Newer posts are loading.
You are at the newest post.
Click here to check if anything new just came in.

February 27 2012

02mydafsoup-01

[...]

American officials have traditionally viewed the World Bank as an extension of United States foreign policy and commercial interests. With the Bank just two blocks away from the White House on Pennsylvania Avenue, it has been all too easy for the US to dominate the institution. Now many members, including Brazil, China, India, and several African countries, are raising their voices in support of more collegial leadership and an improved strategy that works for all.

From the Bank’s establishment until today, the unwritten rule has been that the US government simply designates each new president: all 11 have been Americans, and not a single one has been an expert in economic development, the Bank’s core responsibility, or had a career in fighting poverty or promoting environmental sustainability. Instead, the US has selected Wall Street bankers and politicians, presumably to ensure that the Bank’s policies are suitably friendly to US commercial and political interests.

Yet the policy is backfiring on the US and badly hurting the world. Because of a long-standing lack of strategic expertise at the top, the Bank has lacked a clear direction. Many projects have catered to US corporate interests rather than to sustainable development. The Bank has cut a lot of ribbons on development projects, but has solved far too few global problems.

For too long, the Bank’s leadership has imposed US concepts that are often utterly inappropriate for the poorest countries and their poorest people. For example, the Bank completely fumbled the exploding pandemics of AIDS, tuberculosis, and malaria during the 1990’s, failing to get help to where it was needed to curb these outbreaks and save millions of lives.

Even worse, the Bank advocated user fees and “cost recovery” for health services, thereby putting life-saving health care beyond the reach of the poorest of the poor – precisely those most in need of it. In 2000, at the Durban AIDS Summit, I recommended a new “Global Fund” to fight these diseases, precisely on the grounds that the World Bank was not doing its job. The Global Fund to Fight AIDS, TB, and Malaria emerged, and has since saved millions of lives, with malaria deaths in Africa alone falling by at least 30%.

The Bank similarly missed crucial opportunities to support smallholder subsistence farmers and to promote integrated rural development more generally in impoverished rural communities in Africa, Asia, and Latin America. For around 20 years, roughly from 1985 to 2005, the Bank resisted the well-proven use of targeted support for small landholders to enable impoverished subsistence farmers to improve yields and break out of poverty. More recently, the Bank has increased its support for smallholders, but there is still far more that it can and should do.

[...]

A World Bank for a New World | social-europe.eu - Jeffrey D. Sachs 20120227 
Reposted bydatenwolfmihaicontinuum
02mydafsoup-01
02mydafsoup-01

[...]

Dix ans de retard. "Si on décale les courbes de la consommation du tabac, c'est-à-dire si on place en 1954 le début de fléchissement constaté à partir de 1964, on voit que 8 000 milliards de cigarettes "en trop" ont été consommées aux Etats-Unis. Elles n'auraient pas été fumées si le public avait su la vérité dix ans plus tôt, explique Robert Proctor. Cela représente environ huit millions de morts dans les décennies suivantes." Les mensonges d'une demi-douzaine de capitaines d'industrie provoquant la mort de plusieurs millions de personnes ? Une fiction qui mettrait en scène une conspiration de cette ampleur serait taxée d'irréalisme ou de loufoquerie...

Tout ne commence pas en décembre 1953. D'autres manoeuvres sont plus anciennes. Le plan Marshall, par exemple. Le grand programme d'aide à la reconstruction de l'Europe dévastée par la seconde guerre mondiale a également été "mis à profit par les cigarettiers américains pour rendre les populations européennes accros au tabac blond flue-cured, facilement inhalable". Tout est là. Le flue-curing est une technique de séchage des feuilles de tabac qui se répand largement aux Etats-Unis à la fin du XIXe siècle, et qui permet de rendre la fumée moins irritante, donc plus profondément inhalable. Or jusque dans la première moitié du XXe siècle, on fume encore, dans une bonne part de l'Europe continentale, du tabac brun, très âcre, beaucoup moins dangereux et addictif. Car plus la fumée peut pénétrer profondément dans les poumons, plus l'afflux de nicotine dans l'organisme est rapide, plus l'addiction qui se développe est forte. Et plus les dégâts occasionnés sur les tissus pulmonaires sont importants. "Au cours de la réunion de Paris (le 12 juillet 1947) qui a mis en mouvement le plan Marshall, il n'y avait aucune demande des Européens spécifique au tabac, raconte Robert Proctor. Cela a été proposé et mis en avant par un sénateur de Virginie. Au total, pour deux dollars de nourriture, un dollar de tabac a été acheminé en Europe."

[...]

Parfois, ce qu'on retrouve dans les cigarettes n'a pas été ajouté par les chimistes de l'industrie, mais par les caprices de la nature. Ainsi du polonium 210. Pour des raisons non encore éclaircies, la feuille de tabac a une détestable propriété : elle fixe et concentre cet élément radioactif naturellement présent dans l'environnement à des teneurs infimes. Les "tobacco documents" montrent que, dès les années 1950, l'industrie a découvert cette vérité qui dérange. Elle ne divulguera rien. Les premières publications indépendantes sur le sujet n'interviendront qu'au milieu des années 1960...

Golden Holocaust raconte par le menu comment les cadres de l'industrie ont réagi à ce "petit souci" de qualité du produit fini. Et le luxe de détails prodigués par les "tobacco documents" fait basculer dans un univers sidérant. Dans un premier temps, les cigarettiers cherchent à se débarrasser de cet élément radioactif. Ils font mener des travaux qu'ils gardent secrets. Car les publier pourrait "réveiller un géant endormi" ("waking a sleeping giant", dans le texte), écrit un cadre de Philip Morris à son patron, en 1978, ajoutant : "Le sujet va faire du bruit et je doute qu'il faille fournir des faits."

Plusieurs solutions sont découvertes. Changer d'engrais ? Traiter les feuilles de tabac à l'aide d'un bain d'acide ? Sélectionner les feuilles les moins chargées en polonium ? Aucune de ces solutions ne sera, semble-t-il, retenue. Car résoudre ce problème ne procure pas d'"avantage commercial ", selon l'expression d'un haut cadre de RJ Reynolds, consignée dans les documents. Le passage des feuilles de tabac par un bain acide, par exemple, contraindrait à une "gestion spécifique" d'effluents radioactifs. Cela coûte de l'argent.

[...]

Les conspirateurs du tabac | LeMonde.fr 2012-02-25
Older posts are this way If this message doesn't go away, click anywhere on the page to continue loading posts.
Could not load more posts
Maybe Soup is currently being updated? I'll try again automatically in a few seconds...
Just a second, loading more posts...
You've reached the end.

Don't be the product, buy the product!

Schweinderl