Newer posts are loading.
You are at the newest post.
Click here to check if anything new just came in.

November 08 2013

Les Allemands ont perdu confiance dans les États-Unis

Les Allemands ont perdu confiance dans les États-Unis
http://www.infratest-dimap.de/umfragen-analysen/bundesweit/ard-deutschlandtrend/2013/november
(échantillon aléatoire de 1002 personnes, les 4 et 5 novembre, par téléphone (70% fixe/30% mobile))

Deutsche haben ihr Vertrauen in die USA verloren — Die Welt
http://img.welt.de/img/deutschland/crop121660157/8538729154-ci3x2l-w620/DWO-DPartner-js.jpg

En trois mois, le pourcentage de la population qui tient le pays pour un partenaire digne de confiance est passé :
• de 59% à 35% (-24%) pour les États-Unis
• de 63% à 50% (-13%) pour la Grande-Bretagne
• de 24% à 20% (-4%) pour la Russie

• de 77% à 80% (+3%) pour la France

Edward #Snowden est majoritairement considéré comme un héros
http://www.infratest-dimap.de/typo3temp/pics/ARD-DeutschlandTREND_November2013_17_db9b8441cc.png
60% : héros
14% : délinquant
5% : les deux (spontanément)
17% : aucun des deux (spontanément)
le complément à 100% (soit 4%) : non réponse ou ne sait pas

La question est particulièrement longue :

L’ancien collaborateur des services secrets É.-U. Edward Snowden a révélé l’activité de surveillance des services secrets américain. Certains pensent que Snowden doit de ce fait être considéré comme un délinquant. D’autres considèrent, pour cela, Snowden comme un héros. À votre avis, Snowden est-il un héros ou un délinquant ?

Et pourtant, la question de l’asile politique divise profondément les sondés : question posée sous deux formes

(A) Le gouvernement fédéral doit-il proposer l’asile politique à l’ancien collaborateur des services secrets américains Edward Snowden ?

Oui : 46%
Non : 48%

(B) Le gouvernement fédéral doit-il proposer l’asile politique à l’ancien collaborateur des services secrets américains Edward Snowden, même si cela devait nuire aux relations germano-américaines ?

Oui : 47%
Non : 47%

J’imagine que ceux à qui on n’a pas mis les points sur les i (question A) se doutent un peu que proposer l’asile ne devrait pas trop arranger les relations avec les É.-U.…)

==============================

Par ailleurs, 90% des enquêtés n’ont rien modifié dans leur comportement pour le téléphone ou le mail…

Enfin, la cote de BHO en prend un méchant coup
(très satisfaits/satisfaits vs un peu/pas du tout satisfaits)
http://www.infratest-dimap.de/typo3temp/pics/ARD-DeutschlandTREND_November2013_5_3519288bae.png

Les Etats-Unis et Israël perdent leur droit de vote à l'Unesco

Les #Etats-Unis et #Israël perdent leur droit de vote à l’#Unesco
http://lemonde.fr/international/article/2013/11/08/les-etats-unis-et-israel-perdent-leur-droit-de-vote-a-l-unesco_3510753_3210.

Les Etats-Unis et Israël ont perdu automatiquement, vendredi 8 novembre, leur droit de vote à l’Unesco (Organisation des Nations unies pour l’éducation, la science et la culture). Ces deux pays ont en effet cessé de payer leur contribution après l’admission de la Palestine en 2011 au sein de l’agence onusienne.

« Ni l’un ni l’autre n’ont présenté la documentation nécessaire ce matin pour éviter de perdre le droit de vote », a précisé une source de l’Unesco.

Washington ne s’est pas acquitté de sa cotisation en 2011, 2012 et 2013. « Les Etats qui n’avaient pas réglé leur cotisation avaient jusqu’à 10 heures aujourd’hui pour présenter une justification de non-paiement et un plan de paiement des arriérés, a-t-on précisé à l’Unesco, dont l’Assemblée générale se tient à Paris. A 10 heures, rien n’a été reçu de la part des Etats-Unis. »

Paradis fiscaux : « Tout reste à faire »

Paradis fiscaux : « Tout reste à faire »
http://abonnes.lemonde.fr/economie/article/2013/11/07/paradis-fiscaux-tout-reste-a-faire_3509743_3234.html
Gabriel Zucman, professeur à la London School of Economics et chercheur à l’université de Berkeley, en Californie, spécialiste des paradis fiscaux, publie, jeudi 7 novembre, l’un des livres les plus aboutis sur le sujet, La Richesse cachée des nations (Le Seuil-La République des idées, 128 pages, 11,80 euros).

Dans un entretien au Monde, le Français démontre, selon une méthode qu’il veut incontestable, qu’il n’y a jamais eu autant d’argent dans les centres financiers offshore. Il propose un plan d’action concret pour taxer ces centaines de milliards d’euros volés aux Etats.

La lutte contre l’évasion fiscale mobilise les pays membres du G20. Le secret bancaire recule. Pourtant, vous dites que les paradis fiscaux n’ont jamais été aussi prospères. Les efforts sont-ils vains ?

Gabriel Zucman : Des progrès ont été réalisés. Mais nous sommes encore au niveau zéro – ou presque – de la lutte contre les paradis fiscaux. Les engagements à coopérer restent flous. Les conventions signées sous l’égide de l’Organisation de coopération et de développement économiques, pour forcer les centres offshore à échanger des informations sur les contribuables étrangers, ne disent pas comment et quand cela se fera, quels revenus seront concernés, quels contrôles effectués. Ce ne sont que des bouts de papier prévoyant qu’un jour peut-être l’échange automatique de données sera mis en place.

Les chiffres le montrent. Il n’y a jamais eu autant d’argent qu’en 2013 dans les paradis fiscaux : selon mes calculs, 8 % du patrimoine financier mondial des ménages s’y trouve, soit une fortune de 5 800 milliards d’euros, dont 350 milliards appartenant à des Français. Depuis 2009, le montant des fortunes gérées dans les paradis fiscaux a augmenté de 25 %, et de 14 % en Suisse. Tout reste à faire !

Comment parvenez-vous à un chiffrage aussi précis ? Les données manquent, rien ne filtre des paradis fiscaux…...

Gabriel Zucman : J’ai réalisé une enquête économique à partir d’une masse de données officielles inexploitées à ce jour, que j’ai combinées entre elles : des statistiques macroéconomiques sur les investissements internationaux des pays et les balances des paiements, les bilans des banques, leurs positions hors-bilan, les richesses privées, les revenus des nations ou encore les données officielles de la Banque nationale suisse, qui publie, chaque mois, le montant des fortunes détenues par des étrangers. La Suisse accueillant un tiers des fortunes mondiales offshore, il s’agit d’un indicateur central. Jamais tel travail de réconciliation n’avait été mené.

Que disent ces données ?

Gabriel Zucman : Je me suis d’abord aperçu que les fortunes détenues par des particuliers créaient des anomalies statistiques. Imaginez un Français vivant à Paris et possédant un compte à Genève, depuis lequel il achèterait des actions de la société américaine Google. Sur le plan comptable, les Etats-Unis enregistreraient un passif, mais ni la Suisse ni la France n’enregistreraient d’actif. La Suisse, parce qu’il s’agit d’actions acquises par un Français ; la France parce qu’elle ne connaît pas l’existence de ce compte en Suisse. Voilà l’anomalie : le passif est supérieur à l’actif ! D’aussi loin que remontent les statistiques, dans les années 1970, cette anomalie est visible. En somme, c’est comme si la Terre était possédée en partie par… la planète Mars !

Ensuite, j’ai vérifié que ce déséquilibre reflétait bien l’argent investi dans les paradis fiscaux. Depuis la Suisse et les autres centres offshore, les particuliers investissent surtout dans des fonds luxembourgeois, irlandais et des îles Caïmans. Or, j’ai fait les comptes entre l’argent sur ces fonds et celui déclaré par les investisseurs dans leur pays d’origine. Eh bien, il y a un gouffre entre les deux, des milliers de milliards évaporés, comme au Luxembourg où l’anomalie comptable atteint 1 000 milliards d’euros. Ce gouffre explique l’essentiel du déséquilibre mondial entre l’actif et le passif.

Qu’en est-il des multinationales ?

Gabriel Zucman : Le fait qu’il soit possible de manipuler les prix de transfert [prix des transactions entre sociétés d’un même groupe] pour faire apparaître les profits dans les pays à fiscalité faible ou nulle, crée un problème économique lourd. Ces manipulations réduisent de 30 % les recettes de l’impôt sur les sociétés.

Sur les 5 800 milliards d’euros des particuliers offshore, 80 % ne seraient pas déclarés. Quelle est la perte d’impôts ?

La fraude permise par le secret bancaire représente au bas mot 130 milliards d’euros de pertes d’impôts au niveau mondial, dont 50 milliards pour l’Union européenne et 17 milliards pour la France. Sans l’évasion fiscale, la dette publique française ne serait pas à 95 % du produit intérieur brut (PIB) mais à 70 %.

Tout est-il récupérable ?

Gabriel Zucman : Oui. Si l’on met un terme au secret bancaire, il sera possible de taxer tous les revenus sur les comptes étrangers, en Suisse et ailleurs. Et la suppression du secret aura un effet vertueux sur la fiscalité. Elle permettra de supprimer les niches fiscales profitant aux plus riches et dépourvues de justification économique, pour baisser les impôts d’une majorité de la population. Ces niches n’existent que par la crainte de l’exil fiscal, menace des lobbies pour instrumentaliser les législateurs.

Quel plan d’action préconisez-vous ?

Gabriel Zucman : Pour amener les paradis fiscaux à coopérer, seule la contrainte fonctionnera. Je propose d’instaurer des sanctions douanières à leur encontre, équivalentes à ce que coûte leur secret bancaire aux autres pays.

D’après mes calculs, la Suisse prive la France, l’Allemagne et l’Italie de 15 milliards d’euros de recettes fiscales chaque année. Or, du point de vue des règles de l’Organisation mondiale du commerce, le secret bancaire apparaît comme une pratique anticoncurrentielle, contraire au libre-échange, et ces trois pays sont en droit d’imposer des tarifs douaniers d’un montant de 15 milliards d’euros à la Suisse. Cela correspond à des droits de douane de 30 % sur les exportations suisses. De telles sanctions, bien plus efficaces que des listes noires, convaincraient la Suisse d’abandonner le secret bancaire.

Lire : Le Parlement vote un gros tour de vis contre la fraude fiscale

Des coalitions de pays face aux paradis fiscaux sont-elles envisageables ?

Gabriel Zucman : C’est dans l’intérêt des Etats, qui doivent redresser leurs finances publiques. Je vous garantis qu’une coalition entre les Etats-Unis, l’Allemagne, le Royaume-Uni et la France appliquant une taxe de 50 % sur les exportations de Hongkong – ce que coûte en impôts perdus son secret bancaire à ces pays – aurait un effet immédiat.

Et les pays à secret bancaire qu’abrite en son sein l’Union européenne ?

Gabriel Zucman : Un cas pose problème : le Luxembourg, qui joue un rôle central dans l’évasion fiscale internationale, mais profite de son appartenance à l’Union et de son droit de veto pour bloquer toute évolution de politique fiscale. Ce pays qui a cofondé l’Union européenne n’a plus rien à voir avec ce qu’il était en 1958. La finance a supplanté l’acier. Une finance opaque, qui s’est bâtie sur le secret bancaire et représente 40 % du PIB. Le Luxembourg vit du secret bancaire. Les fonds d’investissement y recyclent l’argent de Suisse et de Singapour. Au nom de quoi cette situation est-elle tolérable ? Aucun Etat n’est allé aussi loin dans la commercialisation de sa souveraineté, en laissant les entreprises choisir leurs contraintes réglementaires. Je pose la question de l’exclusion du Luxembourg de l’Union européenne.

Vous proposez aussi d’établir un cadastre financier mondial. Qu’est-ce donc ?

Gabriel Zucman : Il faut établir d’urgence un registre mondial des titres de propriété financiers en circulation – actions, obligations, dérivés… –, pour savoir qui possède quoi et où. De tels registres existent déjà dans des entreprises privées comme Clearstream et Euroclear. Je propose d’en transférer la gestion au Fonds monétaire international (FMI). Il s’agit de créer le cadastre financier du monde, sur le modèle du cadastre immobilier de 1791, pour soumettre à l’impôt les super-riches qui veulent s’y soustraire en se dissimulant derrière des sociétés écrans offshore ou des trusts.

Une fois ce cadastre créé, il faut instaurer un impôt global sur le capital, prélevé à la source par le FMI et levé sur la base du fichier, tous les ans, à hauteur de 2 % de la valeur de chaque titre financier. Ceux qui déclarent leurs titres à l’administration fiscale de leurs pays récupèrent l’impôt. Il n’y a plus de fraude possible.

Anne Michel

Un économiste de la « nouvelle vague »

A 27 ans, Gabriel Zucman, jeune professeur de la prestigieuse London School of Economics et chercheur à l’université de Berkeley (Californie), incarne la « nouvelle vague » de l’économie. Celle tournée vers le concret et l’empirique, loin de la « vieille » science économique qui a prévalu jusqu’aux années 2000, davantage préoccupée par les questions abstraites.

Diplômé de l’Ecole normale supérieure de Cachan (Val-de-Marne) et titulaire d’un doctorat de l’Ecole d’économie de Paris - son directeur de thèse est Thomas Piketty - M. Zucman commence sa carrière de chercheur à la fin des années 2000, au moment où le monde bascule avec l’une des plus graves crises financières de l’histoire.

Ce séisme le conduit à s’intéresser au monde des paradis fiscaux dont les médias et les dirigeants politiques sentent confusément qu’il participe des déséquilibres économiques mondiaux. « J’ai tout de suite été frappé par le contraste entre l’omniprésence des paradis fiscaux dans les statistiques macroéconomiques et le peu de recherche académique sur le sujet, explique M. Zucman. J’ai voulu comprendre ce que ces masses d’argent représentaient, comprendre ce qui était légal et illégal, réfléchir à la façon dont les Etats pouvaient appréhender ce problème et mettre en place la fiscalité du XXIe siècle. »

« Dans nos sociétés, les patrimoines se portent très bien, le nombre de super-riches explose. Si l’on veut réduire les inégalités et taxer ces richesses, il faut les mesurer », poursuit-il. Alors qu’aucune évaluation précise n’existe, l’économiste recense les données susceptibles de l’aider. Les exploite, les compare. Jusqu’à publier, en 2011, dans une revue d’Harvard, ce chiffre choc : 8 % du patrimoine financier des ménages (comptes bancaires, actions, obligations, assurances-vie, etc.) se trouve dans les paradis fiscaux... et échappe à toute taxation.

Deux ans plus tard, dans La Richesse cachée des nations (Le Seuil-La République des idées, 128 pages, 11,80 euros), M. Zucman livre un constat détonnant : il n’y a jamais eu autant d’argent dans les centres offshore ! De quoi relativiser les déclarations des dirigeants du G20, convaincus que la fraude recule.

November 07 2013

Tsunami : les Américains se préparent à l'arrivée des débris - France Info

Tsunami : les Américains se préparent à l’arrivée des débris - France Info
http://www.franceinfo.fr/monde/tsunami-les-americains-se-preparent-a-l-arrivee-des-debris-1204681-2013-1

http://www.franceinfo.fr/sites/default/files/imagecache/462_ressource/2013/11/07/1204701/images/ressource/oaa.jpg

Une île grande comme la France, composée d’objets de toutes les tailles, flotte au milieu du Pacifique nord. Il s’agit essentiellement des déchets que le tsunami de mars 2011 au Japon a emportés au large. Une île dont la progression est suivie de près par l’agence nationale océanique et atmosphérique américaine.

Depuis trois ans, l’agence nationale océanique et atmosphérique américaine suit la dérive de cette île de déchets dans l’océan.

A LIRE AUSSI >>> Les garde-côtes coulent un « bateau-fantôme » du tsunami 

La NOAA a rendu un rapport la semaine dernière et s’inquiète maintenant de l’arrivée massive de ces débris en tout genre sur la côte ouest des Etats-Unis.

#Tsunami
Une #île grande comme la France

October 20 2013

ÉTATS-UNIS • La paralysie a coûté des milliards, et ce n'est pas fini | Courrier international

ÉTATS-UNIS • La paralysie a coûté des milliards, et ce n’est pas fini | Courrier international
http://www.courrierinternational.com/article/2013/10/18/la-paralysie-a-coute-des-milliards-et-ce-n-est-pas-fini

http://www.courrierinternational.com/files/imagecache/article/2013/10/1810-shutdown.jpg

Des conteneurs remplis de marchandises gisent dans les ports. Les ventes dégringolent dans les sandwicheries du centre de Washington. Les vacances annulées, dans les parcs nationaux et à l’étranger. Des prévisions de bénéfices des entreprises revues à la baisse. Une hausse des intérêts sur les crédits à court terme.

Le shutdown du gouvernement américain est peut-être terminé, tandis que s’éloigne la menace d’un défaut de paiement, mais le bras de fer au Congrès a déjà coûté des milliards de dollars. Et le total va continuer à augmenter, bien que l’on soit sorti de l’impasse, entre autres parce qu’il n’est pas certain que les législateurs ne se retrouvent pas une fois de plus bloqués au début de l’année prochaine.

Il faudra des mois pour établir une comptabilité détaillée. Toutefois, les économistes annoncent que l’intransigeance des républicains de la Chambre devrait entamer la croissance du quatrième trimestre, ce qui aura un impact sur l’emploi, les bénéfices des entreprises et le coût du crédit. L’onde de choc sera ressentie dans le monde entier.

« Nous avons constaté des effets conséquents durant l’été 2011, la confiance des consommateurs (en août) chutant à son niveau le plus bas depuis trente et un ans et la croissance du PIB n’atteignant que 1,4 % au troisième trimestre, » explique Beth Ann Bovino, économiste responsable des Etats-Unis chez Standard & Poor’s, faisant référence à un précédent bras de fer sur le plafond de la dette. « Sachant que cette fois, les négociations sur le plafond de la dette » se sont déroulées pendant un shutdown, ajoute-t-elle, « l’impact sur l’économie risque d’être encore plus grave ».

#shutdown
#dette
#crise
#économie
#Etats-Unis

October 19 2013

Monté de la contestation contre le gaz et le pétrole de schiste ❝Alors que de plus en plus de pays…

Monté de la contestation contre le #gaz et le #pétrole de #schiste

Alors que de plus en plus de pays autorisent l’exploration et l’exploitation des pétrole et gaz de schiste, les contestations se succèdent. Samedi 19 octobre, ils doivent être des milliers à manifester, en France (à Paris, Toulouse, Lille ou Nice), aux Etats-Unis, Canada, Angleterre, Allemagne ou encore Roumanie à l’occasion de la Journée mondiale contre le gaz de schiste.

Car si ces hydrocarbures non conventionnels font miroiter aux entreprises et aux pays revenus, recettes fiscales et emplois – jusqu’au rêve d’une indépendance énergétique –, ils sont vivement critiqués pour leurs conséquences néfastes sur l’environnement ainsi que sur le climat. Tour d’horizon de ces mouvements d’opposition.

http://www.lemonde.fr/planete/article/2013/10/18/la-contestation-contre-le-gaz-de-schiste-essaime-dans-le-monde_3498235_3244.

October 04 2013

« Bientôt des “bébés à la carte” ? »

« Bientôt des “bébés à la carte” ? »
http://tempsreel.nouvelobs.com/sante/20131003.OBS9745/bientot-des-bebes-a-la-carte.html

Une méthode proposant aux parents de choisir certains traits spécifiques chez leurs enfants à naître a été brevetée en septembre aux Etats-Unis, suscitant une réaction irritée de plusieurs chercheurs européens. « Il est clair que sélectionner des enfants de la manière préconisée par la méthode brevetée par la société 23andMe est hautement discutable sur le plan éthique », écrivent les quatre auteurs d’un commentaire publié jeudi 3 octobre par la revue « Genetics in Medicine ».

Après cinq ans d’attente, la société 23andMe a réussi à faire breveter une méthode de sélection des gamètes des donneurs basée sur des calculs génétiques réalisés par ordinateur. La méthode décrite dans la demande de brevet prévoyait de sélectionner les donneurs d’ovules ou de spermes de manière à améliorer les chances de produire un bébé ressemblant aux caractéristiques souhaitées par le couple bénéficiaire.

Parmi celles-ci, peuvent figurer la taille, le sexe, la couleur des yeux, certains traits de personnalité ou encore les risques de développer une dégénérescence maculaire liée à l’age (DMLA) et certains types de cancers. La société 23andMe reconnaissait toutefois que la méthode n’était pas infaillible et qu’il s’agissait seulement de faire en sorte que le bébé aient des chances « accrues » d’avoir les traits souhaités dans le cadre d’une procréation médicalement assistée (PMA).

#génétique #eugénisme #embryon

Mourir aux portes de l'Europe donc... Ce matin, j'entends sur toutes les radios l'expression "un…

Mourir aux portes de l’Europe donc...

Ce matin, j’entends sur toutes les radios l’expression "un nouveau drame de l’immigration". A minima, 300 morts.

L’air désolé des présentateurs pour qui ce "nouveau drame" (évoqué en 30 secondes) trouvera sa place entre l’ouverture des Bricoramas le dimanche et la tentative de coup d’Etat aux Etats-Unis par une femme et son enfant (plus longuement couvert d’ailleurs). Aucune explication, aucune mise en contexte, rien. Rien sur la responsabilité des politiques européennes sur la fermeture des frontières.

https://dl.dropbox.com/s/v27o96a0ecisk70/migrationsentonnoir.jpg

Ici, un extrait de l’exposition d’esquisses cartographiques "cartes en colère"

****************************************
Le monde interdit

https://dl.dropbox.com/s/gnz4yfgfndujaqx/indesirablesvisa.jpg

C’est étrange, cette peur paranoïaque de l’invasion, cette volonté de se « protéger » coûte que coûte de ces êtres humains qui, chaque année, prennent le chemin de l’exil vers les pays riches qu’ils imaginent terre d’espérance. Mais les riches ont décidé que cette humanité-là était indésirable.

Ils renforcent leurs frontières, dressent des barrières, construisent des murs toujours plus hauts. Une véritable stratégie de guerre mise en œuvre pour contenir « l’envahisseur ».

Par un effet d’entraînement, d’autres grands pays comme le Brésil, la Chine ou la Russie mettent aussi en place une « sanctuarisation intérieure » pour limiter les migrations économiques des régions pauvres vers les zones de forte croissance.

Ces obstacles physiques sont des outils efficaces pour criminaliser l’immigration et rendre acceptable l’emploi d’expressions inacceptables : « immigrant illégal ». On fait croire qu’ils transgressent la loi : grâce à ces nouveaux obstacles, juridiques ou physiques, on crée de nouvelles catégories de délinquants : le migrant.

Au mépris du droit international et des valeurs universelles.

****************************************
Les trois frontières de l’Europe

https://dl.dropbox.com/s/f2wap8p5j7r2blu/europemortsfronti%C3%A8res.jpg

Cette carte, nous l’avons dressée pour la première fois en 2003 grâce au méticuleux travail d’Olivier Clochard du laboratoire Migrinter à Poitiers. Nous mettons régulièrement à jour ce document et hélas, à chaque fois, nous devons rajouter des points noirs, grossir toujours plus les cercles rouges.

Le 1er janvier 1993, Gerry Johnson, un citoyen du Liberia – pays alors dévasté par une guerre civile meurtrière –, est découvert mort étouffé dans un wagon de marchandises à Feldkirch, en Autriche. Le 3 octobre 2013, un bateau coule près de l’île de Lampedusa avec 500 migrants à bord, la plupart originaire d’Afrique de l’Est. Entre ces deux dates et ces deux lieux, un peu plus de 17 300 autres migrants – estimation a minima d’une hécatombe ignorée – ont perdu la vie en tentant de rejoindre l’Europe, terre de la liberté et des droits de l’homme.

On meurt aussi en repartant, comme Marcus Omofuma, citoyen nigerian assassiné le 1er mai 1999 par trois policiers autrichiens sadiques dans un avion de la Balkan Air lors de son rapatriement forcé.

Vous pourrez lire à ce propos ceci :

"Rendez-vous à Sharon Stone"
http://blog.mondediplo.net/2007-11-07-Rendez-vous-a-Sharon-s-Stone

http://blog.mondediplo.net/local/cache-vignettes/L400xH344/P1040922-74037-bcf7c.jpg

De Nouakchott à Tripoli en passant par Niamey et Agadir, l’Europe se dote d’une « préfrontière ». Déjà, au cœur du désert, contrôles policiers, refoulements, regroupements informels et premiers camps. Pour qui passe les mailles de ce premier filet, la vraie « frontière » est de loin la plus mortelle. Et ceux qui passent la ligne rouge seront attendus aux points noirs, dans les camps de rétention, c’est-à-dire à la « postfrontière ».

****************************************
Géographie d’une humanité indésirable

https://dl.dropbox.com/s/gnz4yfgfndujaqx/indesirablesvisa.jpg

A l’Ouest les copains bienvenus chez nous, le portefeuille bien garni, et à l’Est, les indésirables, les gueux, le petit peuple du monde trop pauvre pour nous « mériter ». Symétrie presque parfaite : subsistent des îlots de pauvres à l’Ouest, des îlots de riches à l’Est.

Manichéen ?

A peine. La géographie politique européenne des visas montre avec une certaine cruauté la vision européenne du monde, si peu généreuse. Il faudra que l’on m’explique ce qu’il y a de logique quand l’UE exige des ressortissants du Kosovo – Etat le plus pauvre de toute l’Europe – un visa hors de prix pour circuler dans l’Espace Schengen.

Il y a de multiples façons de partager le monde, les territoires, les régions. Que ce soit selon le principe des Nations, du regroupement de Nations, d’indicateurs socio-économiques ou politiques, ils nous rappellent avec cynisme ce que nous n’aimons pas voir de nous-même : notre égoïsme, notre violence. Nous feignons l’aide au développement, nous n’exportons chez les pauvres que des modèles inapplicables.

Et nous leur imposons des visas inaccessibles.

Pourtant l’Afrique pauvre, par exemple, offre aussi de la culture, de la musique et du théâtre. Des diplomates, des professeurs. Des étudiants, des travailleurs. Des écrivains. Autant d’êtres humains que l’Europe renvoie parfois ficelés comme des saucissons dans des avions, quand ce n’est pas dans des linceuls, lorsqu’ils ont échoué à obtenir un visa ou un titre de séjour.

Ce projet est largement basé sur le travail magnifique et méticuleux réalisé par l’ONG "United" au Pays-Bas, sans qui cette boucherie resterait largement ignorée.

Fatal Realities of Fortress Europe

http://www.unitedagainstracism.org/pages/underframeFatalRealitiesFortressEurope.htm

Death by Policy - The Fatal Realities of “Fortress Europe”
– 17.306 Deaths -

Since 1993 UNITED has been monitoring the deadly results of the building of ’Fortress Europe’ by making a list of the refugees and migrants, who have died in their attempt of entering the ’Fortress’ or as a result of Europe’s immigration policies.
More than 17.306 deaths have been documented up to now.
If the death of over 17.306 people does not wake up Europe’s conscience, what will?

#migrations #asile #europe #mourir_en_mer #ue

October 01 2013

Etats-Unis : quelles sont les conséquences de la fermeture de l'Etat fédéral ?

Etats-Unis : quelles sont les conséquences de la fermeture de l’Etat fédéral ?

http://s1.lemde.fr/image/2013/10/01/534x267/3487759_3_02a0_fermeture-du-musee-de-l-air-de-washington_f2ef30dca2dae5b728c8d31a185b8c40.jpg

http://www.lemonde.fr/ameriques/article/2013/09/30/etats-unis-quelles-consequences-en-cas-de-desaccord-sur-le-budget_3486867_32

Etats-Unis : quelles sont les conséquences du « shutdown » ?
Le Monde.fr avec AFP et Reuters | 30.09.2013 à 07h05 • Mis à jour le 01.10.2013 à 12h10

Abonnez-vous
à partir de 1 € Réagir ClasserPartager facebook twitter google + linkedin pinterest

Le long bras de fer entre démocrates et républicains a abouti, comme beaucoup le craignaient, à une impasse budgétaire. A partir du mardi 1er octobre, une grande partie du gouvernement fédéral fermera ses portes. Barack Obama avait prévenu que ce shutdown « aura[it] des conséquences économiques très réelles pour des gens dans la vraie vie, et tout de suite ». Cette situation durera jusqu’au vote d’une nouvelle loi de finances par le Congrès, ce qui pourrait prendre des jours, voire des semaines.
Les fonctions régaliennes de l’Etat fédéral – justice, sécurité, FBI, opérations militaires extérieures – seront assurées, tout comme les dépenses sociales, le contrôle aérien ou les inspections de santé. Mais cette fermeture de l’Etat – la première depuis 1995 – aura un certain nombre de répercussions pour les fonctionnaires et les citoyens américains.

Employés fédéraux
Au total, au moins 800 000 fonctionnaires jugés « non essentiels » seront mis en congé sans solde. Ces derniers sont tenus de n’effectuer aucun travail pendant leur congé forcé, sous peine de lourdes sanctions. Il n’est pas garanti non plus qu’ils toucheront un salaire, même si cela a été le cas chaque fois par le passé. Durant les précédents shutdowns, le Congrès avait, en effet, adopté une loi remboursant rétroactivement les jours de chômage technique des fonctionnaires.

En revanche, plus d’un million de travailleurs, considérés comme « essentiels » pour le fonctionnement de l’Etat devront continuer à travailler. Ceux-là seront obligatoirement payés pour leur travail, mais possiblement avec des retards conséquents. On trouve dans cette catégorie les contrôleurs aériens, les gardiens de prison, les scientifiques des stations spatiales internationales, ou encore les agents des services secrets. Les salariés du Congrès peuvent également travailler, sur demande expresse du député ou de la commission qui les emploie.

#Etats-Unis
#shutdown

Après la chasse aux communistes, les Etats-Unis se lancent dans la traque aux écologistes -…

Après la chasse aux communistes, les Etats-Unis se lancent dans la traque aux écologistes - Eco-Terrorisme - Basta !
http://www.bastamag.net/article3345.html

Le FBI lui a proposé d’infiltrer son groupe militant. Il a décidé d’écrire un livre sur la chasse aux « éco-terroristes ». Dans Green is the New Red, pas encore publié en France, le journaliste étasunien Will Potter dénonce l’utilisation du qualificatif « terroriste » appliqué abusivement à des militants écologistes. Certains ont été lourdement condamnés depuis le 11 septembre 2001. Il pointe également le lobbying de plusieurs entreprises pour renforcer cette répression. Un air de déjà vu : c’était dans les années 1950, la menace était Rouge. Aujourd’hui, elle est verte. Entretien.

#écologie #répression

September 29 2013

Remarquable animation vidéo (en anglais, mais il articule bien) sur la répartition de la richesse…

Remarquable animation vidéo (en anglais, mais il articule bien) sur la répartition de la richesse aux États-Unis. L’auteur compare plusieurs répartitions possibles de la richesse, une strictement égalitaire, puis celle que les États-uniens considèrent majoritairement comme idéale (qui est loin d’être égalitaire, la majorité des sondés pensent que les meilleurs doivent gagner plus), celle que les États-uniens pensent être la vraie répartition (encore moins égalitaire) et enfin la vraie répartition (incroyablement inégalitaire, bien pire que ce que pensent les sondés).

On peut en déduire que les inégalités aux USA sont incroyables. Et également que les citoyens ne connaissent pas les faits.

http://www.upworthy.com/9-out-of-10-americans-are-completely-wrong-about-this-mind-blowing-fact-2

#statistiques #économie #inégalités

September 23 2013

*Documentaire : Échelon - Le Pouvoir Secret*

Documentaire : Échelon - Le Pouvoir Secret

http://www.youtube.com/watch?v=7tnMkHi8Po0

Aujoud’hui, il existe une grande puissance qui espionne le monde. Aujoud’hui, vos communications téléphoniques, vos e-mails, vos fax, vos télex, peuvent être interceptés par d’immenses oreilles qui écoutent la planète entière. Aujoud’hui, une grande puissance arrive à lire via satellite le titre du journal que vous lisez à la terrasse d’un café, et bientôt elle lira les articles eux-mêmes. Aujoud’hui, il existe une puissance capable de filtrer les conversations téléphoniques d’un pays entier, de les trier, de les recouper grâce à des ordinateurs capables de recherches intelligentes et thématiques, indexées par mots clefs. Cette grande puissance, c’est l’Amérique.

Les Etats-Unis ont développé au cours de la guerre froide, avec la Grande-Bretagne, le Canada, l’Australie et la Nouvelle-Zélande, un immense système d’écoute nommé projet F415 dit Échelon. Aujourd’hui la guerre froide est finie, mais ces grandes oreilles placées aux quatre coins du monde servent encore...

... De l’Anti-terrorisme à la surveillance de ses propres citoyens, de l’espionnage militaire à l’espionnage économique de toutes les plus grosses entreprises mondiales, le système Échelon, développé par la National Security Agency (NSA), sert beaucoup plus qu’on ne veut bien le croire ou le dire, et ses nouvelles activités en grande partie illégales constituent un atout majeur pour la puissance commerciale, militaire et technologique des Etats-Unis.

L’Europe, de son côté, développe aussi des bases d’espionnages, mais beaucoup moins puissantes et non coordonnées.

- Que va faire l’Europe pour se protéger ?
– Va-t-elle se lancer dans cette guerre d’espion ?
– Va-t-elle essayer de réglementer ?
– La confidentialité de nos vies privées est-elle menacée ?

Enjeu majeur du début du 3ème millénaire,
la guerre de l’information n’en est qu’à ses débuts...

Ce documentaire date un peu, mais il est bon de se le remettre en mémoire. L’espionnage de nos communications n’a pas commencé avec les révélations d’Edward #Snowden.

C’est en 1988 qu’un journaliste écossais, #Duncan_Campbell, dévoile le #projet_Echelon, dans un article intitulé « Somebody’s listening »

https://fr.wikipedia.org/wiki/Echelon

Jamais un gouvernement (la France) ne reconnaitra qu’il peut contourner ses propres lois en chargeant un autre gouvernement (les USA) de faire à sa place ce qui lui est interdit.

#UKUSA #SIGINT #NSA #STOA #espionnage_économique #PRISM #DGSE #DST

September 17 2013

Blog gaulliste libre : Jacques Sapir économiste alternatif

Blog gaulliste libre : Jacques Sapir économiste alternatif
http://www.gaullistelibre.com/2013/09/jacques-sapir-economiste-alternatif.html

Jacques Sapir économiste alternatif

Après avoir lu beaucoup de livres de penseurs alternatifs, Jacques Sapir était le dernier grand intellectuel que je voulais étudier. « Le nouveau 21ème siècle », écrit avant le déclenchement de la crise économique, est un ouvrage de référence sur l’économie et l’idée nationale.

http://2.bp.blogspot.com/-Ox6kK-D3Kzs/Ujf1tAXDmTI/AAAAAAAABAs/FlbHx0i9wvo/s1600/Unknown.jpeg

Retour sur la crise de 1997-1999

C’est un point commun de Jacques Sapir avec les deux prix Nobel d’économie Joseph Stiglitz et Paul Krugman que de donner une importance particulière à la crise qui a secoué les pays émergents à la fin des années 90. Pour lui, contre pour eux, cette crise est la conséquence d’une déréglementation excessive, notamment sur le plan financier et monétaire et elle démontre, 10 ans avant la crise des subprimes, les immenses dangers de la globalisation néolibérale.

Ce livre complète parfaitement « La grande désillusion » de Joseph Stiglitz, qui travaillait à la Banque Mondiale à cette époque. S’il en donne une lecture plus politique, le constat économique est aussi sévère. Il montre l’absurdité d’un système où le FMI prêtait de l’argent à des pays émergents pour défendre leur monnaie, à un coût exorbitant, tout en étant voué à l’échec la plupart du temps. Il souligne que « la Malaisie et le Chili (…) ont dû leur réussite à des mesures de contrôle de capitaux ».

Bref, alors que le FMI déversait de l’argent pour lutter contre les marchés, tout en imposant des mesures d’austérité souvent violentes pour la population, la solution à cette crise était une restriction des marchés de capitaux. L’auteur souligne malicieusement : « si les Etats-Unis sont capables d’engager à perte plus de 60 milliards de dollars pour tenter d’enrayer une crise financière (…) n’eût-il pas été plus judicieux d’investir la même somme dans des actions de développement ? ».

L’auteur utilise une image particulièrement brillante pour appuyer les thèses d’une « re-fragmentation des espaces financiers et commerciaux ». Il fait le parallèle avec les cales d’un cargo. Et s’il reconnaît volontiers qu’une cale sans compartiment est plus pratique, il souligne qu’en cas de tempête, elle devient un danger menaçant la stabilité du navire. Il souligne que « les architectes et constructeurs de navires le savent depuis des siècles et sacrifient l’optimalité théorique à une conception garante de robustesse ».

Un véritable tournant politique

Par-delà la grave crise économique, pour Jacques Sapir, cette crise a provoqué un changement politique majeur à l’échelle de la planète. Pour lui « la Russie s’est reconstruite autour d’un projet national et industrialiste ». Plus globalement « la crise a aussi amené de nombreux pays à modifier leurs stratégies économiques, les conduisant à des politiques commerciales très agressives dont l’addition provoque aujourd’hui une fragilisation générale de l’économie mondiale ».

En effet, depuis un peu plus de dix ans, de nombreux pays émergents ont adopté une stratégie économique visant à accumuler le montant le plus important possible d’excédents commerciaux de manière à pouvoir mener une politique économique autonome sans jamais avoir à demander de l’aide à un FMI et des Etats-Unis qui leur imposent des politiques aberrantes. Cela vaut notamment pour la Chine, qui accumule des excédents commerciaux colossaux depuis des années.

L’auteur souligne que depuis la fin des années 90, « ces pays ont cherché à se désendetter brutalement afin de diminuer autant que possible leur exposition au risque financier international ». Mais « le drame ici vient de ce qui est globalement insoutenable puisse à l’échelle de chaque pays apparaître comme une solution viable ». En clair, c’est le FMI et les Etats-Unis, suivis par le reste du monde occidental, qui ont poussé les pays émergents à adopter une stratégie économique porteuse de déséquilibres majeurs…

Pour l’auteur, cet épisode a contribué à l’avortement du siècle américain qui semblait se dessiner à partir de 1991. Il consacre également le retour des Etats-nations et d’une stratégie de défense des intérêts patriotes que les théoriciens du marché-roi ont souvent tendance à oublier.

#austérité
#FMI
#Jacques_Sapir
#Joseph_Stiglitz

September 10 2013

*LA VRAIE MOTIVATION DE FRANÇOIS HOLLANDE POUR PARTIR BATAILLER EN SYRIE, C'EST DE SOUTENIR…

LA VRAIE MOTIVATION DE FRANÇOIS #HOLLANDE POUR PARTIR BATAILLER EN #SYRIE, C’EST DE SOUTENIR INTÉRÊTS DE SES AMIS DU #QATAR, D’ #ISRAËL ET DES #E-U : VOIR LES AMBITIONS DU PROTOCOLE DE #DOHA

http://www.afrique-asie.fr/menu/actualite/4388-syrie-opposition-protocole-de-doha-fin-de-l-etat-syrien.html

Comme toujours une affaire de gros sous et de #géostratégie.

On comprend en fait, le pourquoi de la chose lorsque l’on connaît les clauses du « Protocole » de Doha, dont nous avons pu consulter le document, formulé en treize points qui se détermine comme suit :

1- réduction du nombre des soldats de l’armée syrienne à 50 000 ;

2- la Syrie ne pourra faire valoir son droit à sa souveraineté sur le Golan que par les moyens politiques. Les deux parties signeront des accords de paix sous l’égide des Etats-Unis et du Qatar ;

3- la Syrie doit se débarrasser, sous la supervision des Etats-Unis, de toutes ses armes chimiques et bactériologiques et de la totalité de ses missiles. Cette opération doit se dérouler sur les terres de Jordanie ;

4- annulation de toute revendication de souveraineté sur Liwa Iskandaroun et désistement au profit de la Turquie de certains villages frontaliers habités par les Turkmènes dans les « mouhafadhas » d’Alep et d’Idlib ;

5- renvoi de tous les membres du Parti des travailleurs du Kurdistan, ceux recherchés par la Turquie lui seront livrés. Inscription de ce parti sur la liste des organisations terroristes ;

6- annulation de tous les accords et conventions signés avec la Russie et la Chine dans les domaines des forages du sous-sol et de l’armement ;

7- permettre le passage à travers le territoire syrien d’un gazoduc qatari à destination de la Turquie puis de l’Europe ;

8- permettre le passage à travers le territoire syrien des conduites d’eau en provenance du barrage Atatürk et à destination d’Israël ;

9- le Qatar et les Emirats arabes unis s’engagent à reconstruire ce qui a été détruit par la guerre en Syrie à la condition que leurs sociétés aient l’exclusivité de la reconstruction et de l’exploitation du pétrole et gaz syrien ;

10- gel des relations avec l’Iran, la Russie et la Chine ;

11- rompre les relations avec Hezbollah et les mouvements de résistance palestinienne ;

12- le régime syrien sera islamique et non salafiste ;

13- le présent accord entrera en application dès la prise du pouvoir » (par l’opposition, Ndlr). Fin de citation.

#protocole_de_doha

September 08 2013

Troubles du caractère en Chine

Troubles du caractère en #Chine
http://lemonde.fr/le-magazine/article/2013/09/08/troubles-du-caractere-en-chine_3471691_1616923.html

C’est le succès de l’été à la #télévision chinoise. Non pas un programme de télé-réalité inspiré par les Etats-Unis, ni une série antijaponaise, mais deux émissions de jeux entièrement consacrées aux caractères chinois (hanzi), ces signes mystérieux qui fascinent les étrangers par leur complexité.

Car, si l’on en croit les autorités et les médias officiels, il y a péril en la demeure chinoise. A l’heure des smartphones et des tablettes, où ils n’ont plus besoin d’#écrire un #caractère à la main, donc de savoir le tracer, les jeunes ont tendance à oublier l’un des piliers de cette civilisation millénaire surgie dans le bassin du fleuve Jaune.

Au début de l’informatique, l’utilisation de langues non alphabétiques a posé beaucoup de problèmes techniques. Mais, aujourd’hui, ce n’est plus le cas", explique Olivier Venture, pour qui la principale préoccupation, « c’est que les jeunes Chinois aient de plus en plus une connaissance passive de l’#écriture chinoise ».

#éducation #culture

Déclaration liminaire de John Kerry au sénat sur la crise en Syrie | IIP Digital

Déclaration liminaire de John Kerry au sénat sur la crise en Syrie | IIP Digital
http://iipdigital.usembassy.gov/st/french/texttrans/2013/09/20130904282196.html#ixzz2e1ENuFWE

(...) Assurément, d’aucuns poseront la question, à juste titre il me semble, des conséquences involontaires de l’action. D’aucuns craignent des représailles de nature à déboucher sur un conflit plus étendu. Je ne vais pas mâcher mes mots : si Bachar al-Assad est assez arrogant, je dirais même assez stupide, pour user de représailles contre les conséquences de son comportement criminel, les États-Unis et leurs alliés ont d’amples moyens pour lui faire regretter cette décision sans avoir à partir en guerre. Même les partisans de Bachar al-Assad, la Russie et l’Iran, disent publiquement que le recours aux armes chimiques est inacceptable. Par ailleurs, certaines personnes vont soulever la question de l’étendue de notre responsabilité. À celles-ci, je dis que, quand quelqu’un tue des centaines d’enfants avec une arme dont le monde a prohibé l’emploi, nous sommes tous responsables. C’est vrai en raison des traités comme la Convention de Genève ou la Convention sur les armes chimiques et, pour nous aux États-Unis, la loi sur les responsabilités de la Syrie. Mais c’est vrai aussi parce que nous avons une humanité commune et partageons la décence la plus élémentaire.

Ce n’est pas le moment d’être isolationnistes dans un fauteuil. Ce n’est pas le moment d’être spectateurs d’un massacre. Ni notre pays ni notre conscience ne peuvent se permettre le coût du silence. Nous avons dénoncé des horreurs indicibles bien des fois dans le passé. Nous devons maintenant passer à l’action et nous devons protéger notre sécurité, protéger nos valeurs, et guider le monde, forts de la conviction que nous comprenons parfaitement notre responsabilité. Merci.

Membre du public – Monsieur le secrétaire d’État Kerry, le peuple américain dit non à la guerre.

Le sénateur Menendez, président de la commission – Silence dans la salle. Silence dans la salle.

Membre du public – Le peuple a dit non à la guerre. (Inaudible) une autre guerre. Nous ne voulons pas une autre (inaudible).

Le sénateur Menendez – Je demande au – veuillez rétablir le calme.

Membre du public – (Inaudible) personne ne veut cette guerre. Les missiles de croisière – lancer des missiles de croisière, ça veut dire une autre guerre. Le peuple américain ne veut pas de ça. M. Kerry (inaudible).

Le sénateur Menendez – Monsieur le secrétaire Hagel.

Le secrétaire d’État John Kerry – Puis-je me permettre – la première fois que j’ai fait une déposition devant cette commission, quand j’avais 27 ans, mes sentiments étaient très similaires à ceux de la personne qui proteste. Et c’est exactement pour cela qu’il est si important que nous débattions de cette question, que nous parlions de ces sujets au vu et au su du pays, et le Congrès va agir en sa qualité de représentant du peuple américain. Je crois que nous pouvons tous respecter ceux qui ont un point de vue différent, et nous respectons ce principe.

http://www.info-palestine.eu/IMG/jpg/a0-468.jpg

Lecteurs de e-books sous haute surveillance Le temps où vous pouviez lire des livre en secret, sous…

Lecteurs de e-books sous haute surveillance

Le temps où vous pouviez lire des livre en secret, sous la couverture, est passé de puis longtemps. Aujourd’hui, les grandes multinationales qui vous vendent des e-books vous observent de loin, mais très attentivement... Elles amassent grâce à vous une énorme quantité de données et d’informations

–—

Imaginez-vous allongé sur votre sofa, vous êtes en train de lire le roman que vous venez d’acheter l’après-midi même. Juste derrière vous, debout, se trouve le libraire qui vous a vendu le livre, et l’éditeur qui l’a publié. Ils sont là, et regardent par-dessus votre épaule pour voir à quelle vitesse vous lisez, où vous vous arrêtez, quelles pages vous sautez...

http://gfx.nrk.no//y6JHr56xURvIfobD6nfDRQBVZUrd2jqUmwlqxRstPGIQ.jpg

Søren Pold, professeur au Département esthétique et communication à l’Université de Aarhus (Danemark) explique : C’est maintenant une réalité mise en place chez la plupart des vendeurs de service e-books. Cette surveillance est très préoccupante. La lecture d’un e-book par vous devient une collecte de données sur votre comportement pour d’autres... et il n’y a aucune limite vraiment pour ce qui concerne les informations qu’ils peuvent voir et collecter : tout dans le moindre détail, dans le moindre de vos mouvement, y compris les aller retour dans le livre. Le pire est il est pratiquement impossible de se prémunir contre cela

Aux États-Unis, qui est en pointe pour les e-books, les principaux "acteurs" du marché déjà une bonne appréciation sur le comportement des lecteurs

Par exemple, ils savent que les lecteurs de la trilogie "Hunger Games" avalent en moyenne 57 pages par heure, et Amazon sait précisément ce que les lecteurs ont soulignés dans le e-books, ainsi que les notes qu’ils ont ajouté au texte original.

Apple et Google par exemple sont capable de savoir combien de fois les livres sont ouverts, combien de pages le lecteur a lu, et combien de temps il a passé sur chacune d’elle . Certains fournisseurs vendent ces les données à des tiers.

La technique aujourd’hui permet d’avoir un aperçu très détaillé sur tout ce que nous lisons, Et les consommateurs ont en revanche très peu d’informations sur les données qui sont stockées.

Søren Pold : Cela veut dire que notre culture littéraire est potentiellement directement impliquée dans le grand cycle de la surveillance, et on peut imaginer qu’un jour, la lecture d’un livre sulfureux ou considéré comme "dangereux" par un Etat quelconque et qu’on vous refuse un visa quelques années plus tard si vous souhaitez vous rendre dans cet Etat quelconque !

Les services d’abonnement e-books à domicile sont soumis à des règles très strictes qu’aux États-Unis, mais il peut y avoir" des pressions sur des fournisseurs en Europe par exemple.

Tous les fournisseurs aux Etats-Unis et en Europe reconnaissent qu’ils est possible de collecter ces informations, et pour certains, ils reconnaissent qu’ils le font, mais tous prétendent que c’est pour mieux servir le lecteur, pour mieux répondre à ses attentes

Søren Pold : Si vous voulez éviter d’être espionné, n’achetez que des livres en papier et payez en liquide !

Søren Pold au Danmark reçoit le soutien d’Erik Wilberg, professeur à la Norwegian School of Management. Il estime qu’il y a de bonnes raisons de s’inquiéter .

Erik Wilberg : Il est clair Søren Pold a raison. Les grandes entreprises qui diffusent les e-books collectent et vendent ces renseignements "à très haute valeur ajoutée". Nous laissons derrière nous beaucoup de traces électroniques, et cela en permanence. La surveillance des lecteurs de e-book n’est qu’un petit paramètre du problème. Il y a, entre autre chose, la vidéo-surveillance. Mais contrairement à la vidéo-surveillance dans les rues, les informations que nous laissons derrière nous en ligne peuvent être intéressantes pour les opérateurs commerciaux qui assemblent des bases de données gigantesques (les fameuses « Big Data ») qui aura à terme une valeur inéstimable. C’est un peu le "nouvel eldorado pétrolier". Les conséquences de l’exploitation de ces bases de données restent totalement inconnues.

Beaucoup de monde peut-être intéressé par nos lectures, outre les services de renseignements (si tout à coup vous achetez beaucoup de livres sur les armes et l’extrême-droite), il y a aussi les compagnies d’assurance, pour les assurances vie (livres sur la santé, les maladies...). On peut tout imaginer.

Le journaliste de la NRK a expliqué, qu’au cours de son enquête, Google, Apple et Amazon ont catégoriquement refusé de lui parlé.

–-----

Articles sources (en Danois et en Norvégien)

Du bliver overvåget når du læser e-bøger | Kultur | DR
http://www.dr.dk/Nyheder/Kultur/Boeger/2013/09/03/154050.htm

Af Silas Bay Nielsen

Forestil dig, at du ligger i sofaen og læser din nyindkøbte roman. Bag ved dig står både boghandleren, der har solgt dig bogen, og måske endda forlaget, som har udgivet din bog. Der står de og kigger dig over skulderen for at se, hvor hurtig du er til at læse, og hvor i bogen du går i stå.

Slår alarm om ebok-overvåking - NRK - Kultur og underholdning

http://www.nrk.no/kultur/slar-alarm-om-ebok-overvaking-1.11223420

Slår alarm om ebok-overvåking

Nettgigantene kan se hva du leser, hvor lenge du leser og hvor mye leser. Nøyaktig hva informasjonen brukes til, er det ingen som vet.

–-----

A lire aussi

Readers’ privacy is under threat in the digital age | Books | The Guardian

http://www.theguardian.com/books/2012/aug/31/readers-privacy-under-threat

Every time you read a newspaper on your computer or buy an ebook, you can leave an electronic trail behind you. That trail is potentially lucrative for business, and is a new source of surveillance for government and law enforcement.

Google Hopes to Open a Trove of Little-Seen Books - NYTimes.com

http://www.nytimes.com/2009/01/05/technology/internet/05google.html?pagewanted=1&_r=1&

By MOTOKO RICH
Published: January 4, 2009

MOUNTAIN VIEW, Calif. — Ben Zimmer, executive producer of a Web site and software package called the Visual Thesaurus, was seeking the earliest use of the phrase “you’re not the boss of me.” Using a newspaper database, he had found a reference from 1953.

E-Reader Privacy Chart, 2012 Edition | Electronic Frontier Foundation

https://www.eff.org/pages/reader-privacy-chart-2012

E-Reader Privacy Chart, 2012 Edition

#ebooks #édition #contrôle #surveillance #espionnage #marketing #wtf

September 07 2013

Le « quotidien vespéral des marchés » (QVM, appelé aussi "Le Monde"), des cadres et des décideurs…

Le « quotidien vespéral des marchés » (QVM, appelé aussi "Le Monde"), des cadres et des décideurs souligne, dans son éditorial d’aujourd’hui, que selon une étude du German Marshall Fund, les opinions publiques occidentales sont très majoritairement contre une intervention militaire en Syrie — 72 % y sont opposés en Europe, 62 % la rejettent aux Etats-Unis —, mais continue de soutenir l’option des frappes et des bombardements. On a connu ce journal plus équilibré dans son positionnement. La conclusion de l’édito (cf. ci-dessous), est tout à fait éloquente.

« L’indécision en Syrie : le prix politique du fiasco irakien »

http://www.lemonde.fr/idees/article/2013/09/07/l-indecision-en-syrie-le-prix-politique-du-fiasco-irakien_3472856_3232.html

S’ils veulent réussir, les exécutifs favorables à des frappes militaires doivent donc redoubler d’efforts pour convaincre leur représentation nationale, mais aussi leurs concitoyens.

#Syrie #US #France #QVM

Un Prism à la française ? La Cnil dit avoir saisi Manuel Valls | Rue89

Un Prism à la française ? La Cnil dit avoir saisi Manuel Valls | Rue89
http://www.rue89.com/2013/09/07/prism-a-francaise-cnil-dit-avoir-saisi-manuel-valls-245501

Suite à la révélation en juin du vaste programme « Prism » d’espionnage des communications par les Etats-Unis, la Commission nationale informatique et libertés (Cnil) s’inquiète de l’existence d’un dispositif semblable en France.

#Prism #CNIL #NSA #Snowden

September 06 2013

*Nous sommes sans doute la dernière génération à vivre avant l'utilisation réelle des « robots…

Nous sommes sans doute la dernière génération à vivre avant l’utilisation réelle des « robots tueurs » sur le terrain

"Les opérateurs voient quatre hommes barbus (sic) avec des fusils sur l’épaule..."

Alexander Harang du « Conseil pour la paix » est très actif dans la lutte contre les robots tueur. La grande photo représente le drone « Predator » lequel est équipé de missiles air-sol : c’est celui qui est utilisé au Pakistan.

http://gfx.nrk.no/r0b7uwNHnkGNCjb0KABLggWnRhibgNu7JYAEdaLb8CKQ.jpg

- D’ici dix à vingt ans, les « robots tueurs » seront utilisés sur les champs de bataille, dit Alexander Harang. Tobias Malher et Alexander Harang ont participé cette semaine à un séminaire sur les « robots tueurs » à l’institut PRIO à Oslo.

« Robots militaires » : c’est le nom commun donnés aux armes qui non seulement peuvent tuer à distance - comme les drones d’aujourd’hui - mais aussi prendre la décision lui même de tuer – et de le faire !

Trois types de Robots :

Robots téléguidées : Ils sont armés (comme les drones aujourd’hui), mais ce sont des êtres humains qui analysent la situation et décide si l’arme doit être utilisée.

Robots automatiques : L’ordinateur analyse la situation et les réponses possibles, mais ce sont toujours les êtres humains gens qui décident si l’arme doit être utilisée.

Robot autonome : L’ordinateur analyse de la situation et les réponses possibles, et décide de lui même si l’arme doit être utilisée. (brrrr....)

Le journaliste de la NRK décrit l’utilisation du drone de la manière suivante (c’est assez époustouflant) :

Un drone survole une zone montagneuse au Pakistan et observe ce qui se passe au sol. Les caméras embarquées renvoient les images aux Etats-Unis où des opérateurs les analysent. Les opérateurs voient quatre hommes barbus (sic) avec des fusils sur l’épaule. Les opérateurs décident d’appuyer sur un bouton, une seconde plus tard un missile est tiré, les quatres hommes barbus (sic) sont morts instantanément.

Ainsi va la vie aujourd’hui au Pakistan, en Afghanistian , au Yémen ,en Somalie et peut-être plus récemment dans le nord du Niger [et du Mali]. Dans les seules zones tribales pakistanaises frontalières de l’Afghanistan, plus de 3 500 personnes ont été tuées dans les attaques de drones depuis une decennie.

La plupart d’entre eux étaient des militants musulmans (sic), dont certains étaient sur ​​la liste des terroristes établie par la CIA, mais plusieurs centaines d’autres étaient des civils innocents qui se trouvaient au mauvais endroit au mauvais moment.

Mais dans quelques années, l’opérateur qui se trouve quelque part aux États-Unis sera sans doute superflu. L’image des quatre hommes armés sera envoyé directement au drone. Un ordinateur de bord permettra (au drone) d’analyser la situation à partir d’un ensemble de paramètres, lequel ordinateur prendra ensuite la décision de tuer ou de de laisser ces hommes en vie.

On est en train de concevoir et programmer des ordinateurs selon le concept "thumbs down" [pouce en bas]. Avec une telle machine, les quatre hommes barbus (sic) sur le terrain seront alors tués sans qu’un être humain n’ait pris la décision de le faire « directement »

http://gfx.nrk.no/ChdLHwwMBPJElYBkszprlgCw5gX-30Qmrm3CgJ8ohpyg.jpg

Le drone britannique « Taranis » sera probablement en mesure de fonctionner sans contrôle humain direct. Photo : BAE Systems / AP

Une campagne contre les « robots tueurs » a débuté à Londres en avril 2013, soutenue par 45 organisations non-gouvernementales dans 20 pays.

Il existe en fait des versions plus avancées de drones armés – non utilisés, encore en développement – qui sont assimilés aux « robots tueurs ». Tobias Mahler souligne que ce n’est pas nécessairement des armes au sens traditionnel du terme. Pour illustrer son propos, il donne une image :

Imaginez la porte d’entrée du bâtiment de la NSA aux Etats-Unis. Elle peut-être programmée pour reconnaître les gens à partir de l’analyse de leurs yeux. Cette porte automatique peut aussi être programmée pour claquer dans la gueule de celui qu’elle ne reconnaît pas et éventuellement le tuer ! C’est la programmation qui fait tout, mais le programmeur peut-il tout prévoir ?

Les États-Unis et Israël sont les pays les plus en pointe dans le développement des « robots tueurs » mais la Russie et la Chine ont probablement des programmes avancés. Il y a de bonnes raisons de croire que l’heure de l’utilisation en réel des « robots tueurs » est beaucoup plus proche qu’on ne le croit.

Tobias Malher souligne que les militaires développent les « robots tueurs » pour répondre à l’argument suivant :

Développer des armes autonomes pour éviter au maximum de mettre nos troupes en danger [des guerres sans soldats].

Et ces mêmes militaires [quand même] de se demander s’il est éthique de développer des armes qui décident toutes seules de tuer ou pas (sic) … !

http://gfx.nrk.no/IvTFT8pQa_kCkxRtyZaduwO9TkOsx2Ox7Fi9oc3li3-Q.jpg
L’avion sans pilote X -47B fabriqué par Northrup Grumman sur la base Edwards en Californie sera en mesure d’attaquer des armes sans contrôle humain. Photo : Alan Radecki , Northrup Grumman, marine / AP.

Le journaliste de la NRK poursuit avec cet encadré :

« Les robots doivent faire des choix éthiques »

– Si les « robots tueurs » autonomes doivent être utilisés, ils doivent être programmés pour faire des choix éthiques.
– C’est aussi des questions auxquelles sont confrontées les développeurs de voitures civiles « auto-conduites »

– Par exemple, une voiture autonome (auto-conduite) circule avec quatre personnes à bord. Que fera-t-elle si un enfant traverse soudainement la chaussée juste devant elle alors qu’un camion arrive en sens inverse ?

– Le véhicule devra choisir entre deux options :

1. Tourner vivement pour éviter l’enfant et donc entrer en collision avec le camion venant en sens inverse, avec de possible graves conséquences pour les quatre personnes se trouvant dans la voiture.

2. Continuer tout droit et percuter l’enfant, avec comme résultat probable la mort de celui-ci.

En Norvège, la question des « robots tueurs » est totalement absente du débat politique (les élections parlementaires ont lieu l9 septembre 2013) alors que ce débat a bien eu lieu dans plusieurs autres pays européens. Ça n’a même pas été un enjeu de la campagne alors que la Norvège a un programme militaire de production d’armement (petit, mais qui existe quand même).

En Allemagne, où l’on vote aussi mi-septembre, Die Linke a fait de la lutte contre les « robots tueurs » un de leurs principaux enjeux de la campagne.

–----

Article source sur le site de la NRK

– Drapsroboter er bare ti til tjue år unna - Verden - NRK Nyheter
http://www.nrk.no/nyheter/verden/1.11220317

Han får støtte av Alexander Harang i Kampanjen for å stoppe drapsroboter (Campaign to Stop Killer Robots) CSKR.

– Vi er ti til tjue år fra å se at drapsrobotene blir tatt i bruk på slagmarken, sier Harang.

Både Mahler og Harang deltok denne uken på et seminar om drapsroboter på Fredsforskningsinstituttet (PRIO) i Oslo.

#drones #robots_tueurs #guerre #guerres_sans_soldats

cc @fil

Older posts are this way If this message doesn't go away, click anywhere on the page to continue loading posts.
Could not load more posts
Maybe Soup is currently being updated? I'll try again automatically in a few seconds...
Just a second, loading more posts...
You've reached the end.

Don't be the product, buy the product!

Schweinderl