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Mainstreaming popular culture: les dynamiques hégémoniques dans la culture populaire

Mainstreaming popular cultureLes dynamiques hégémoniques dans la culture populaireUniversité Paris 8, jeudi 16 octobre 2014, salle G-2Contact: mainstreamingpc@gmail.comLa culture populaire reste un concept difficile à définir. Si elle a un temps été utilisée péjorativement pour (dis)qualifier la culture «de masse», dépréciée, car «marchande» – et si elle continue parfois d’être utilisée dans ce sens –, elle a progressivement gagné une valeur descriptive sans pour autant être précise. La culture populaire se rapporterait à une dimension concernant «les gens» ou «le peuple» à la fois comme public ou marché mais aussi comme sujet. L’apport de Stuart Hall, dans son travail de «déconstruction du "populaire"» (1981), a été de proposer une troisième définition qui «embrasse, pour une période donnée, les formes et les activités qui ont leurs racines dans les conditions sociales et matérielles des classes particulières, et qui se sont incarnées dans les traditions et les pratiques populaires» (Hall 2008: 123). Avec cette définition, Stuart Hall entendait mettre l’accent sur la «tension continue (de corrélation, d’influence et d’antagonisme) avec la culture dominante» ( Ibid .).La culture populaire rend possible la contestation et la subversion comme elle peut consolider l’hégémonie culturelle lorsqu’elle devient l’instrument cynique des industries culturelles. C’est cette tension que nous souhaitons interroger et qui donne son sens au titre de cette journée d’études. Dans un ouvrage majeur des cultural studies , Dick Hebdige notait que les subcultures sont toujours amenées à décevoir nos attentes puisqu’elles sont constamment menacées d’être récupérées par la culture mainstream . Entendue chez Hebdige comme le processus par lequel l’ordre subverti est restauré, la récupération apprivoise et domestique la subversion en se l’appropriant. Elle est une arme aux mains des industries culturelles, à la fois commerciale et idéologique. Pour autant, la culture populaire n’est jamais récupérée une fois pour toute, elle est un processus jamais fini. À ce titre, elle est à la fois le lieu et l’enjeu d’une lutte pour l’hégémonie. Il s’agira donc d’interroger ensemble les dynamiques hégémoniques et contre-hégémoniques dans la culture populaire (cinéma, musiques populaires, romans, etc.) et les intérêts contradictoires qui s’y jouent, en considérant la culture dans sa matérialité.Organisation: Keivan Djavadzadeh et Pierre RaboudProgramme9h30-10h Introduction à la journée – Keivan Djavadzadeh (Cresppa-LabToP) et Pierre Raboud (IHES)10h-12h Table ronde 1« La subversion est-elle soluble dans la culture de masse ? »Fabio Mascaro Querido (UNICAMP – Brésil, attaché à l’École de Hauts Études en Sciences Sociales (EHESS)) : Réification et utopie. La dialectique de la culture de masse dans le capitalisme contemporain chez Fredric JamesonMarie Pierre Huillet (Université Toulouse II Le Mirail, Laboratoire: Lerass, UT III; équipe du Grecom) : Masculin, féminin : immanence et transcendance dans le cinéma de Quentin TarantinoAlix Bénistant (Université Paris 8, CEMTI) : « My label isn't Sony, my label is the people ». Processus hégémoniques et contre-hégémoniques dans l’industrie musicale latino-américaine de Miami.Animée par Maxime Cervulle (Université Paris 8, CEMTI)12h Déjeuner13h30-15h30 Table ronde 2« Modes, pratiques et limites des processus de réappropriations populaires »Valérie Rolle (Université de Lausanne, Institut des sciences sociales): Le tatouage dans tous ses éclats : marginal, populaire, mainstream et artistique ?Sébastien François (Lycée français de Vienne) : Des braconniers rançonnés ? Succès de la fanfiction et évolution des tentatives de marchandisation des pratiques de fansNelly Quemener (Université Paris 3, Laboratoire CIM, Équipe MCPN) : Relookez-vous ! Les émissions de relooking , de l’injonction à l’expertise individuelle aux appropriations des publics.Animée par Ulrike Lune Riboni (Université Paris 8, CEMTI)15h30 Pause15h45-17h15 Table ronde 3« Réception et diffusion des cultures populaires »Thomas Pillard (Université Paris 3): Culture patriarcale et cinéphilie féminine. Réceptions genrées du cinéma dans les magazines populaires des années 1950Luc Robène (Université de Bordeaux, LACES) et Solveig Serre (THALIM, CNRS) : L’émergence de la scène punk en France (1976-1978) : entre passion subversive et mainstreamisation médiatiqueAnimée par Ilana Eloit (London School of Economics, Gender Institute)17h15 Conclusion – Laurent Jeanpierre (Université Paris 8, Cresppa-LabToP)Journée d’études co-organisée par le Cresppa-LabToP (Paris 8, France) et l’IHES (UNIL, Suisse)
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