Newer posts are loading.
You are at the newest post.
Click here to check if anything new just came in.

March 17 2013

Internjet




“In der Früh schafft er es nicht aus dem Bett
weil er abends seine Augen nicht
von dem glühenden Bildschirm lösen kann.”

Postkarte von Iwan Semionow, 1959

(Gefunden bei atompunk.tumblr.com | via nydwracu)




Reposted from02mysoup-aa 02mysoup-aa

February 27 2012

02mydafsoup-01

[...]

Dix ans de retard. "Si on décale les courbes de la consommation du tabac, c'est-à-dire si on place en 1954 le début de fléchissement constaté à partir de 1964, on voit que 8 000 milliards de cigarettes "en trop" ont été consommées aux Etats-Unis. Elles n'auraient pas été fumées si le public avait su la vérité dix ans plus tôt, explique Robert Proctor. Cela représente environ huit millions de morts dans les décennies suivantes." Les mensonges d'une demi-douzaine de capitaines d'industrie provoquant la mort de plusieurs millions de personnes ? Une fiction qui mettrait en scène une conspiration de cette ampleur serait taxée d'irréalisme ou de loufoquerie...

Tout ne commence pas en décembre 1953. D'autres manoeuvres sont plus anciennes. Le plan Marshall, par exemple. Le grand programme d'aide à la reconstruction de l'Europe dévastée par la seconde guerre mondiale a également été "mis à profit par les cigarettiers américains pour rendre les populations européennes accros au tabac blond flue-cured, facilement inhalable". Tout est là. Le flue-curing est une technique de séchage des feuilles de tabac qui se répand largement aux Etats-Unis à la fin du XIXe siècle, et qui permet de rendre la fumée moins irritante, donc plus profondément inhalable. Or jusque dans la première moitié du XXe siècle, on fume encore, dans une bonne part de l'Europe continentale, du tabac brun, très âcre, beaucoup moins dangereux et addictif. Car plus la fumée peut pénétrer profondément dans les poumons, plus l'afflux de nicotine dans l'organisme est rapide, plus l'addiction qui se développe est forte. Et plus les dégâts occasionnés sur les tissus pulmonaires sont importants. "Au cours de la réunion de Paris (le 12 juillet 1947) qui a mis en mouvement le plan Marshall, il n'y avait aucune demande des Européens spécifique au tabac, raconte Robert Proctor. Cela a été proposé et mis en avant par un sénateur de Virginie. Au total, pour deux dollars de nourriture, un dollar de tabac a été acheminé en Europe."

[...]

Parfois, ce qu'on retrouve dans les cigarettes n'a pas été ajouté par les chimistes de l'industrie, mais par les caprices de la nature. Ainsi du polonium 210. Pour des raisons non encore éclaircies, la feuille de tabac a une détestable propriété : elle fixe et concentre cet élément radioactif naturellement présent dans l'environnement à des teneurs infimes. Les "tobacco documents" montrent que, dès les années 1950, l'industrie a découvert cette vérité qui dérange. Elle ne divulguera rien. Les premières publications indépendantes sur le sujet n'interviendront qu'au milieu des années 1960...

Golden Holocaust raconte par le menu comment les cadres de l'industrie ont réagi à ce "petit souci" de qualité du produit fini. Et le luxe de détails prodigués par les "tobacco documents" fait basculer dans un univers sidérant. Dans un premier temps, les cigarettiers cherchent à se débarrasser de cet élément radioactif. Ils font mener des travaux qu'ils gardent secrets. Car les publier pourrait "réveiller un géant endormi" ("waking a sleeping giant", dans le texte), écrit un cadre de Philip Morris à son patron, en 1978, ajoutant : "Le sujet va faire du bruit et je doute qu'il faille fournir des faits."

Plusieurs solutions sont découvertes. Changer d'engrais ? Traiter les feuilles de tabac à l'aide d'un bain d'acide ? Sélectionner les feuilles les moins chargées en polonium ? Aucune de ces solutions ne sera, semble-t-il, retenue. Car résoudre ce problème ne procure pas d'"avantage commercial ", selon l'expression d'un haut cadre de RJ Reynolds, consignée dans les documents. Le passage des feuilles de tabac par un bain acide, par exemple, contraindrait à une "gestion spécifique" d'effluents radioactifs. Cela coûte de l'argent.

[...]

Les conspirateurs du tabac | LeMonde.fr 2012-02-25

February 12 2012

Stuart Hall interviewed by Zoe Williams in the Guardian | 2012-02-11



// oAnth:

[...]

(W)e arrive at the riots of the summer, the place where the austerity, these so-called "failures" of multiculturalism, the absence of politics, all meet, in Foot Locker, of all places. "The riots bothered me a great deal, on two counts. First, nothing really has changed. Some kids at the bottom of the ladder are deeply alienated, they've taken the message of Thatcherism and Blairism and the coalition: what you have to do is hustle. Because nobody's going to help you. And they've got no organised political voice, no organised black voice and no sympathetic voice on the left. That kind of anger, coupled with no political expression, leads to riots. It always has. The second point is: where does this find expression in going into a store and stealing trainers? This is the point at which consumerism, which is the cutting edge of neoliberalism, has got to them too. Consumerism puts everyone into a single channel. You're not doing well, but you're still free to consume. We're all equal in the eyes of the market."

And this is the most pessimistic of all his ideas: that three decades of neoliberalism have got into people's consciousness and infected the way young people respond to poverty just as they have neutered the way politicians express themselves. "I got involved in cultural studies because I didn't think life was purely economically determined. I took all this up as an argument with economic determinism. I lived my life as an argument with Marxism, and with neoliberalism. Their point is that, in the last instance, economy will determine it. But when is the last instance? If you're analysing the present conjuncture, you can't start and end at the economy. It is necessary, but insufficient."

In this present conjuncture, though, he sees everywhere the hangover – indeed, the ongoing orgy of an essentially economic agenda. The left is faltering because it can't realistically say it didn't continue what Thatcher started. The institutions of the old welfare state have already been "hollowed out. This is what Blair discovered – you don't need to have a fight about privatisation, you just have to erode the distinction between public and private."

[...]

Reposted from02mysoup-aa 02mysoup-aa

January 18 2012

“Systems of representation have become consumer objects; they function almost according to the throwaway logic of fads and tissues” Lipovetsky

Philosophical moments on the network should all be read carefully through the mirror of the above proposition.

via driftwork.tumblr

Reposted from02myhumsci-01 02myhumsci-01
Older posts are this way If this message doesn't go away, click anywhere on the page to continue loading posts.
Could not load more posts
Maybe Soup is currently being updated? I'll try again automatically in a few seconds...
Just a second, loading more posts...
You've reached the end.

Don't be the product, buy the product!

Schweinderl