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January 23 2014

Le tremblement des frontières

Haya Tedeschi fouille dans la corbeille rouge à ses pieds. Elle est remplie de photographies, de coupures de presse, de documents divers, obstinément rassemblés au fil des années. Grâce à eux, la vieille femme espère découvrir ce qu'est devenu son fils Antonio, enlevé à 5 mois, le 13 avril 1945, à (...) / Allemagne, Italie, Enfance, Génocide, Histoire, Judaïsme, Littérature, Nazisme, Seconde guerre mondiale 1939-1945, Frontières - 2013/07

August 07 2013

Apprendre l'arménien en Turquie

Près d'un siècle après le génocide (1915-1916), soixante mille Arméniens vivent en Turquie. A Istanbul, cette communauté dispose d'un réseau restreint d'écoles qui a la difficile mission de faire vivre une langue et une culture victimes de l'hégémonie du turc. / Arménie, Turquie, Éducation, Génocide, (...) / Arménie, Turquie, Éducation, Génocide, Histoire, Langue, Minorité nationale, Droits des minorités, Nationalisme - 2012/11

May 27 2013

Impunité au Guatemala : deux pas en avant, un pas en arrière

Le 10 mai 2013 , le tribunal de Guatemala ciudad marquait les annales judiciaires internationales en condamnant pour génocide l'ancien dictateur José Efraín Ríos Montt à quatre-vingt ans de prison ferme : la peine maximale. Cinquante ans pour crimes de génocide. Trente ans pour crimes contre l'humanité. Un grand pas venait d'être franchi au royaume de l'impunité. Le 20 mai 2013, la Cour constitutionnelle guatémaltèque votait l'annulation de la condamnation. M. Ríos Montt arriva au pouvoir le 23 mars 1982 (...) - Americas / Guatemala, Génocide, Indiens, Justice

June 21 2012

A propos de Roger Garaudy

C'est avec un peu de retard que je réagis. Je suis actuellement au Caire et mobilisé par d'autres problèmes plus importants. Pourtant, la mort de Roger Garaudy suscite plus de commentaires dans le monde arabe qu'ailleurs, nombre de personnes voyant d'abord en lui un intellectuel qui soutenait la lutte du peuple palestinien et qui avait été condamné pour cela. Dans une première esquisse du livre Israël-Palestine, vérités sur un conflit, je revenais sur le cas de cet homme. J'ai retrouvé cette « lettre à (...) - Nouvelles d'Orient / Israël, Génocide, Personnalités, Racisme, Seconde guerre mondiale

May 04 2012

Du bon usage de Hannah Arendt

« Il n'y a pas de judaïsme hors, d'une part, l'orthodoxie et, d'autre part, le peuple juif produisant un folklore et parlant yiddish », affirme Hannah Arendt dans une lettre du 7 septembre 1952 au philosophe allemand Karl Jaspers. Ce qui incite à se demander s'il est bien pertinent de lui attribuer des (...) / Génocide, Histoire, Idées, Judaïsme, Nazisme, Personnalités, Racisme, Seconde guerre mondiale 1939-1945 - 2012/04

January 31 2012

Vingt ans de « guerres justes »

L'intervention de l'Organisation du traité de l'Atlantique nord (OTAN) en Libye, au début de l'année 2011, s'inscrit dans la lignée des actions militaires menées au nom des droits humains par la « communauté internationale ». Consacré à « ces guerres qu'on dit humanitaires », le dernier numéro de Manière (...) / Afghanistan, Côte d'Ivoire, Irak, Kosovo, Libye, Rwanda, Droit international, Droits humains, Génocide, Information, Médias, Presse, Relations internationales, Violence, Diplomatie, Répression, Justice internationale, Guerre d'Irak 2002 -, Guerre d'Afghanistan 2001 -, Droit international humanitaire - 2011/12

January 26 2012

Les ratés de la réconciliation turco-arménienne

Tandis qu'en France le génocide arménien est instrumentalisé dans la campagne électorale, la Turquie refuse de ratifier les « protocoles » signés avec Erevan en 2009 pour normaliser les relations diplomatiques entre les deux pays et ouvrir la frontière commune, exigeant des concessions supplémentaires. (...) / Arménie, Turquie, Génocide, Histoire - La valise diplomatique

December 28 2011

Une loi électoraliste et discutable

Le 22 décembre 2011, quelques mois avant les élections présidentielle puis législatives, l'Assemblée nationale a voté un texte réprimant la négation des massacres d'Arméniens commis en 1915 dans l'empire ottoman. La polémique qui en est issue n'apporte rigoureusement rien à notre connaissance du passé. / (...) / Arménie, France, Turquie, Droit, Élections, Génocide, Politique - La valise diplomatique

October 04 2011

Les fantômes de la place Rouge

Pour la presse, cela ne fait plus aucun doute : « Staline is back » ; Poutine s'est « empressé de réhabiliter l'Union soviétique et le culte de Staline » ; d'ailleurs, « Poutine, c'est Staline avec Internet » (1). Côté Kremlin tinte un autre son de cloche. Le président Dmitri Medvedev rappelle les « crimes de Staline » (Izvestia, 7 mai 2010), plus volontiers d'ailleurs que son premier ministre Vladimir Poutine. Le conseiller du Kremlin aux droits de l'homme, M. Mikhaïl Fedotov, annonce la déclassification d'archives afin de marquer « l'adieu au totalitarisme » (Interfax, 1er février 2011). Et, depuis la fin des années 1980, il ne se passe pas une semaine sans nouvelles « révélations ». Colloques, médias et séries télévisées nourrissent le réquisitoire. Les dirigeants ont récemment versé une nouvelle pièce au dossier : la reconnaissance du massacre d'officiers polonais à Katyn en 1940. Rarement société aura à ce point œuvré à « désenchanter » son histoire. Alors, parle-t-on bien du même pays ?

Tout comme le passé soviétique, la personnalité du vojd (« guide ») attise une guerre des mots et des symboles qui n'épargne pas la momie de Lénine en son mausolée de la place Rouge. Les opposants libéraux exigent que soient débaptisés les lieux publics portant des noms de « bourreaux » communistes, dont celui de Rosa Luxemburg, accusée de terrorisme et d'avoir déclenché une guerre civile (2).

« L'ère soviétique » ne se réduit pourtant pas à Staline. L'une a duré soixante-treize ans, l'autre a « régné » vingt-cinq années. Trois ans après la mort du dictateur soviétique, le 5 mars 1953, ses crimes étaient officiellement dénoncés par Nikita Khrouchtchev, à l'issue du XXe congrès du Parti communiste d'Union soviétique. Ils le furent encore en 1961, lors du XXIIe congrès qui décida le retrait de la dépouille de Staline du mausolée où il reposait aux côtés de Lénine. A la fin des années 1960, Leonid Brejnev choisit d'en faire un tabou. Une deuxième déstalinisation aura lieu sous M. Mikhaïl Gorbatchev, à partir de 1985. Elle conduira à la rupture avec le bolchevisme et avec la célébration de la révolution d'Octobre. Un nouveau « patriotisme d'Etat » se substitue aux traditions soviétiques (3).

Après 1961, les statues de Staline ont disparu, sauf à Gori, sa ville géorgienne natale. En juin 2010, le président Mikheïl Saakachvili faisait démonter la plus imposante. Sur sa lancée, il ordonnait le dynamitage du mémorial de Kutaisi, dédié aux héros soviétiques (pas seulement russes) de la guerre contre l'Allemagne nazie. Accidentellement, une Géorgienne et sa fille périrent dans l'explosion. En Ukraine, une statue érigée par les communistes en 2010, à Zaporoje, a été détruite fin décembre par les « bandéristes (4) ». Les querelles de monuments, de bustes et de musées se poursuivent.

La presse a dénoncé la résurgence dans l'espace public de portraits de Staline et de drapeaux soviétiques. De fait, seuls les exhibent des opposants communistes et des vétérans... En mai 2010, l'ex-maire de Moscou, M. Youri Loujkov, a voulu décorer la capitale de quelques effigies du « commandant en chef » lors des fêtes de la Victoire. Le Kremlin l'en a empêché. Pas stalinien, l'édile démocrate soutenait l'idée très répandue que célébrer mai 1945 en escamotant Staline équivalait à évoquer la bataille d'Angleterre en taisant le nom de Churchill, ou la Libération de Paris sans mentionner de Gaulle. Quant au drapeau « soviétique », arboré chaque 9 mai lors des parades de la Victoire, copie fidèle (dit-on) de celui qui fut planté sur le Reichstag en 1945, une loi votée par la Douma en 2007 prétendait y remplacer la faucille et le marteau par une étoile blanche. Le président Poutine ne l'a pas signée.

Au cours des années 1990, les ouvrages anticommunistes ont déferlé. Lénine et Trotski y disputent parfois à Staline la meilleure place sur le podium des « pires que Hitler ». Mais L'Archipel du Goulag d'Alexandre Soljenitsyne ayant été introduit dans les programmes scolaires, faut-il s'étonner d'un contre-courant stalinophile ? Désormais, des manuels scolaires qui n'ignorent pas le goulag évoquent les qualités de « manager » de Staline et la « modernisation » à laquelle il a présidé. En octobre 2010, les enseignants furent invités à s'inspirer d'un « patriotisme » encore mal défini.

Dans cette controverse, deux noyaux durs s'affrontent. D'une part, les staliniens, principalement le Parti communiste de la Fédération de Russie de M. Guennadi Ziouganov. Ils vantent l'édification socialiste, l'industrialisation des années 1930, « sans laquelle la victoire sur Hitler n'eût pu être acquise », la révolution éducative, culturelle et sanitaire, la hausse de l'espérance de vie. Les vagues de répression ne sont pas niées, mais minorées — et partiellement justifiées. En bonne logique conspirationniste, la « destruction de l'URSS » est volontiers attribuée à « l'impérialisme », aux services secrets américains, au « sionisme mondial », aux « traîtres » Gorbatchev-Iakovlev-Eltsine (5).

A ce réquisitoire répondent les plaidoyers en faveur de Boris Eltsine et d'Egor Gaïdar (maître d'œuvre de la « thérapie de choc ») « qui ont sauvé l'URSS de la famine et de la guerre civile ». Les cercles démocrates libéraux, indifféremment proches du pouvoir ou de l'opposition, mettent en relief la Terreur, la famine de 1932-1933 (officiellement qualifiée de génocide en Ukraine), le goulag, la débâcle de 1941, les estimations maximales de victimes répandues depuis Soljenitsyne. La victoire, estiment-ils, a été remportée malgré ce chef tout à la fois cruel et crétin, et non grâce à lui. Thèmes favoris de cette campagne : Staline est responsable de la guerre et a même « provoqué » l'invasion hitlérienne (6). Cinq millions de prisonniers tombés aux mains des Allemands ? Là aussi : la faute à Staline.

Entre ces deux pôles émerge une discussion plus subtile. Des enquêtes d'opinion font état de visions ambivalentes du passé : on condamne la répression sans discréditer les sacrifices des aïeux bâtisseurs ou des combattants. La mémoire est, de fait, écartelée par la diversité même des époques et des situations vécues. En atteste toute une littérature inconnue des publics occidentaux — histoires de régions, de chantiers et d'entreprises, mémoires de paysans, d'ouvriers, de vétérans, de « zeks » (prisonniers des camps), journaux personnels, études du quotidien et des mentalités. On évoque (et parfois confond) des temps différents. Les témoins des grands bouleversements se font rares, contrairement à ceux des années 1953-1985, associées au mieux-être et à la stabilité. D'une génération à l'autre, on ne se souvient pas de la même « ère soviétique ».

Une autre approche, « géopolitiste », ne veut juger ce passé qu'à l'aune des pertes et profits de la puissance. Staline peut être à la fois chef criminel et génie politique : son rôle en 1939 et pendant la guerre est examiné sans louanges ni diatribes. Cette analyse plus froide permet aussi de parler d'actualité, de territoires et de frontières, du statut historique de la Russie, de la « désagrégation » qui, de nos jours, la menacerait. Dès lors, les enjeux politiques reparaissent. La déclassification d'archives peut servir de prétexte à diverses manipulations. Ainsi, « la question Staline » divise-t-elle fort opportunément le front anti-Poutine...

La « modernisation », leitmotiv au goût du jour, entre en résonance avec le passé. Un choix libéral, pro-occidental, européen — que privilégie le discours du président Medvedev — serait contraire à une économie de mobilisation nationale inspirée de l'exemple chinois et de l'idée « eurasienne »... Dans tous les cas, l'amélioration de la compétitivité russe sur le marché global exigerait de douloureuses mesures sociales, peu compatibles avec ce qu'un intellectuel libéral appelait récemment « le béton socialiste », qui empèserait la réflexion des Russes.

D'où l'intérêt, également, d'extraire Lénine du marbre de son mausolée pour l'enterrer loin du cimetière (soviétique) du Kremlin, qu'on pourrait également raser. Porte-voix de cette exigence, M. Vladimir Jirinovski, dirigeant du très nationaliste Parti libéral-démocrate de Russie. Lors d'un débat télévisé, il dépeignait Lénine comme l'incarnation du mal absolu (REN TV, 5 mai 2010). Le tolérer, même mort, sur la place Rouge suggérerait que le pouvoir soviétique survit encore ! Un étudiant de 16 ans, qui ne trouvait aucun sens à ce débat autour d'un « ancien président », fit savoir que son problème, c'était les études qu'il ne pouvait se payer. L'animateur lui demanda si l'enterrement ou non de Lénine y changerait quelque chose. « Non », répondit l'étudiant. Rêvait-il de gratuité de l'enseignement ? La question ne lui fut pas posée.


(1) Libération, Paris, 3 mars 2010 ; Le Figaro, Paris, 7 avril 2010 ; Le Point, Paris, 11 octobre 2007. Cf. aussi Time, New York, 22 décembre 2009 ; Forbes.com, 16 mars 2010 ; Russiaprofile.org, 14 mai 2010.

(2) Novaïa Gazeta, Moscou, et l'association Memorial, 24 janvier 2011.

(3) Lire « En Russie, nostalgie soviétique et nouveau patriotisme d'Etat » et « La “nouvelle Russie” de Vladimir Poutine », Le Monde diplomatique, mars 2004 et février 2007.

(4) Partisans de Stepan Bandera (1909-1959), ancien dirigeant de l'Organisation des nationalistes ukrainiens.

(5) Cf., par exemple, le site pro-stalinien http://stalinism.narod.ru.

(6) Cf. Novaïa Gazeta, 23 février 2010.

September 17 2011

Réfléchissez, les miroirs

Quand la violence est-elle justifiée ? Cette question obsède l'écrivain-reporter William T. Vollmann. Il la pose le plus souvent possible durant ses enquêtes en Asie du Sud-Est . Un drôle d'oiseau, ce Vollmann. Le genre d'homme qui, lorsqu'un chef yakuza mi-menaçant, mi-maître zen lui demande « (...) / Asie, Cambodge, Indonésie, Thaïlande, Criminalité, Droit, Génocide, Justice, Mer, Violence - 2011/09

September 14 2011

Une patrie intérieure à habiter

Un adolescent, plongé dans un sommeil incoercible, est transporté de bras en bras par des réfugiés dont le périple s'achève à Naples. Ils l'appellent « le garçon du sommeil » et respectent son étrange léthargie. La seconde guerre mondiale s'achève, ces gens viennent de l'est, ce sont des rescapés de (...) / Israël, Palestine, Conflit israélo-arabe, Génocide, Judaïsme, Langue, Religion - 2011/08

June 18 2011

Au Rwanda comme au Burundi, l'argument ethnique ne fait plus recette

Le Haut Commissariat aux droits de l'homme de l'ONU a publié, le 1er octobre, un rapport accablant pour le Rwanda sur les crimes commis en République démocratique du Congo de 1993 à 2003. La politique sécuritaire du président Paul Kagamé semble inspirer le Burundi voisin. / Burundi, Rwanda, Conflit, (...) / Burundi, Rwanda, Conflit, Génocide, Droits des minorités, Parti politique, Politique - 2010/12

May 28 2011

Le moment où ils ont dit non

Si la notion d'auteur a un sens pour qualifier un cinéaste, c'est à Alain Cavalier qu'elle doit être associée. Le réalisateur de Thérèse (1986) poursuit depuis cinquante ans une œuvre sans concession, qu'il s'agisse des formes et des dispositifs qu'il emploie ou des thèmes qu'il aborde. Depuis Le (...) / Algérie, France, Armée, Audiovisuel, Cinéma, Génocide, Judaïsme, Nazisme, Seconde guerre mondiale 1939-1945, Guerre d'Algérie 1954-1962 - 2011/05

March 13 2011

France-Rwanda, le prix d'une réconciliation

Réélu triomphalement le 9 août dernier, sur fond de violences et d'atteintes aux libertés, le président rwandais Paul Kagamé durcit son régime. Mais, depuis février, c'est la spectaculaire réconciliation avec la France qui alimente les interrogations. / France, Rwanda, Génocide, Politique, Relations (...) / France, Rwanda, Génocide, Politique, Relations internationales, Justice internationale - 2010/09

November 27 2010

De la Shoah et des intellectuels français

Au moment de sa soutenance à l'université Paris-VIII, en 2009, la thèse d'Ivan Segré, « La réaction philosémite européenne à l'épreuve de l'histoire juive », avait fait quelque bruit. Le silence a, en revanche, accueilli la parution des deux volumes qui en ont été tirés aux éditions Lignes : (...) / France, Israël, Proche-Orient, Génocide, Intellectuels, Judaïsme - 2010/08

November 07 2010

Inusable grand mufti de Jérusalem

Régulièrement, des ouvrages « découvrent » les sympathies nazies du leader palestinien Amin Al-Husseini. L'objectif de ces pseudo-recherches historiques : justifier l'occupation des Territoires et l'oppression des Palestiniens. / Israël, Palestine, Proche-Orient, Conflit israélo-arabe, (...) / Israël, Palestine, Proche-Orient, Conflit israélo-arabe, Désinformation, Génocide, Histoire, Judaïsme, Nazisme, Seconde guerre mondiale 1939-1945, Conflit israélo-palestinien - 2010/05

July 07 2010

Dans la région des Grands lacs, des millions de réfugiés

Source : Haut commissariat des Nations unies pour les réfugiés. / Rwanda, Génocide, Réfugiés - Afrique / Rwanda, Génocide, Réfugiés - Afrique
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