use of force has the purpose of preventing or deterring (broad concepts) the use or proliferation of WMDs in, to, or from Syria, or of protecting the US and its allies from the mere threat (again, a broad concept) of use or proliferation of WMDs connected to the Syrian conflict.

Congress needs to be careful about what it authorizes. [Italics as in original text.]

Pentagon Is Ordered to Expand Potential Targets in Syria With a Focus on Forces - NYTimes.com

Pentagon Is Ordered to Expand Potential Targets in Syria With a Focus on Forces - NYTimes.com
http://www.nytimes.com/2013/09/06/world/middleeast/pentagon-is-ordered-to-expand-potential-targets-in-syria-with-a-focus-on-fo

President Obama has directed the Pentagon to develop an expanded list of potential targets in Syria in response to intelligence suggesting that the government of President Bashar al-Assad has been moving troops and equipment used to employ chemical weapons while Congress debates whether to authorize military action.

September 02 2013

La fine analyse de Jean-Marie Colombani : _Sur la Syrie, ne pas se tromper de combat_

La fine analyse de Jean-Marie Colombani : Sur la Syrie, ne pas se tromper de combat
http://www.slate.fr/story/77166/interventions-syrie

Cela rend particulièrement difficile d’aider le Conseil national syrien. Mais on oublie un peu vite que Bachar el-Assad est si fort parce qu’il est aidé de pasdarans iraniens et de miliciens du Hezbollah, lesquels, en matière d’extrémisme, n’ont rien à envier aux djihadistes qui le combattent.

#l'odeur_du_napalm

August 29 2013

Encore un titre qui, sous forme de question, illustre de manière caricaturale que le débat est…

Encore un titre qui, sous forme de question, illustre de manière caricaturale que le débat est rigoureusement délimité : Syrie : intervenir, mais avec quelles conséquences ?
http://www.lexpress.fr/actualite/monde/proche-orient/syrie-intervenir-mais-avec-quelles-consequences_1276874.html

La mention « intervenir » (comme dans « intervenir, d’accord, mais… ») est d’ailleurs un parfait exemple de mot-tiroir :
– on parle de bombardements massifs à coups de drones, ce qui n’est jamais agréable quand on est du mauvais côté de la kilotonne, mais on utilise le terme « intervenir », quasiment primesautier ;
– parce qu’on n’« intervient » pas déjà depuis longtemps ? Je veux dire, on n’intervenait pas déjà bien avant que le Hezbollah « intervienne » à son tour en Syrie ? Tu ne te souviens pas de cet ambassadeur de France qui distribuait des valises de billets aux rebelles syriens il y a plus d’un an ?

Au passage, dans les conséquences désagréables (mais improbables) évoquées dans l’article : les masques à gaz en Israël (comme à chaque fois), et les menaces contre la Turquie. Même pas une petite pensée pour le Liban.

#l'odeur_du_napalm

August 26 2013

Deux versions contradictoires... et un même résultat | À La Une | L'Orient-Le Jour

Deux versions contradictoires... et un même résultat | À La Une | L’Orient-Le Jour
http://www.lorientlejour.com/article/829674/deux-versions-contradictoires-et-un-meme-resultat.html

Il me semble qu’il y a du flottement dans les analyses de S. Haddad. Un jour, ses sources incriminent Bandar pour les attentats ayant pour finalité de susciter la discorde interconfessionnelle. Un autre jour, on parle d’un plan israélien et d’actions saoudiennes plus ou moins concomitantes mais qu’on a peine à croire coordonnées... S. Haddad omet par ailleurs de nommer dans les thèses en concurrence pour expliquer la quasi-simultanéité des attentats de Roueiss et de Tripoli ceux qui accusent la Syrie.

Du côté du Hezbollah, on est au contraire convaincu que ce qui se passe actuellement au Liban n’est que la suite d’un processus commencé après l’échec de la guerre de juillet 2006. Les Israéliens ont compris après cette guerre de 33 jours qu’ils ne peuvent pas éliminer le Hezbollah, ni même l’affaiblir militairement, puisqu’il est maintenant plus fort qu’en 2006, tout comme le Hamas à Gaza. Il leur fallait donc trouver d’autres moyens pour le combattre. Il y a eu ainsi, indirectement, les tentatives de l’isoler politiquement et de le placer sur le banc des accusés, d’abord via le TSL, puis avec la décision européenne de placer sa branche armée sur la liste des organisations terroristes. Mais ces moyens n’ayant pas donné de résultats concrets, il fallait recourir à la carte de la discorde confessionnelle.

Dans ce contexte, le Hezbollah affirme avoir mené à Qousseir une bataille préventive pour éviter de créer dans la zone frontalière allant du nord du Liban jusqu’à la Békaa, un fief de l’opposition syrienne qui n’avait pas caché son intention, une fois le régime syrien battu, de s’en prendre à lui. Il a donc préféré mener la bataille sur le territoire « de l’ennemi », plutôt que d’attendre que celui-ci vienne chez lui. Pour le Hezbollah, le conflit en Syrie n’est plus une bataille pour la démocratie et les libertés, mais un épisode de plus, sans doute le plus meurtrier, dans la lutte contre l’axe dit de la résistance. Au Liban, il prend la forme d’une volonté de susciter une discorde entre les sunnites et les chiites en prenant pour prétexte la participation du Hezbollah aux combats en Syrie.

Pour confirmer sa théorie, le Hezbollah relève le refus du chef des renseignements saoudiens, l’émir Bandar ben Sultan, aux leaders libanais qui l’ont consulté, d’un gouvernement avec une participation de la formation chiite. Et aux émissaires du chef druze Walid Joumblatt qui lui auraient transmis l’impossibilité pour ce dernier d’accepter un gouvernement sans le Hezbollah à une période aussi délicate, l’émir aurait répondu qu’il ne faut pas se presser, mais attendre plutôt les développements des prochains mois qui pourraient être porteurs de changements... L’émir n’en aurait pas dit plus, mais sur le terrain en Syrie, les informations ont fait état de la préparation d’une grande offensive à partir de la Jordanie de plusieurs milliers de combattants de l’opposition qui voulaient effectuer une percée par Deraa, jusqu’à Damas. Ayant eu vent d’une façon ou d’une autre du plan, le régime s’est empressé de lancer une contre-offensive à Ghouta, dans la banlieue de Damas, empêchant ainsi l’opposition d’avancer.

August 24 2013

De la banlieue au Nord, la même main destructrice... | Scarlett Haddad

De la banlieue au Nord, la même main destructrice... | Scarlett Haddad
http://www.lorientlejour.com/article/829442/de-la-banlieue-au-nord-la-meme-main-destructrice.html

La source du 8 Mars affirme, dans ce même contexte, que la théorie du 14 Mars après l’attentat de Roueiss selon laquelle il s’agit d’un moyen de pression sur le Hezbollah pour le pousser à retirer ses troupes de Syrie est aussi tombée, puisque la violence aveugle a frappé hier les fidèles sunnites à la sortie de la mosquée dans une volonté évidente de les pousser à s’en prendre aux chiites ou aux alaouites de Baal Mohsen. Le plan est donc clair, selon la source du 8 Mars, et il faut avoir le courage de le dénoncer en se plaçant au-dessus des considérations purement confessionnelles. C’est dans ce sens que Nasrallah avait invité les différents protagonistes à ne pas assurer de couverture politique ni d’environnement social favorable aux takfiristes, qui seraient donc, selon la source du 8 Mars, derrière le double attentat d’hier.
 
Cette thèse n’est pas partagée par certains courants de Tripoli, notamment par Daiya Chahhal, qui a refusé de porter une accusation contre les takfiristes, se demandant même comment ils pourraient se faire sauter eux-mêmes, dans une allusion au fait que la première charge a explosé devant la mosquée al-Taqwa dont l’imam est le cheikh salafiste Salem Rafei connu pour ses positions hostiles au régime syrien. Cheikh Chahhal n’a donc pas lancé d’accusations précises, mais il a repris la théorie de la communauté sunnite (Ahl al-Sounna) prise pour cible... 
 
Ce qui signifie que le sang qui coule dans la banlieue sud de Beyrouth et à Tripoli ne parvient pas à unifier les Libanais qui sont pourtant à bord du même bateau en train de se noyer. La solution pour éviter le naufrage ? La source du 8 Mars pense que même avec la plus grande fermeté et vigilance du monde, l’armée et les services de sécurité ne peuvent pas totalement enrayer le terrorisme s’ils ne sont pas soutenus par une initiative politique. Le sauvetage passe donc forcément par la formation d’un gouvernement rassembleur qui regrouperait toutes les parties, pour leur permettre de s’entendre sur les questions vitales, en laissant de côté les dossiers conflictuels liés à la crise syrienne. Mais comment y arriver avec le refus du 14 Mars de la participation du Hezbollah au gouvernement ?

Le Liban tremble sous les secousses du conflit syrien - Libération

Le Liban tremble sous les secousses du conflit syrien - Libération
http://www.liberation.fr/monde/2013/08/23/le-liban-tremble-sous-les-secousses-du-conflit-syrien_926730
Au lendemain de l’attentat de tripoli, Jean-Pierre Perrin dans Libération développe une analyse exactement symétrique de celle citée par Scarlett Haddad dans l’OJ (cf.http://seenthis.net/messages/167411 @nidal ), qui est également celle du Hezbollah (http://seenthis.net/messages/167384 @nidal itou), sauf que l’on retrouve, en grand manitou de la violence interconfessionnelle, la Syrie de Bachar en lieu et place de Bandar.

La colère a ensuite saisi une partie des habitants des quartiers touchés, qui ont accusé le régime syrien et le Hezbollah d’être derrière la double attaque. « Nous sommes au début d’une tempête, nous devons en être conscients et essayer de protéger la nation. Cette tempête est devenue un immense et grave danger », a déclaré de son côté Ashraf Rifi, l’ancien chef des Forces de sécurité libanaises (FSI, l’équivalent de la gendarmerie), dont la maison à Tripoli a été ravagée par le second attentat.

Si la double explosion permet de détourner l’attention internationale, elle apparaît aussi comme « une réponse du berger à la bergère », pour reprendre l’expression d’un politologue franco-libanais, étant survenue huit jours après l’attentat de Roueiss, dans la banlieue sud de Beyrouth, fief du Hezbollah. Le lendemain, le chef suprême du parti de Dieu, Hassan Nasrallah, avait accusé les partis sunnites radicaux d’être impliqués et s’était déclaré prêt à aller combattre personnellement en Syrie les extrémistes musulmans. L’attentat apparaît dès lors comme une riposte. Une sorte d’équilibre par la terreur.

Haine. Mais rien n’est jamais simple à Tripoli. Selon une source sécuritaire libanaise, le périmètre de Roueiss, où la voiture piégée a explosé, était au cœur de la forteresse ultrasécurisée du Hezbollah, le complexe Sayyed al-Chouhada, l’endroit même où Nasrallah a prononcé la plupart de ses discours. Et quand on sait à quel point la sécurité est obsessionnelle pour le Hezbollah, confronté à des menaces israéliennes permanentes, et les mesures draconiennes qu’il prend, on se demande comment les groupuscules sunnites jihadistes qui, au Liban, ne représentent une force ni organisée ni importante, ont pu mener à bien une opération aussi complexe. D’où l’hypothèse que l’attentat, revendiqué par un groupe sunnite inconnu, les Brigades d’Aicha, a pu être commandité par Damas, même s’il a frappé le fief de son allié. La raison : aggraver la haine entre sunnites (largement acquis à la rébellion syrienne) et chiites (favorables au régime alaouite, une secte issue du chiisme), et faire déborder ainsi la guerre syrienne au Liban. C’est un des objectifs déclarés d’Al-Assad, et il l’a plusieurs fois répété. C’est donc la stratégie du pire que le régime syrien entend développer au pays du Cèdre. La crainte concerne à présent le secteur chrétien du Liban qui pourrait être à son tour frappé par des attentats. Pour précipiter encore un peu plus le pays dans la guerre.

#Tripoli
#Liban
#Syrie
#terrorisme

August 23 2013

Liban : Attentats anti-sunnites à Tripoli après les attentats anti-chiites à Beyrouth : les tabous…

Liban : Attentats anti-sunnites à Tripoli après les attentats anti-chiites à Beyrouth : les tabous tombent… | Middle East Strategic Perspectives
http://www.mestrategicperspectives.com/2013/08/23/liban-attentats-anti-sunnites-a-tripoli-apres-les-attentats
Intéressantes remarques sur ce blog

(ii) Israël et le Hezbollah : deux ennemis face à un ennemi commun…

L’Armée israélienne, qui accuse le djihad international, entendre al-Qaëda et ses filiales régionales et locales, d’être derrière les tirs de roquettes contre Israël, a blanchi le Hezbollah, son ennemi supposé numéro un, et engagé des représailles contre le FPLP… Israël, qui doit gérer une autre problématique terroriste à l’intérieur, certes, mais aussi sur le front égyptien, et le Hezbollah, qui se retrouve, au Liban et en Syrie, devant une problématique similaire, se retrouvent devant un ennemi commun : le djihad sunnite international… Un deuxième tabou est en train de tomber.
[...]
Curieusement, c’est dans ce contexte de décentralisation de fait, et d’effondrement des institutions nationales, qu’émerge à nouveau l’idée de l’ouverture d’un ou de deux nouveaux aéroports pour desservir des régions en dehors de l’influence du Hezbollah… Tout cela intervient alors que les institutions politiques nationales sont bloquées et que l’accord de Taëf est questionné et la Constitution qu’il a engendrée montre, à l’évidence, ses limites. Ce constat imposera, tôt ou tard, une révision de la Constitution et un abandon de l’accord de Taëf, dans le sens, possible, d’une véritable décentralisation, voire d’un projet fédéral. Encore un tabou qui tombe.

Ce qu'écrivait Scarlett Haddad il y a quinze jours : _Deux mois difficiles en Syrie... et au Liban_

Ce qu’écrivait Scarlett Haddad il y a quinze jours : Deux mois difficiles en Syrie... et au Liban
http://www.lorientlejour.com/article/827206/deux-mois-difficiles-en-syrie-et-au-liban.html

La source diplomatique du Brics estime ainsi que face à l’échec de sa tentative de rallier la Russie et l’Europe à son projet, le puissant émir Bandar aurait décidé de lancer une offensive déterminante en Syrie contre les forces du régime et il aurait annoncé que des résultats significatifs seraient visibles sur le terrain au cours des prochains mois. Il aurait donc décidé de créer un nouvel équilibre des forces sur le terrain en Syrie, en faveur de l’opposition, pour contraindre la Russie et ses alliés à sacrifier Assad dans le cadre de nouvelles négociations internationales. En même temps, l’émir Bandar souhaite mettre en difficulté l’Irak et le Hezbollah qui sont en train d’aider le régime d’Assad. D’où ses instructions aux parties libanaises avec lesquelles il est en contact pour les pousser à refuser tout gouvernement dans lequel participerait le Hezbollah, qui accorderait le tiers de blocage au 8 Mars et à ses alliés, et qui adopterait dans sa déclaration ministérielle la fameuse formule « armée-peuple-résistance ». Même si cela devait retarder la formation d’un nouveau gouvernement, favoriser la multiplication des incidents sécuritaires ou encore pousser vers la formation d’un gouvernement de fait accompli, qui constituerait un nouveau défi et une nouvelle source de problèmes pour le Liban.

August 20 2013

Why Western media frames civilian areas as “Hezbollah strongholds”

Why Western media frames civilian areas as “Hezbollah strongholds”
http://english.al-akhbar.com/blogs/sandbox/why-western-media-frames-civilian-areas-%E2%80%9Chezbollah-strong

Introducing an array of IDF computer-generated slides that purport to identify existing Hezbollah weapons stores by marking large Xs in Shia-heavy civilian centers, the Israeli military then alleges:

“Hezbollah stores their weapons near schools, hospitals, and residential buildings in the village of al-Khiam (Khiyyam). They follow similar tactics in villages across southern Lebanon, essentially using the residents as human shields, in gross violation of UN Resolution 1701. al-Khiam was used as a rocket launching site during the Second Lebanon war.”

When I asked him about it, The Independent’s veteran Beirut-based journalist Robert Fisk scoffed at the IDF slide show: “The Israelis are making excuses for the next war crimes. The Scuds don’t exist, they’re not here. I’ve seen the (IDF) pictures – garbage. There’s nothing in those houses.”

Human Rights Watch’s extensive report on Israel’s 2006 attack on Lebanon, entitled Fatal Strikes: Israel’s Indiscriminate Attacks Against Civilians in Lebanon, covers at length the Jewish state’s unproven allegations that Hezbollah stashes weapons among civilian populations – charges that Israel continues to repeat despite evidence to the contrary.

The group’s Executive Director Kenneth Roth concludes: “The pattern of attacks shows the Israeli military’s disturbing disregard for the lives of Lebanese civilians. Our research shows that Israel’s claim that Hezbollah fighters are hiding among civilians does not explain, let alone justify, Israel’s indiscriminate warfare… In the many cases of civilian deaths examined by Human Rights Watch, the location of Hezbollah troops and arms had nothing to do with the deaths because there was no Hezbollah around.”

August 19 2013

Canada's double standards on Middle East sink to new low

Canada’s double standards on Middle East sink to new low
http://electronicintifada.net/content/canadas-double-standards-middle-east-sink-new-low/12686

The extremism of Canada’s support for Israel just keeps growing.

The latest example is the Conservative government in Ottawa helping convince the European Union to list Hizballah’s military wing as a “terrorist” organization. After that decision was taken, Foreign Minister John Baird declared, “We are thrilled that the European Union unanimously has agreed to designate Hizballah as a terrorist organization. We’ve been pushing for this.”

The National Post detailed Canada’s behind-the-scenes effort to get the EU to list Hizballah as a “terrorist” organization. Despite opposition from the Lebanese government, a foreign ministry official told the paper that this was “a clear priority that was set out by the minister.”

Canadian diplomats held bilateral talks with various European countries and also pushed for Hizballah to be listed at numerous multilateral meetings. At both a recent United Nations Office on Drugs and Crime meeting and a UN conference on radicalization in Europe, Canadian officials pressed key EU officials to define Hizballah as a “terrorist” group (“Canada pushed EU to add Hezbollah to list of banned terrorist organizations, official says,” 24 July 2013).

Canadian law enforcement and security officials were also part of the lobbying effort. Reportedly, they’ve been feeding their European counterparts information about the supposed threat Hizballah poses to both Canada and Europe.

August 18 2013

From Boston to Beirut : A Comparison of “Terror” | Al Akhbar English

From Boston to Beirut: A Comparison of “Terror” | Al Akhbar English
http://english.al-akhbar.com/content/boston-beirut-comparison-%E2%80%9Cterror%E2%80%9D

Despite the fact that the perpetrators and the act itself snugly fit into the legal definition of “terrorism” by the US and UK authorities, the media coverage by British and American media outlets described it as a “bomb blast” from a possible “suicide attack.”

More so, as media critic and former editor-at-large of Al-Akhbar English Emily Dische-Becker in Berlin observed to the Institute of Public Accuracy, many of the foreign news agencies took great pains to add that the car bomb explosion occurred in a “Hezbollah stronghold.”

Virtually all reports on the attack on the residential neighborhood of Roueiss noted Hezbollah’s military involvement in Syria, therefore subtly inferring that the attack was justifiable despite the fact that the victims were innocent civilians. Those killed will not have the leisure of being named and cared for by extensive human-oriented stories, slick infographics, painful photo galleries, and a barrage of follow-up tales of coping the day after.

August 17 2013

Hier, Nasrallah a à nouveau critiqué Al Arabiya et Al Jazeera, mais il a introduit un nouvel…

Hier, Nasrallah a à nouveau critiqué Al Arabiya et Al Jazeera, mais il a introduit un nouvel exercice de « logique pour les masses », basé sur les événements en Égypte (il utilise souvent ces petites démonstrations logiques à vocation pédagogique) ;
– il a souligné que, sur l’Égypte, les deux chaînes rapportaient désormais des choses opposées,
– cela prouverait donc que ces deux chaînes n’informent pas mais poursuivent un agenda politique,
– pourquoi donc, dans ce cas, continuez-vous à croire ce qu’elles racontent concernant la Syrie ?

France 24 fait une rechute de « “terroristes”-entre-guillemets » :

France 24 fait une rechute de « “terroristes”-entre-guillemets » :
http://www.france24.com/fr/20130816-le-chef-hezbollah-accuse-extremistes-musulmans-etre-derriere-atte

Attentat de Beyrouth : le Hezbollah prêt à combattre les « terroristes » en Syrie

[…]

il a également qualifié les événements de la veille de « massacre terroriste ».

Il n’y a bien que ce Hassan Nasrallah pour qualifier de « “terroristes” » des attentats à la voiture piégée perpétrés au cœur d’une ville et qui ne tuent que la population civile. Comme d’habitude, me voici obligé d’utiliser des doubles-guillemets pour citer le mot « “terroristes” », qui n’a pas pour France 24 le même sens que lorsque des vrais « terroristes » font sauter une voiture piégée au cœur d’une ville qui n’est pas « un des fiefs du Hezbollah ».

Admire l'aspect systématique dans la construction de ce billet du Figaro-avec-AFP :

Admire l’aspect systématique dans la construction de ce billet du Figaro-avec-AFP :
http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2013/08/16/97001-20130816FILWWW00311-attentatbeyrouth-la-france-condamne.php

Après un premier paragraphe rapportant que la France condamne l’attentat à Beyrouth, tout ce qui suit est consacré à la « mise en situation » par le Figaro-avec-AFP.

22 personnes tuées, mais immédiatement on explique avec élégance qu’il s’agit d’un « fief du Hezbollah qui combat les insurgés en Syrie aux côtés du régime de Bachar el-Assad ». Sur 43 mots, le dernier tiers sert à justifier l’attentat :

Au moins 22 personnes ont été tuées et 300 blessées hier dans le plus sanglant attentat en trois décennies ayant frappé la banlieue sud de Beyrouth, fief du Hezbollah qui combat les insurgés en Syrie aux côtés du régime de Bachar el-Assad.

Ensuite, présenter sommairement les accusations libanaises (par la voix d’un Président dont on ne précisera pas qu’une bonne moitié du Liban le considère désormais illégitime sur les questions qui concernent la Résistance) contre Israël, en laissant autant de place à la réfutation par le menteur professionnel israélien. Évidemment, ne pas mentionner l’incursion israélienne contre le Liban il y a à peine quelques jours (pour faire quoi ?), que les soldats israéliens ont chèrement payée :

Le président libanais Michel Sleimane a accusé Israël d’être derrière cet attentat, accusations rejetées par le président Shimon Peres.

Consacrer ce paragraphe tout entier de la « mise en situation » à justifier l’attentat :

Le président libanais a adopté une politique de « distanciation » vis-à-vis du conflit chez son voisin syrien qui divise profondément la société. La plupart des Libanais chiites, emmenés par le Hezbollah, sont favorables au régime syrien de Bachar el-Assad, tandis que les sunnites soutiennent plutôt la cause de l’opposition syrienne.

Et finalement, citer l’ONU en mettant en exergue une phrase qui, implicitement, justifie l’attentat :

Le Conseil de sécurité des Nations unies a « condamné fermement » l’attentat meurtrier commis hier dans la banlieue de Beyrouth et a appelé les Libanais à « s’abstenir de toute implication dans la crise syrienne », dans une déclaration unanime adoptée hier soir.

Drôle de condamnation, qui consacre plus de temps à expliquer que les victimes de l’attentat, c’est tout de même un peu leur faute.

Reposted bycheg00 cheg00

August 13 2013

Un mot d'ordre au sein du Hezb : Ne pas répondre aux provocations | Scarlett Haddad

Un mot d’ordre au sein du Hezb : Ne pas répondre aux provocations | Scarlett Haddad
http://www.lorientlejour.com/article/827517/un-mot-dordre-au-sein-du-hezb-ne-pas-repondre-aux-provocations.html

Certes, le secrétaire général du Hezbollah ne minimise pas la campagne dirigée contre sa formation, qui vise à l’isoler sur les plans local, régional et international. Mais il considère que c’est le prix à payer pour le succès enregistré sur le terrain en Syrie. À ceux qui critiquent cette intervention, le Hezbollah demande ce qui se serait passé si elle n’avait pas eu lieu : les groupes de l’opposition syrienne auraient continué à bombarder régulièrement le Hermel et ses environs, puis Baalbeck et ses environs, élargissant chaque fois un peu plus le périmètre de leurs agressions, d’abord pour faire le lien entre Ersal et le nord du Liban assurant ainsi une large zone tampon à l’opposition syrienne, ensuite pour pousser la population chiite à se rebeller et à se lancer dans une riposte contre les opposants sunnites, plongeant ainsi le pays non seulement dans le prolongement de la guerre syrienne, mais aussi dans la discorde confessionnelle. Le Hezbollah reste donc convaincu du bien-fondé de cette participation qui a permis le retour au calme à la frontière libano-syrienne qui n’enregistre plus que des incidents isolés.

Older posts are this way If this message doesn't go away, click anywhere on the page to continue loading posts.
Could not load more posts
Maybe Soup is currently being updated? I'll try again automatically in a few seconds...
Just a second, loading more posts...
You've reached the end.

Don't be the product, buy the product!

Schweinderl