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September 17 2013

Blog gaulliste libre : Jacques Sapir économiste alternatif

Blog gaulliste libre : Jacques Sapir économiste alternatif
http://www.gaullistelibre.com/2013/09/jacques-sapir-economiste-alternatif.html

Jacques Sapir économiste alternatif

Après avoir lu beaucoup de livres de penseurs alternatifs, Jacques Sapir était le dernier grand intellectuel que je voulais étudier. « Le nouveau 21ème siècle », écrit avant le déclenchement de la crise économique, est un ouvrage de référence sur l’économie et l’idée nationale.

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Retour sur la crise de 1997-1999

C’est un point commun de Jacques Sapir avec les deux prix Nobel d’économie Joseph Stiglitz et Paul Krugman que de donner une importance particulière à la crise qui a secoué les pays émergents à la fin des années 90. Pour lui, contre pour eux, cette crise est la conséquence d’une déréglementation excessive, notamment sur le plan financier et monétaire et elle démontre, 10 ans avant la crise des subprimes, les immenses dangers de la globalisation néolibérale.

Ce livre complète parfaitement « La grande désillusion » de Joseph Stiglitz, qui travaillait à la Banque Mondiale à cette époque. S’il en donne une lecture plus politique, le constat économique est aussi sévère. Il montre l’absurdité d’un système où le FMI prêtait de l’argent à des pays émergents pour défendre leur monnaie, à un coût exorbitant, tout en étant voué à l’échec la plupart du temps. Il souligne que « la Malaisie et le Chili (…) ont dû leur réussite à des mesures de contrôle de capitaux ».

Bref, alors que le FMI déversait de l’argent pour lutter contre les marchés, tout en imposant des mesures d’austérité souvent violentes pour la population, la solution à cette crise était une restriction des marchés de capitaux. L’auteur souligne malicieusement : « si les Etats-Unis sont capables d’engager à perte plus de 60 milliards de dollars pour tenter d’enrayer une crise financière (…) n’eût-il pas été plus judicieux d’investir la même somme dans des actions de développement ? ».

L’auteur utilise une image particulièrement brillante pour appuyer les thèses d’une « re-fragmentation des espaces financiers et commerciaux ». Il fait le parallèle avec les cales d’un cargo. Et s’il reconnaît volontiers qu’une cale sans compartiment est plus pratique, il souligne qu’en cas de tempête, elle devient un danger menaçant la stabilité du navire. Il souligne que « les architectes et constructeurs de navires le savent depuis des siècles et sacrifient l’optimalité théorique à une conception garante de robustesse ».

Un véritable tournant politique

Par-delà la grave crise économique, pour Jacques Sapir, cette crise a provoqué un changement politique majeur à l’échelle de la planète. Pour lui « la Russie s’est reconstruite autour d’un projet national et industrialiste ». Plus globalement « la crise a aussi amené de nombreux pays à modifier leurs stratégies économiques, les conduisant à des politiques commerciales très agressives dont l’addition provoque aujourd’hui une fragilisation générale de l’économie mondiale ».

En effet, depuis un peu plus de dix ans, de nombreux pays émergents ont adopté une stratégie économique visant à accumuler le montant le plus important possible d’excédents commerciaux de manière à pouvoir mener une politique économique autonome sans jamais avoir à demander de l’aide à un FMI et des Etats-Unis qui leur imposent des politiques aberrantes. Cela vaut notamment pour la Chine, qui accumule des excédents commerciaux colossaux depuis des années.

L’auteur souligne que depuis la fin des années 90, « ces pays ont cherché à se désendetter brutalement afin de diminuer autant que possible leur exposition au risque financier international ». Mais « le drame ici vient de ce qui est globalement insoutenable puisse à l’échelle de chaque pays apparaître comme une solution viable ». En clair, c’est le FMI et les Etats-Unis, suivis par le reste du monde occidental, qui ont poussé les pays émergents à adopter une stratégie économique porteuse de déséquilibres majeurs…

Pour l’auteur, cet épisode a contribué à l’avortement du siècle américain qui semblait se dessiner à partir de 1991. Il consacre également le retour des Etats-nations et d’une stratégie de défense des intérêts patriotes que les théoriciens du marché-roi ont souvent tendance à oublier.

#austérité
#FMI
#Jacques_Sapir
#Joseph_Stiglitz

June 28 2013

*Moyen Age européen*, par Serge Halimi (2013/07)

Moyen Age européen, par Serge Halimi (#2013/07)
http://www.monde-diplomatique.fr/2013/07/HALIMI/49319

Les politiques économiques imposées par la défense de l'euro sont-elles encore compatibles avec les pratiques démocratiques ? La télévision publique grecque fut créée au lendemain d'une dictature militaire. Sans autorisation du Parlement, le gouvernement qui exécute à Athènes les injonctions de l'Union européenne a choisi d'y substituer un écran noir. Avant que la justice grecque suspende la décision, la Commission de Bruxelles aurait pu rappeler les textes de l'Union selon lesquels « le système de l'audiovisuel public dans les Etats membres est directement lié aux besoins démocratiques, sociaux et culturels de toute société ». Elle a préféré cautionner le coup de force, plaidant que cette fermeture s'inscrivait « dans le contexte des efforts considérables et nécessaires que les autorités fournissent pour moderniser l'économie grecque ».

#FMI #Union_européenne #Dette #Finance #Économie #Audiovisuel #Service_public #Fonction_publique #Crise_économique #Crise_financière #Europe #Grèce

October 04 2011

Santé, agriculture, des projets communs

Trois piliers ont été mis en place par l'IBAS (Inde, Brésil, Afrique du Sud) depuis sa création en 2003 : la coordination politique sur des questions internationales, les groupes de travail et l'assistance aux pays en développement. C'est le troisième qui peut s'évaluer le plus concrètement. Créé en 2004, le Fonds IBAS pour l'élimination de la faim et de la pauvreté finance des projets de petite et moyenne taille pouvant être reproduits et servir d'exemple de « bonnes pratiques (1) » au niveau régional, voire extrarégional. L'objectif est également de promouvoir des initiatives pionnières émanant des pays du Sud à destination d'autres pays du Sud (2). Le financement est assuré par chacun des Etats membres à hauteur de 1 million de dollars, chiffre encore modeste, et peut être complété par des financements externes : Etats tiers, organisations non gouvernementales, fondations philanthropiques, etc.

L'Unité spéciale pour la coopération Sud-Sud au sein du Programme des Nations unies pour le développement (PNUD) a été chargée de la gestion du fonds et du suivi administratif et opérationnel des projets sélectionnés. Il est significatif que cette tutelle ait été accordée à un organisme des Nations unies — et non à des organisations financières comme le Fonds monétaire international (FMI). Cette tutuelle permet — comme c'est le cas de la Banque du Sud (Banco del Sur), créée par l'Argentine, la Bolivie, le Brésil, l'Equateur, le Paraguay et le Venezuela avec un capital initial de 20 milliards de dollars (3) — de contourner les institutions de Bretton Woods, qui ne remplissent pas leurs obligations. Désormais, des pays comme le Brésil, l'Inde et l'Afrique du Sud peuvent se passer du FMI et créer des circuits d'aide parallèles.

Les projets financés par l'IBAS couvrent des domaines aussi divers que la formation de paysans aux techniques agricoles améliorées en Guinée-Bissau, la mise en place d'un système de recyclage d'ordures en Haïti, la rénovation de deux centres de santé au Cap-Vert, la construction d'un pavillon supplémentaire dans un centre de santé au Cambodge, le renforcement des capacités de lutte contre le VIH/sida au Burundi. Ces choix obéissent souvent aux objectifs diplomatiques des trois Etats membres.

Ainsi la construction d'un palais omnisports de mille mètres carrés à Ramallah, en Palestine, estimée à près de 1 million de dollars américains — il s'agit du projet le plus coûteux financé par le fonds, celui de Guinée-Bissau s'élevant à près de 500 000 dollars, celui de Haïti à 550 000 dollars et celui du Cap-Vert à 380 000 dollars. Comme le note M. Francisco Figueiredo de Souza, secrétaire du département IBAS au sein du ministère brésilien des affaires étrangères, cette initiative est liée à la coordination politique des trois Etats membres sur le conflit israélo-palestinien et à la volonté de Brasília de s'investir en tant qu'acteur extrarégional dans le processus de paix entre Israël et la Palestine (4). Si le Brésil est le dernier Etat IBAS à avoir reconnu officiellement l'Etat palestinien, en décembre 2010, il est allé plus loin que ses deux partenaires en le reconnaissant dans les frontières de 1967.


(2) Depuis sa création, le Fonds IBAS a reçu le Prix des Nations unies pour le partenariat Sud-Sud en 2006 et le prix des Objectifs du millénaire pour le développement en septembre 2010.

(3) Lire Damien Millet et Eric Toussaint, « Banque du Sud contre banque mondiale », Le Monde diplomatique, juin 2007.

(4) « Emerging Powers : India, Brazil and South Africa (IBSA) and the future of South-South cooperation », rapport du Woodrow Wilson Center, Washington, août 2009.

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